Soudan Noumeiri rappelle à la réconciliation nationale
le 28 mai 1999 à 00h00
L’ex-président soudanais Gaafar al-Noumeiri a appelé ses compatriotes à engager un dialogue qui aboutirait à la réconciliation, dans un discours devant ses partisans à Khartoum, cinq jours après son retour de 14 ans d’exil en Égypte. «J’appelle toutes les forces au Soudan à s’engager dans un dialogue constructif, qui mènerait à la réconciliation», a déclaré M. Noumeiri devant quelques milliers de membres de l’Alliance des forces de travail, formation politique qu’il dirige et dont il a donné le coup d’envoi officiel mercredi. «Je ne recherche pas le pouvoir, je suis retourné pour servir mon peuple», a dit M. Noumeiri, précisant qu’il va entrer en contact avec les responsables officiels et les dirigeants de l’opposition au Soudan et à l’étranger pour les presser d’engager des négociations de réconciliation. Mettre fin aux souffrances L’ex-président a aussi lancé un appel à ses «camarades du sud de Soudan pour se joindre aux efforts en vue de faire face à une situation détériorée». La guerre civile qui oppose depuis 1983 les rebelles de l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA), principale formation de la rébellion sudiste, aux autorités de Khartoum, a causé la mort de plus d’un million de personnes, selon diverses estimations. M. Noumeiri a aussi plaidé pour une «intégration totale avec l’Égypte, compte tenu des liens spéciaux liant les deux pays», et appelé à «mettre fin aux souffrances du peuple, à favoriser une distribution équitable de la richesse et à respecter les droits de l’homme». M. Noumeiri, 69 ans, a regagné son pays samedi après un long exil en Égypte. Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1969, M. Noumeiri en a été chassé en 1985 par un soulèvement populaire dirigé par un autre militaire, le général Sawar al-Dahab, qui avait ouvert la voie à des élections démocratiques qui avaient porté au pouvoir le chef du parti Oumma, Sadek al-Mahdi. Ce dernier a été renversé en 1989 par un coup d’État militaire dirigé par le général Omar al-Béchir. L’opposition soudanaise nordiste, qui qualifie de «dictateur et d’assassin» M. Noumeiri et le rend responsable de la liquidation physique de 12 000 personnes sous sa présidence, veut le poursuivre en justice.
L’ex-président soudanais Gaafar al-Noumeiri a appelé ses compatriotes à engager un dialogue qui aboutirait à la réconciliation, dans un discours devant ses partisans à Khartoum, cinq jours après son retour de 14 ans d’exil en Égypte. «J’appelle toutes les forces au Soudan à s’engager dans un dialogue constructif, qui mènerait à la réconciliation», a déclaré M. Noumeiri devant quelques milliers de membres de l’Alliance des forces de travail, formation politique qu’il dirige et dont il a donné le coup d’envoi officiel mercredi. «Je ne recherche pas le pouvoir, je suis retourné pour servir mon peuple», a dit M. Noumeiri, précisant qu’il va entrer en contact avec les responsables officiels et les dirigeants de l’opposition au Soudan et à l’étranger pour les presser d’engager des négociations de...
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