Elle est sexy, intelligente, n’a pas froid aux yeux et excelle en affaires. L’aventurière Lara Croft, héroïne de Tomb Raider, règne depuis plus de deux ans sur le monde du jeu vidéo en faisant au passage la fortune de ses créateurs britanniques. Depuis son lancement en novembre 1996, les trois séries Tomb Raider se sont vendues à plus de 14 millions d’exemplaires pour devenir l’un des plus grands succès du secteur. Grâce à Lara, la société Eidos, basée à Londres, a vu son chiffre d’affaires exploser de près de 30 000 % entre 1995 et 1998, record absolu parmi toutes les entreprises britanniques du secteur des hautes technologies, selon une étude récente du cabinet d’audit Deloitte et Touche. «Lara Croft a amassé plus de recettes que n’importe quel film jamais sorti» au point de devancer Titanic, souligne Roger Bennett, directeur général de l’association européenne des éditeurs de jeux vidéos (ELSPA). Et cette «Indiana Jane» du numérique ne se contente pas de séduire les accros du pixel : elle vante les qualités d’une marque automobile en France, d’une boisson vitaminée au Royaume-Uni, s’est déjà affichée en couverture de centaines de magazines dans le monde, et s’apprête même à faire du cinéma. Née le 14 février 1967, 1 mètre 70, 55 kilos, mensurations : 85 D – 60 – 90, yeux : marron clair, fille de Lord Henshingly Croft et de Lady Angeline Lodge-Croft... tout fan de Lara qui se respecte connaît ses caractéristiques par cœur et des centaines de sites Internet lui sont entièrement consacrés. La pulpeuse Lara accorde même des interviews pour reprocher notamment à ses créateurs d’avoir quelque peu abusé du silicone dans sa poitrine... Bref, on en oublierai presque que Miss Croft n’est qu’une star virtuelle. Classe à part Le jeu Tomb Raider «est dans une classe à part, car c’est le seul qui soit aussi varié : puzzles, aventure, action, stratégie», explique Susie Hamilton, responsable de la communication chez Core Designs, la petite entreprise anglaise qui a inventé le jeu avant d’être rachetée par Eidos. Lara est également la seule femme à avoir réussi dans un monde du jeu vidéo essentiellement masculin. «Il est plus amusant de jouer avec Lara Croft qu’avec un hérisson ou un plombier new-yorkais», remarque Roger Bennett en faisant référence à deux autres réussites du secteur, Sonic The Hedgehog et Super Mario. Le succès de Miss Croft est tel que le ministre britannique de la Science, Lord Sainsbury of Turville, en a fait en décembre «l’ambassadrice de l’excellence scientifique britannique». Mais si la Grande-Bretagne peut se vanter d’être le pays natal de Lara, l’industrie mondiale du jeux vidéo, dont le poids est estimé à plus de 15 milliards de dollars, reste encore largement dominée par les États-Unis et le Japon. «Les entreprises britanniques sont troisièmes, loin derrière les américaines ou les japonaises» et les françaises ont fait «des percées considérables au cours des deux dernières années, avec des sociétés comme Infogrames ou Havas», souligne Nick Gibson, analyste du secteur des jeux vidéos à la banque d’affaires Durlacher à Londres. «Le Royaume-Uni est réputé pour sa créativité, et la plupart des multinationales viennent s’implanter ici», affirme Roger Bennett. Mais dans le monde du jeux vidéo ce sont les distributeurs et les producteurs qui gagnent de l’argent, et non les créateurs.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Elle est sexy, intelligente, n’a pas froid aux yeux et excelle en affaires. L’aventurière Lara Croft, héroïne de Tomb Raider, règne depuis plus de deux ans sur le monde du jeu vidéo en faisant au passage la fortune de ses créateurs britanniques. Depuis son lancement en novembre 1996, les trois séries Tomb Raider se sont vendues à plus de 14 millions d’exemplaires pour devenir l’un des plus grands succès du secteur. Grâce à Lara, la société Eidos, basée à Londres, a vu son chiffre d’affaires exploser de près de 30 000 % entre 1995 et 1998, record absolu parmi toutes les entreprises britanniques du secteur des hautes technologies, selon une étude récente du cabinet d’audit Deloitte et Touche. «Lara Croft a amassé plus de recettes que n’importe quel film jamais sorti» au point de devancer Titanic, souligne...