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Actualités - Reportages

Des frontières brouillées(photo)

Régies par le Code de la monnaie et du crédit ainsi que par les réglementations de la Banque centrale, les sociétés financières et les banques spécialisées ont été introduites dans le système libanais pour étendre la gamme de produits et services financiers jusque-là principalement offerts par les banques commerciales de la place. La distinction entre banque d’affaires et société financière est assez floue, si l’on se base sur les activités des unes et des autres telles que définies par la loi libanaise. Les professionnels eux-mêmes sont un peu désorientés par le fait que le cadre légal libanais ne présente, entre ces deux types d’institutions, que des distinctions de forme et très peu de fond. L’importance de la spécialisation Mise à part l’interdiction formelle faite aux sociétés financières de recevoir des dépôts, rien, au sens des autorisations, n’empêche une société financière suffisamment capitalisée d’entreprendre une activité de banque d’affaires. En effet, certaines opérations de garantie, de prise de participation ou de prêts consortiaux nécessitent des fonds importants que la loi libanaise n’impose pas aux sociétés financières. Une société financière aurait, a priori, plus d’activités génératrices de commissions que d’activités impliquant une prise de risques. Étant donné la taille en principe limitée de ses fonds propres, elle offrirait surtout des services de placement (mais pas le placement garanti ou «underwriting»), de courtage, de conseil, de recherche, etc. Cette réalité porte Fady Amatoury, conseiller du président de la Banque Saradar et DGA de La Financière Saradar, à avancer que «c’est la taille et la structure d’activité d’une institution financière qui la distinguent d’une autre et permettent de la catégoriser en base de sa spécialisation, de ses ressources et de son appartenance». Et c’est là l’intérêt des banques d’affaires et des sociétés financières adossées à une banque commerciale : elles bénéficient d’effets de synergie très importants du fait des connaissances, des alliances et de la clientèle de la maison-mère, sans compter l’appui capitalistique que celle-ci peut offrir pour l’entreprise d’opérations de plus ou moins grande envergure. Farid Lahoud, chef du département «Corporate finance» à la Banque Audi, confirme : «Au Liban, nos sociétés financières ont souvent des structures légères. Il est vrai que cela leur procure plus de flexibilité, mais elles n’ont pas l’élan des banques, ni les capacités que celles-ci ont du fait de leur capitalisation». Sachez que ... l Les frais et commissions sur les opérations effectuées par une banque d’affaires ou une société financière sont fixés au cas par cas. Par exemple, le coût d’une opération de financement pour une entreprise reflétera le risque de crédit du l’entreprise, la perception de ce risque par le marché, l’état général de l’économie, l’importance de l’institution qui finance, etc. l La plupart des institutions spécialisées du marché n’offrent pas de services de gestion de portefeuille discrétionnaire, c’est-à-dire que le banquier ne prend pas l’initiative des opérations. l Le montant minimal généralement exigé pour la constitution et/ou la gestion d’un portefeuille est de 50000$, mais il peut démarrer à 25000$ dans certaines banques et même à moins dans quelques sociétés financières. l Un dépôt en dollar à 6 mois dans une banque commerciale (compte épargne) rapporte aujourd’hui environ 4,6%. Ce même dépôt dans une banque d’affaires (contrat à terme) rapporte environ 7%.
Régies par le Code de la monnaie et du crédit ainsi que par les réglementations de la Banque centrale, les sociétés financières et les banques spécialisées ont été introduites dans le système libanais pour étendre la gamme de produits et services financiers jusque-là principalement offerts par les banques commerciales de la place. La distinction entre banque d’affaires et société financière est assez floue, si l’on se base sur les activités des unes et des autres telles que définies par la loi libanaise. Les professionnels eux-mêmes sont un peu désorientés par le fait que le cadre légal libanais ne présente, entre ces deux types d’institutions, que des distinctions de forme et très peu de fond. L’importance de la spécialisation Mise à part l’interdiction formelle faite aux sociétés financières...