La France cherche à encourager un rapprochement entre Rugova et l'UCK
le 28 mai 1999 à 00h00
Le gouvernement français a cherché à encourager, jeudi à Paris, un rapprochement des deux principaux dirigeants des Albanais du Kosovo, le responsable politique de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) Hashim Thaçi et le «président» modéré Ibrahim Rugova. Les deux hommes, qui se disputent la légitimité de la représentation des Albanais du Kosovo, étaient en visite à Paris, où ils ont rencontré, séparément, le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. L’ambassadeur d’Albanie en France s’employait de son côté à mettre sur pieds une rencontre à Paris entre ces deux responsables. Il s’agirait de leur premier entretien depuis le début des bombardements de l’Otan sur la Yougoslavie et depuis l’échec des négociations de paix entre Serbes et Kosovars albanais, le 19 mars à Paris. «Nous les encourageons évidemment à être unis dans cette épreuve pour préparer l’avenir du Kosovo et les Kosovars eux-mêmes trancheront plus tard» sur cette représentativité de l’une ou l’autre tendance, a expliqué M. Védrine. «Tout ce qu’on pourra faire pour les aider à se rapprocher et à travailler ensemble, nous le ferons», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse en compagnie de son homologue allemand Joschka Fischer. M. Rugova refuse de participer au «gouvernement» provisoire d’Hashim Thaçi, qui réside en Albanie, et s’est abstenu jusqu’à présent de répondre à la proposition de l’UCK de venir à Tirana pour discuter avec elle de l’avenir du Kosovo. L’ambassadeur d’Albanie en France, M. Luan Rama, a lancé des invitations aux deux responsables pour qu’ils participent à une rencontre, jeudi en début de soirée, à l’ambassade à Paris. M. Thaçi y avait répondu positivement, mais M. Rugova réservait encore sa réponse, selon un diplomate albanais. Les rencontres de M. Védrine avec les deux responsables s’inscrivent «dans le cadre du dialogue que nous souhaitons entretenir avec toutes les composantes du paysage politique kosovar», a expliqué le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Anne Gazeau-Secret. Au cours de sa rencontre avec Hashim Thaçi, M. Védrine a rappelé à son interlocuteur que les objectifs de l’action de l’Otan incluaient «le retrait des forces serbes et yougoslaves» du Kosovo, «le déploiement d’une présence internationale de sécurité susceptible de garantir le retour des réfugiés», et aussi «la démilitarisation de l’UCK». L’UCK, qui avait accepté d’être désarmée au moment de la signature du projet d’accord de Rambouillet, refuse désormais cet aspect des principes de règlement politique agréés au début du mois de mai par les pays du G8 (les sept pays les plus industrialisés et la Russie).
Le gouvernement français a cherché à encourager, jeudi à Paris, un rapprochement des deux principaux dirigeants des Albanais du Kosovo, le responsable politique de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) Hashim Thaçi et le «président» modéré Ibrahim Rugova. Les deux hommes, qui se disputent la légitimité de la représentation des Albanais du Kosovo, étaient en visite à Paris, où ils ont rencontré, séparément, le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. L’ambassadeur d’Albanie en France s’employait de son côté à mettre sur pieds une rencontre à Paris entre ces deux responsables. Il s’agirait de leur premier entretien depuis le début des bombardements de l’Otan sur la Yougoslavie et depuis l’échec des négociations de paix entre Serbes et Kosovars albanais, le 19 mars à Paris....
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