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Actualités - Chronologie

Fischer espère un prochain pacte de stabilité dans les Balkans

Le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a affirmé qu’il tablait sur la conclusion d’un pacte de stabilité dans les Balkans d’ici la fin juin, en ouvrant jeudi à Bonn les travaux de hauts fonctionnaires d’une trentaine de pays pour un tel plan. «Nous espérons qu’une réunion ministérielle décidera d’un pacte de stabilité d’ici la fin de la présidence allemande de l’Union européenne» (UE) qui s’achève fin juin, a déclaré M. Fischer devant les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères réunis au Petersberg, sur les hauteurs de Bonn. Un pacte de stabilité, a expliqué le ministre allemand, cherchera à créer les conditions d’une paix durable dans le sud-est européen en «ancrant ces États dans la communauté euro-atlantique» grâce notamment à une perspective d’adhésion à l’UE. «Nous devons faire pour la région ce qui a été fait pour (l’Europe de) l’ouest en 1945 et pour l’est du continent en 1989», et offrir aux pays des Balkans la possibilité d’un «nouveau départ». Le pacte sera composé de «trois paniers», a continué M. Fischer, à savoir la mise en place de régimes démocratiques dans tous les pays de la région, une reconstruction économique reposant sur le secteur privé et des accords de sécurité comprenant un contrôle des armements, une «sécurité des frontières» et une coordination de la lutte contre la criminalité. La paix dans la région, a-t-il toutefois souligné, passe d’abord par un plan de paix au Kosovo reposant sur les cinq exigences des pays du G8 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada et Russie) : cessez-le-feu et retrait des forces serbes de la province yougoslave, retour des réfugiés, déploiement d’une présence internationale et ouverture de négociations politiques. La Yougoslavie, a-t-il ajouté, «a entre ses propres mains les clefs d’un retour à la paix». Mais, «si elle se range aux conditions du G8, la République fédérale de Yougoslavie doit avoir une place et une voix dans le pacte», a affirmé M. Fischer. Le pacte «doit inclure expressément la RFY». Le ministre a tenu à souligner que le pacte ne devrait aucunement être considéré comme «un raccourci vers l’adhésion à l’UE. Ce sera à l’UE, a-t-il remarqué, de déterminer au cas par cas quel pays est prêt» à entrer dans l’Union. Ouverte à plusieurs pays de la région – Albanie, Bosnie, Bulgarie, Croatie, Macédoine, Hongrie, Roumanie, Slovénie, Turquie – ainsi qu’à la Russie et aux États-Unis, la réunion préparatoire de jeudi accueille, avec un statut d’observateur, le Monténégro, qui fait partie de la République fédérale de Yougoslavie.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a affirmé qu’il tablait sur la conclusion d’un pacte de stabilité dans les Balkans d’ici la fin juin, en ouvrant jeudi à Bonn les travaux de hauts fonctionnaires d’une trentaine de pays pour un tel plan. «Nous espérons qu’une réunion ministérielle décidera d’un pacte de stabilité d’ici la fin de la présidence allemande de l’Union européenne» (UE) qui s’achève fin juin, a déclaré M. Fischer devant les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères réunis au Petersberg, sur les hauteurs de Bonn. Un pacte de stabilité, a expliqué le ministre allemand, cherchera à créer les conditions d’une paix durable dans le sud-est européen en «ancrant ces États dans la communauté euro-atlantique» grâce notamment à une...