Il semble bien que dans l’état actuel des choses, et au suivi de ce qui passe à la télé, le mot «été» rime avec «Dolce farnierte». La rime n’est peut-être pas riche mais je ne me targue pas de versifier, simplement de persifler. Et de constater que tout le beau (?) monde de la programmation est inscrit aux abonnés absents. J’entends comme un écho lointain qui répéterait «le numéro que vous venez de composer ne peut être joint en ce moment...» Où lézarde-t-on? Je vous rassure vite: pas du côté du rocher de Mustafa. On y joue, là-bas, une version originale du Radeau de la Méduse, où les protagonistes se grattent copieusement. Moi, je n’y suis que persona non grata! À d’autres les piqûres de méduses, moi je médis. Mais est-ce médire que de constater que, l’été venu, on racle les fonds de tiroirs pour nous proposer des concerts enregistrés depuis des lustres (Demis Roussos, Bernard Sauvat, etc.). Certes l’été venu, les cigales chantent; mais le pauvre téléspectateur déchante plutôt. Car, au lieu de lui retransmettre des festivals aussi prestigieux que ceux de Baalbeck et de Beiteddine, il doit se contenter de ceux, calamiteux, de la pomme, des poires et des scoubidous. Je ne parlerai pas des éternelles rediffusions, érigées en politique estivale, de films et de téléfilms vus et revus des dizaines de fois. Seule note d’optimisme dans ce marasme, qui reflète sans doute des problèmes financiers, une de nos stations s’est reconvertie dans le style yankee de la CNN avec des émissions très courtes, entrecoupées d’informations en tout genre. Ce qui a le mérite de la diversité et de la nouveauté au plan local. Un été en pente douce, où nous glissons lentement dans des abîmes de nullité. Heureusement, nos députés sont aussi en vacances, et c’est autant de gagné sur l’ennemi. Pour ne pas dire sur l’ennui! P.S. «L’été en pente douce» film de Krawcyk avec Jacques Villeret.
Il semble bien que dans l’état actuel des choses, et au suivi de ce qui passe à la télé, le mot «été» rime avec «Dolce farnierte». La rime n’est peut-être pas riche mais je ne me targue pas de versifier, simplement de persifler. Et de constater que tout le beau (?) monde de la programmation est inscrit aux abonnés absents. J’entends comme un écho lointain qui répéterait «le numéro que vous venez de composer ne peut être joint en ce moment...» Où lézarde-t-on? Je vous rassure vite: pas du côté du rocher de Mustafa. On y joue, là-bas, une version originale du Radeau de la Méduse, où les protagonistes se grattent copieusement. Moi, je n’y suis que persona non grata! À d’autres les piqûres de méduses, moi je médis. Mais est-ce médire que de constater que, l’été venu, on racle les fonds de tiroirs...
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