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Actualités - Chronologie

Le report de la tournée d'Albright un échec pour les palestiniens

Le report de la tournée prévue pour la mi-août au Proche-Orient de la secrétaire d’État américaine, Madeleine Albright, représente une concession faite aux Israéliens et un échec pour les Palestiniens, selon des experts américains. Le département d’État a confirmé lundi ce report, annoncé dans un premier temps de sources palestiniennes et israéliennes, en précisant qu’il avait été décidé à la demande du Premier ministre israélien Ehud Barak. «À la demande du Premier ministre Barak, la secrétaire d’État Albright a décidé de faire son voyage à la fin du mois plutôt qu’avant», a déclaré le porte-parole du département d’État, James Rubin. Les Palestiniens y ont vu lundi une «pression» israélo-américaine contre eux. «C’est un indicateur de la réponse favorable des États-Unis à la demande (de M. Barak) de faire pression sur nous», a affirmé à la radio officielle Voix de la Palestine le négociateur en chef Saëb Erakat. «La raison du report de la visite de Mme Albright est que nous voulons entre-temps rétablir un climat de confiance avec M. Yasser Arafat», le président de l’Autorité palestinienne, avait déclaré à la radio publique le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Shlomo Ben Ami. Les experts en politique internationale estiment que ce report à la fin du mois ou au début septembre est le signe que Washington est prêt à faire preuve de patience à l’égard d’Israël. «Ils ont besoin de temps pour remettre de l’ordre» dans leur application de l’accord de Wye sur un retrait de 13 % de la Cisjordanie, selon un responsable du département d’État. M. Arafat est perçu à Washington comme le perdant de l’affaire dans ce report. «Arafat aurait bien besoin de quelqu’un pour dire : “Un accord est un accord”», a estimé Jonathan Paris, un expert du Proche-Orient de New York. «Il a besoin de quelqu’un disant aux Israéliens: “J’étais là... nous avons conclu un accord et vous ne le respectez pas”», a dit M. Paris, en référence à l’accord de Wye Plantation, conclu l’an dernier près de Washington, en présence de Bill Clinton, entre le Premier ministre israélien de l’époque, Benjamin Netanyahu, et Yasser Arafat. Un report de la visite veut dire que Washington «a simplement décidé d’appuyer la position de Barak sur le sujet», a dit un ancien responsable du département d’État impliqué dans le processus de paix. Selon lui, ce report signifie que «les Palestiniens n’ont pas automatiquement les faveurs de l’Administration (américaine) comme c’était récemment le cas». Le responsable, qui a souhaité conserver l’anonymat, faisait ainsi référence aux relations tendues entre le président Bill Clinton et M. Netanyahu après que ce dernier eut suspendu l’application de l’accord de Wye. Selon les experts, en reportant sa visite, Mme Albright accède à la requête des Israéliens de ne pas offrir aux Palestiniens un moyen d’exercer une pression immédiate pour l’application de l’accord de Wye. Des responsables du département d’État ne cachent pas leur souhait d’abandonner leur rôle de médiateurs dans le processus israélo-palestinien, préférant laisser les parties négocier directement entre elles.
Le report de la tournée prévue pour la mi-août au Proche-Orient de la secrétaire d’État américaine, Madeleine Albright, représente une concession faite aux Israéliens et un échec pour les Palestiniens, selon des experts américains. Le département d’État a confirmé lundi ce report, annoncé dans un premier temps de sources palestiniennes et israéliennes, en précisant qu’il avait été décidé à la demande du Premier ministre israélien Ehud Barak. «À la demande du Premier ministre Barak, la secrétaire d’État Albright a décidé de faire son voyage à la fin du mois plutôt qu’avant», a déclaré le porte-parole du département d’État, James Rubin. Les Palestiniens y ont vu lundi une «pression» israélo-américaine contre eux. «C’est un indicateur de la réponse favorable des États-Unis à la...