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Actualités - Chronologie

La prédominance des lessiveuses européennes

Alors que le marché de la réfrigération semble dominé par la production américaine, le phénomène est totalement inverse en ce qui concerne les machines à laver. Domaine presque exclusif des Européens, ce secteur fait l’objet de beaucoup d’attention ; les producteurs rivalisent d’ingéniosité pour convaincre la ménagère libanaise. Tout comme pour les réfrigérateurs, le marché des machines à laver est l’objet d’une véritable bataille entre systèmes américains et européens. «Il existe quatre types de machines à laver, explique Walid Nasser, de Pharaon Homeline. Les machines à laver à deux tubes, manuelles ; les systèmes automatiques dont les capacités et le design peuvent changer : les lessiveuses américaines de très grande taille avec ouverture sur le dessus et pouvant laver 10 kg de linge, et les européennes de 5 kg se subdivisant en italiennes avec ouverture sur le fronton, et françaises avec ouverture sur le dessus». En achetant une machine à laver, on entend aussi beaucoup parler du nombre de tours. Attention, il s’agit là du nombre de tours au séchage et non au lavage. Plus la machine fait de tours à la minute, mieux le linge est séché. Les machines vont de 400 à 1 400 tours à la minute. Tout dépend à quel degré le linge doit être séché. Une machine rapide sèchera mieux le linge, mais ne le lavera peut-être pas mieux pour autant. Là, c’est la qualité des détergents et la programmation qui importent. Les machines à laver manuelles, un marché en régression Fonctionnant avec deux bacs dans lesquels il faut transférer le linge, la machine à laver manuelle a connu son heure de gloire pendant la guerre. «À cause de la guerre, des pénuries d’électricité, ce type de machine a dominé le marché, explique Lutfallah Haddad, directeur chez Kettaneh. Même les gens qui possédaient une lessiveuse automatique en avaient une manuelle en cas de panne de courant ou de manque d’eau». Nabil Rouhayem, directeur de Getco, observe qu’aujourd’hui ce type de machine ne s’adresse plus qu’à une certaine catégorie de clientèle : «L’intérêt d’une lessiveuse à deux tubes résidait dans l’économie d’énergie et d’eau. De plus, on pouvait laver la quantité de linge que l’on voulait. Et surtout, la machine à laver manuelle coûtait deux fois moins cher que l’automatique. Or, aujourd’hui, la différence de prix n’est plus que de 15 à 20%, en raison de l’augmentation du marché de l’automatique, si bien que le client préfère acheter une machine entièrement automatique pour une économie aussi minime». Ce phénomène de disparition joue cependant un rôle important, car il permet au marché des lessiveuses de rester actif. Les machines européennes prennent leur revanche «Les machines américaines ont un inconvénient majeur, explique Walid Dagher, responsable marketing chez Tehini&Hana. Elles ne chauffent pas l’eau ; c’est-à-dire qu’il faut régler la température de l’eau à l’entrée de la machine. Rares sont les Libanais disposant d’un système de chauffe-eau permettant cela. De plus, ces machines sont très massives». Toutefois, les machines américaines ont aussi leurs avantages. «Ces machines consomment beaucoup moins d’électricité, car elles n’ont pas à chauffer l’eau, déclare Lutfallah Haddad. D’autant plus que l’on a souvent de l’eau dans le chauffe-eau que l’on n’utilise pas. De plus, elles permettent de faire des lavages moins fréquents car elles lavent plus de linge en une seule fois. Néanmoins, elles consomment plus d’eau à chaque lavage car il faut entièrement en remplir le tambour». «Le marché des lessiveuses est occupé à 80% par les machines européennes, observe Walid Nasser. Les machines américaines sont trop grosses, elles prennent trop de place : 70 cm de largeur. De plus, leur design est trop massif. Ce genre de machines s’adresse plus aux blanchisseries et aux lavomatic (laundry center) qui sont très répandus en Amérique mais pas du tout au Liban. De plus, je crois que le rythme des lessives est différent; en Europe, on lave le linge moins souvent qu’au Liban. Brandt a effectué une étude sur la consommation de lessive qui montre qu’en moyenne, les Français consomment 25 kg de lessive par an, soit deux lavages par semaine ; alors qu’au Liban, on achète 40 à 55 kg de lessive par an, soit quatre à cinq lavages par semaine. C’est peut-être dû au fait que la majorité des Libanaises mariées ne travaillent pas et que les familles sont plus grandes». Si les machines européennes occupent donc l’essentiel du marché, il existe aussi une vive concurrence entre système italien avec ouverture frontale et système français avec ouverture sur le dessus. «Je prefère le système français, indique Walid Nasser, car pour une même capacité, ces machines sont moins larges et prennent donc moins de place. Elles s’adaptent mieux à la cuisine ou à la salle de bains. De plus, on n’a pas besoin de se baisser pour y faire entrer le linge». Dans le même sens, Walid Dagher remarque : «La marque Bosch est 30% plus chère que la production italienne, mais il faut bien avouer qu’au niveau technique, les machines italiennes ne sont pas excellentes. Nos clients cherchent la fiabilité». Faire bouillir ou ne pas faire bouillir le linge ? La qualité et l’efficacité des détergents actuellement disponibles sur le marché permettent de ne plus avoir à faire bouillir le linge. Chez Persil, on déclare : «Les tissus modernes nécessitent un soin particulier. Une très haute température dans le lavage peut les endommager. Le lavage à 40 degrés est souvent recommandé. De plus, il permet une économie de temps et d’électricité, donc une économie d’argent aussi». Pourtant, Nabil Rouhayem remarque: «Nous ne présentons pas les lessiveuses de Sharp, excepté les modèles manuels, car le système japonais est identique au système américain. Il ne chauffe pas l’eau, car Japonais et Américains considèrent que le détergent doit suffire pour laver. L’eau n’a pas besoin d’être chauffée à plus de 60°C, les machines sont majoritairement en plastique. Alors que dans la mentalité libanaise et européenne, on préfère faire bouillir l’eau, et les machines sont en acier. C’est pourquoi le système européen marche le mieux au Liban. Nous pourrions aider les gens à changer d’avis, d’autant que j’ai moi-même vu combien le détergent est efficace, mais cela prendrait trop de temps». Chez Persil, on indique d’ailleurs: «Grâce à ses nouveaux ingrédients actifs, Persil 2000 est devenu plus performant que jamais. Très efficace contre les taches, même à basse température, il prend soin des tissus et préserve l’éclat des couleurs. Le nouveau Persil 2000 enlève les taches plus rapidement. Même les taches de chocolat, de ketchup et de graisse, d’habitude difficiles à enlever, disparaissent au premier lavage, et même à partir de 40 degrés. Sa formule soigneusement dosée rend les vêtements plus propres, prend soin des couleurs et donne un linge encore plus blanc. Les taches ne posent pas de problème avec le nouveau Persil 2000, même à basse température. De plus, la nouvelle senteur durable de Persil 2000 est très appréciée».
Alors que le marché de la réfrigération semble dominé par la production américaine, le phénomène est totalement inverse en ce qui concerne les machines à laver. Domaine presque exclusif des Européens, ce secteur fait l’objet de beaucoup d’attention ; les producteurs rivalisent d’ingéniosité pour convaincre la ménagère libanaise. Tout comme pour les réfrigérateurs, le marché des machines à laver est l’objet d’une véritable bataille entre systèmes américains et européens. «Il existe quatre types de machines à laver, explique Walid Nasser, de Pharaon Homeline. Les machines à laver à deux tubes, manuelles ; les systèmes automatiques dont les capacités et le design peuvent changer : les lessiveuses américaines de très grande taille avec ouverture sur le dessus et pouvant laver 10 kg de linge, et les...