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Actualités - Chronologie

Réfugiés : le flot des retours ne tarit pas(photo)

Le flot des retours de réfugiés ne se tarit pas au Kosovo où plus d’un cinquième du million d’Albanais exilés par la guerre étaient déjà revenus hier, dix jours après l’entrée de la Force de paix. Les mines, les destructions, les tensions, très vives par endroits, entre Serbes et Albanais, les appels à la patience, le dernier lancé mardi soir depuis un camp de Macédoine par le président américain Bill Clinton, rien n’arrête cet afflux dont le Haut-Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR) admet qu’il dépasse ses prévisions. La normalisation et la reconstruction n’en sont que plus urgentes, des objectifs que devaient discuter sur place pas moins de six ministres européens, dont les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique, français et italien, attendus pour la journée dans la province. 210 000 réfugiés sont déjà rentrés au Kosovo selon l’Onu, dont 29 000 venus des camps de Macédoine, d’Albanie et du Monténégro pour la seule journée de mardi. L’Onu a enregistré aussi 69 300 départs de Serbes, un exode qui continue à inquiéter les Occidentaux, dont l’objectif est un Kosovo multi-ethnique. Le porte-parole du HCR a estimé à Genève que «tout doit être fait pour aider ceux des Serbes qui veulent rester» au Kosovo et qu’il n’est pas question d’encourager leur départ de la province. «Nous pensons, a déclaré Kris Janowski, que ce serait tragique s’ils partaient, nous ne voulons pas les emmener en dehors du Kosovo». Les tensions restent vives en effet entre les deux communautés, particulièrement à Kosovska Mitrovica (nord-ouest), qu’a visité le ministre français de la Défense Alain Richard, et Prizren (sud), où devait se rendre son homologue allemand Rudolf Scharping. Dans leur QG de Kosovska Mitrovica, les Français ont annoncé avoir dû intervenir une nouvelle fois pour empêcher des pillages et des expulsions, effets de la haine entre les Serbes du nord de la ville et les Albanais du sud. Quatre Serbes ont été interpellés après avoir fait feu, sans les toucher, contre des militaires français qui les ont empêchés d’expulser des familles albanaises du quartier serbe. À Prizren à l’inverse, QG du contingent allemand, on a appris mardi soir l’assassinat de deux civils serbes, à la hache ou au couteau. M. Clinton s’est d’ailleurs lui-même montré prudent sur les chances de réconciliation au Kosovo. «Je ne sais pas. Cela dépendra du message que les soldats de la Kfor envoient. Cela dépendra de beaucoup de choses», a-t-il dit lors d’une escale à la base aérienne d’Aviano en Italie, où l’Otan commençait à démanteler le dispositif de sa campagne contre la Yougoslavie. Un autre démantèlement en cours, celui de l’appareil militaire de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), se poursuit avec des bonheurs divers. Ainsi à Pec (ouest), un correspondant de l’AFP a vu des hommes de l’UCK en armes, en violation des accords avec la Kfor. Et le contingent italien, qui y a établi son QG, fait état de résistance quand il désarme les anciens guérilléros. L’UCK indépendantiste a néanmoins pris de l’avance sur son rival modéré, la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), dont le leader Ibrahim Rugova, étrangement discret depuis la conclusion de la campagne militaire de l’Otan, semblait enfin se préparer à rentrer lui aussi, via Skopje, où il était attendu mercredi. Enfin les Russes, s’ils avaient pris l’Otan de vitesse en occupant l’aéroport de Pristina dans la nuit du 11 juin, tardent maintenant à déployer leur contingent de 3 600 soldats accepté par l’Alliance. Ces troupes pourraient partir lundi, a indiqué mercredi le ministre de la Défense Igor Sergueïev.
Le flot des retours de réfugiés ne se tarit pas au Kosovo où plus d’un cinquième du million d’Albanais exilés par la guerre étaient déjà revenus hier, dix jours après l’entrée de la Force de paix. Les mines, les destructions, les tensions, très vives par endroits, entre Serbes et Albanais, les appels à la patience, le dernier lancé mardi soir depuis un camp de Macédoine par le président américain Bill Clinton, rien n’arrête cet afflux dont le Haut-Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR) admet qu’il dépasse ses prévisions. La normalisation et la reconstruction n’en sont que plus urgentes, des objectifs que devaient discuter sur place pas moins de six ministres européens, dont les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique, français et italien, attendus pour la journée dans la...