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Actualités - Chronologie

Tennis - Wimbledon La succession de Pete Sampras est ouverte

La succession de Pete Sampras est désormais ouverte, quel que soit le résultat du tournoi de Wimbledon qui commence lundi, que l’Américain conserve ou non le titre qu’il a obtenu cinq fois au cours de ces six dernières années. L’Espagnol Carlos Moya (N°12), qui fut N°1 mondial pendant quinze jours, et le Russe Evgueni Kafelnikov (N°3), qui lui a déjà rendu le 14 juin le sceptre qu’il lui avait emprunté le 3 mai, l’ont annoncé deux fois depuis le début de saison. Et Sampras, un peu las des incroyables efforts qu’il fournit depuis si longtemps, a dû se faire violence pour revenir dans la course. Il y fut aidé par les circonstances et par l’incurie de ses rivaux. «Je n’ai plus rien à prouver à personne. Il est temps de me divertir. Être le N°1 signifie qu’on n’a plus de vie à soi», a-t-il déclaré avant de se lancer dans ce qui sera probablement une de ses dernières conquêtes. Une sixième victoire à Wimbledon le placerait au-dessus du Suédois Bjorn Borg, qui n’en compte que cinq. Elle lui permettrait d’autre part d’égaler, avec douze, le nombre record des victoires dans un tournoi du Grand Chelem de l’Australien Roy Emerson. Ce qui vaut bien encore un petit effort, surtout quand on est assuré de repartir en étant resté 270 semaines N°1 mondial depuis 1993, soit autant que l’Américano-Tchécoslovaque Ivan Lendl. Reste que l’autorité du dernier maître incontesté du tennis décline. Et que cela met en effervescence bien des ambitions cachées. Retrouvailles Hingis-Graf Le temps serait ainsi peut-être venu pour Tim Henman (N°6) et Greg Rusedski (N°9), de succéder, sinon à Sampras en tant que N°1 mondial, du moins à Fred Perry, dernier vainqueur britannique en 1936. Pour répondre à la question du quotidien The Observer, qui se demandait dimanche : «Sommes-nous un pays de perdants ?», l’un et l’autre ont les moyens de mettre fin à soixante-trois ans d’insuccès. Vainqueur en 1996 et demi-finaliste l’année dernière, le Néerlandais Richard Krajicek (N°5) figure au premier rang des autres prétendants à la victoire. De même que le Croate Goran Ivanisevic (N°10), qui l’élimina 15-13 au cinquième set avant de sombrer dans le désespoir en s’inclinant dans un autre match en cinq sets face à Sampras. Tout comme la Tchèque Jana Novotna en 1998, Ivanisevic mériterait tellement de gagner son premier tournoi du Grand Chelem à Wimbledon! Parmi les autres serveurs-volleyeurs, les organisateurs semblent avoir fait grand cas de l’Australien Mark Philippoussis (N°7), à qui ils ont accordé une tête de série supérieure de quatre rangs à son classement mondial. C’est la première de sa carrière à Wimbledon, ce qui est loin d’être le cas de l’Américain Andre Agassi (N°4), dont on suivra avec curiosité les évolutions après son renversant succès à Roland-Garros. Novotna (N°5) étant mal remise de l’entorse qu’elle s’est donnée à Roland-Garros, la finale du simple dames pourrait fort bien remettre aux prises la Suissesse Martina Hingis (N°1) et l’Allemande Steffi Graf (N°2), comme il y a quinze jours, aux Internationaux de France. À Wimbledon, Graf compte déjà sept victoires et est encore plus populaire qu’à Paris. Mais le public fait généralement preuve de davantage de retenue, ce qui laisse à Hingis une honnête possibilité d’effacer sa cruelle déconvenue parisienne. Dopage : un joueur sur trois sera contrôlé La Fédération internationale de tennis (FIT) effectuera une centaine de contrôles antidopage durant les deux semaines des Internationaux de Grande-Bretagne. Au total, ce sont plus d’un joueur sur trois qui seront ainsi contrôlés durant la quinzaine de Wimbledon. «Cent joueurs seront tirés au sort pour ces contrôles et aucun d’eux n’aura la possibilité de s’y soustraire», a déclaré samedi Debbie Jevans, chef exécutif de la FIT, au journal Mirror. Jevans a également déclaré qu’un millier de contrôles seront effectués cette année et qu’il pensait que les tests et les procédures utilisés étaient parmi les meilleurs dans le sport. L’ancien vainqueur des Internationaux d’Australie, Petr Korda, avait été contrôlé l’an passé après sa défaite en quart de finale de Wimbledon et les échantillons avaient révélé des traces de métabolites de nandrolone. Le Tchèque a annoncé cette semaine qu’il prenait sa retraite et ne devrait pas disputer le tournoi. Debbie Jevans a également évoqué l’utilisation par certains joueurs de tennis – comme la Française Mary Pierce – de la créatine, un produit non interdit. «Nous allons également évaluer le nombre de joueurs qui l’utilisent car la santé des athlètes doit primer avant tout. Pour l’instant, ce n’est pas interdit mais nous sommes conscients que le problème existe», a-t-il conclu.
La succession de Pete Sampras est désormais ouverte, quel que soit le résultat du tournoi de Wimbledon qui commence lundi, que l’Américain conserve ou non le titre qu’il a obtenu cinq fois au cours de ces six dernières années. L’Espagnol Carlos Moya (N°12), qui fut N°1 mondial pendant quinze jours, et le Russe Evgueni Kafelnikov (N°3), qui lui a déjà rendu le 14 juin le sceptre qu’il lui avait emprunté le 3 mai, l’ont annoncé deux fois depuis le début de saison. Et Sampras, un peu las des incroyables efforts qu’il fournit depuis si longtemps, a dû se faire violence pour revenir dans la course. Il y fut aidé par les circonstances et par l’incurie de ses rivaux. «Je n’ai plus rien à prouver à personne. Il est temps de me divertir. Être le N°1 signifie qu’on n’a plus de vie à soi», a-t-il déclaré...