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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : abondance de l'offre du dollar

Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, sur un marché «vendeur» mais toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais, compte tenu de la réticence de la demande privée et de l’abondance de l’offre à des fins de placements en bons du Trésor libanais, le billet vert continuait à être pratiquement négocié au bas de la fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle. Il s’est, en effet, échangé dans des marges très étroites entre 1 502,00 et 1 502,10 LL avec un volume d’affaires dépassant douze millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 502,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. Dollar en légère hausse face à l’euro À l’étranger, le dollar s’est redressé légèrement face à l’euro hier sur les marchés des changes internationaux, profitant d’un redressement des marchés boursiers américains après la publication d’un indice économique moins bon que prévu. Mais il est resté faible face au yen en l’absence de nouvelle intervention de la Banque du Japon pour enrayer l’appréciation de la devise nippone. Les marchés boursiers et obligataires américains ont profité hier de la publication d’un indice d’activité des directeurs d’achats des principaux groupes manufacturiers américains (NAPM) à 53,4 points en juillet, un niveau inférieur aux attentes, contre 57,00 points en juin. Ces dernières données, qui donnent une première indication de l’activité en juillet aux États-Unis, ont quelque peu calmé les spéculations sur un prochain relèvement des taux d’intérêt ravivé la semaine dernière par la forte augmentation des coûts salariaux au deuxième trimestre. Le yen est de son côté resté soutenu face au billet vert, les opérateurs ayant même brièvement poussé le dollar sous les 114,00 yens dans les premiers échanges, soit un plus bas pour la devise américaine depuis le début du mois de février dernier. Mais les craintes persistantes d’intervention de la Banque du Japon pour contrer la progression de la devise nippone ont limité l’appréciation du yen, alors que les incertitudes sur l’évolution des taux d’intérêt et sur le marché des actions américain continuaient à rendre le dollar vulnérable en Europe. Tout comme l’euro, la livre sterling s’est repliée après être nettement remontée la semaine dernière face au dollar, cédant à des prises de bénéfices. Elle est restée toutefois soutenue par de récentes données encourageantes sur l’économie du Royaume-Uni confirmant le sentiment que les taux d’intérêt ont atteint un plancher. À cet égard, la plupart des économistes estiment en effet que la Banque d’Angleterre optera pour un maintien à 5 % de son taux de prise en pension, son unique taux directeur, après demain à l’issue de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire. Dans ce contexte, le dollar s’est négocié, hier, à New York, sur un ton mitigé comme suit : – 1,0690 pour un euro contre 1,0705, vendredi dernier. – 1,6180 pour un sterling contre 1,6220. – 1,8295 DM contre 1,8270. – 6,1365 FF contre 6,1275. – 1,4945 FS contre 1,4910. – 1 811,45 lires contre 1 808,75. – 114,30 yens contre 114,50. Bourse de Beyrouth : en légère hausse dans un marché sans volume Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est un peu ressaisie hier dans un climat très calme et dénué de toute motivation à l’achat de valeurs libanaises. Et c’est grâce à la légère hausse des actions «A» de Solidere de 6 7/8 à 7,00 dollars que la cote s’est reprise dans son ensemble tout en se maintenant inchangée dans le secteur des bancaires avec la stabilité des actions «C» de la banque Audi et de la Bank of Beirut. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,15 % à 75,51 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a reproduit son dernier niveau de la semaine écoulée, se maintenant à 180,25 points. Ce développement s’est produit encore une fois dans un volume d’affaires très minces, avec 15 759 actions négociées d’une valeur globale de 154 360 dollars. Le ralentissement de l’économie rassure Wall Street Sur les autres places, Wall Street a été plus ou moins rassurée hier par les signes de ralentissement de l’économie américaine qui tempèrent les risques de reprise de l’inflation. À cet égard, les opérateurs boursiers ont appris avec soulagement hier la progression de 0,5 % seulement en juin de l’indice des dépenses de construction au lieu de 1,5 % comme on s’y attendait. Cela d’autant qu’ils apprenaient que l’indice des directeurs d’achats aux États-Unis aurait reculé de 57,00 points en juin à 53,4 points le mois dernier alors que les analystes s’attendaient à une progression de 56,1 %. Ces chiffres, qui semblent d’ores et déjà exclure un nouveau relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine lors de sa prochaine réunion du 24 août, ont relancé quelques courants spéculatifs à la hausse de certaines grandes valeurs en marge des chasses aux bonnes affaires et des rachats du découvert. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué entre un plus bas à 10 615,25 points et un plus haut à 10 791,60 points, avant d’afficher en préclôture 10 742,85 points, réduisant ses gains à 87,70 points par rapport à vendredi dernier. Les Bourses européennes enrayées par les chiffres américains En forte baisse lundi en fin de matinée, les Bourses européennes ont ensuite inversé la tendance dans le sillage de Wall Street, après la publication de statistiques américaines plus favorables que prévu. L’indice américain NAPM (National Association of Purchasing Management) est ressorti en juillet à 53,4, soit moins que les 56,1 attendu par les économistes. Publié à 14h00 GMT, l’information a immédiatement été saluée à Wall Street par un redémarrage à la hausse. Vers 16h00 GMT, l’indice Dow Jones y gagnait 1,16 %, alors qu’il était en légère baisse avant la publication du NAPM. Par contrecoup, les places boursières européennes ont elles aussi inversé la tendance, parvenant ainsi généralement au moins à effacer la majeure partie de leurs pertes en clôture. Le CAC 40 à Paris limitait son recul à –0,1 %, tandis que le FTSE 100 à Londres gagnait 0,91 % et le Xetra Dax à Francfort 0,54 %. Amsterdam et Bruxelles cédaient toujours respectivement 1,54 % et 1,19 %, mais Madrid gagnait 0,09 %, Milan, 1,01 % et la Bourse suisse 0,55 %. Les indices européens témoignaient de cette évolution, le DJ Stoxx reprenant 0,14 % et le FTSE Eurotop 300 0,19 %, tandis que le DJ EuroStoxx 50 limitait son recul à 0,14 %. En fin de matinée, ils avaient accusé un recul de 1,5 à plus de 2 %. Baisse des pétrolières et des financières Du côté des valeurs, les pétrolières subissaient le contrecoup du repli du cours du brut. À Londres BP Amoco perdait 1,41 %, Shell lâchait 3,08 % sur le marché britannique, comme à Amsterdam. À Paris, Elf cédait 1,19 % et TotalFina 2,35 %. Les valeurs financières pâtissaient de leur côté des inquiétudes liées aux taux d’intérêt américains. BNP reculait de 2,27 %, la Société générale de 2,22 % et Paribas de 4,15 %. À Londres, Barclays se repliait de 1,81 % et Nat West de 0,33 %. En revanche, HSBC, qui a publié dans la matinée une bénéfice semestriel imposable en hausse de 10 %, prenait 0,61 %. Toujours à Londres, Pearson avançait de 0,24 % après avoir affiché un bénéfice d’exploitation, avant survaleurs et autres éléments exceptionnels, en hausse de 15 % sur les six premiers mois de 1999. L’opérateur d’aéroports BAA a annoncé un bénéfice imposable au premier trimestre de 155 millions de livres et gagnait 0,95 %. Dans la saga des brasseries britanniques, Whitbread perdait 0,35 % après s’être abstenu de tout commentaire suite à un article du Mail on Sunday disant que le groupe envisageait de racheter Swallow, à défaut d’avoir pu s’emparer d’Allied Domecq. Swallow progressait de 2,17 % et Allied de 0,63 %. Ce dernier a fait savoir dans la matinée qu’il n’avait reçu aucune contre-offre à celle de Punch Taverns. Dans le secteur de l’automobile, Renault reculait de 2,53 % sous le coup de prises de bénéfice après la forte hausse du titre la semaine dernière. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a terminé lundi en baisse de 0,2 %, préoccupée par l’affaiblissement du dollar face au yen qui pourrait à terme peser sur l’économie japonaise, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 255 a cédé 36,16 points pour revenir à 17 825,70 points. L’indice Topix cédait 10,31 points à 1 468,62. La chute du dollar à 114 yens a ravivé les craintes d’un renchérissement des exportations japonaises dommageable pour l’industrie nippone. Le rebond de la Bourse de Tokyo début juillet s’est appuyé essentiellement sur une hausse des valeurs d’exportations et technologiques. «L’amélioration des perspectives de l’économie japonaise, qui incitait ces derniers temps les investisseurs à acheter, est désormais menacée par l’appréciation du yen», a expliqué Masaaki Higashida, responsable de Nomura Securities. En fin d’après-midi, le dollar valait 114,36-38 yens à Tokyo, contre 114,48-50 yens dans la matinée et 114,50 yens à New York vendredi soir. Les investisseurs craignent un nouveau repli de l’indice américain (DJIA) après sa chute à 10 655,15 points. «Si l’on considère les seuls risques intérieurs, nous nous inquiétons peu du risque de baisse mais si le DJIA continue sa chute et repasse sous les 10 000 points, ça tirera forcément les valeurs de Tokyo vers le bas», a dit un courtier.
Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, sur un marché «vendeur» mais toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais, compte tenu de la réticence de la demande privée et de l’abondance de l’offre à des fins de placements en bons du Trésor libanais, le billet vert continuait à être pratiquement négocié au bas de la fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle. Il s’est, en effet, échangé dans des marges très étroites entre 1 502,00 et 1 502,10 LL avec un volume d’affaires dépassant douze millions de dollars, en grande partie absorbés par la...