Gulbenk, c’est un nom. De père en fils, de fils en petit-fils, les hommes de la famille perpétuent une vocation, celle de la photographie. La maison Gulbenk Corporation a été fondée en 1917, à Alep, par le père de Johnny Gulbenk, l’actuel directeur. Son grand-père, photographe et peintre, pensait, non sans raison, que la photographie deviendrait le «meilleur souvenir pour une famille». Le grand-père, après avoir terminé ses études, se lança donc dans l’importation et la distribution en gros d’articles photographiques, cinématographiques et d’optique. Le pari fut réussi après l’obtention de la représentation exclusive, pour la Syrie et le Liban, de marques réputées, telles que Voigtländer et Pathé Cinéma. En 1932, deux succursales s’ouvrent à Damas et à Beyrouth. La famille Gulbenk est définitivement lancée en 1947, à sa nomination en tant que photographe officiel du gouvernement libanais. La guerre détruira une grande partie des locaux de la société, alors intitulée Universal Photo. En 1976, le père de Johnny Gulbenk part s’installer au Japon, laissant à son fils (aujourd’hui épaulé du petit-fils) le soin de reprendre les affaires en main, sous le nom de Gulbenk Corporation. Aujourd’hui, en 1999, cette entreprise, spécialisée et familiale, compte soixante-dix employés. Pour l’heure, Johnny et Johnny Jr proposent sur le marché essentiellement du matériel professionnel. De grands noms de la photographie sont à l’affiche : Hasselblad, Sinar, Pentax, Bowens, Reflecta pour les appareils et Russel pour les produits chimiques... Ces marques, généralement inconnues du grand public, sont les Rolls Royce de la photographie professionnelle. «Notre clientèle est composée à 80% de professionnels. Ils peuvent trouver chez nous tout le matériel dont ils peuvent avoir besoin, de A à Z : agrandisseur, lighting, chambre, trépieds, ainsi que du matériel audiovisuel, comme des télescopes, des jumelles ou des réflecteurs», explique Johnny Gulbenk. Mais au-delà des appareils «classiques», de nouvelles technologies professionnelles sont en train d’émerger. Ainsi, Gulbenk Corporation offre à présent sur le marché le Digital Film Recorder Imapro, qui permet, à travers un ordinateur, de créer des négatifs photo à partir d’une image quelconque. Arrivera aussi bientôt sur le marché la caméra digitale. L’avenir de la photo passerait-il par le digital? «Non, le digital ne remplacera pas la photographie traditionnelle, avec ses bains et ses émulsions..», rassure Johnny Junior. Ce domaine particulier ne fait appel qu’à des produits importés : «Toutes les marques que nous proposons sont étrangères : les prix sont élevés, mais vous payez une qualité qui peut parfois durer toute votre vie», conclut Johnny Gulbenk.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Gulbenk, c’est un nom. De père en fils, de fils en petit-fils, les hommes de la famille perpétuent une vocation, celle de la photographie. La maison Gulbenk Corporation a été fondée en 1917, à Alep, par le père de Johnny Gulbenk, l’actuel directeur. Son grand-père, photographe et peintre, pensait, non sans raison, que la photographie deviendrait le «meilleur souvenir pour une famille». Le grand-père, après avoir terminé ses études, se lança donc dans l’importation et la distribution en gros d’articles photographiques, cinématographiques et d’optique. Le pari fut réussi après l’obtention de la représentation exclusive, pour la Syrie et le Liban, de marques réputées, telles que Voigtländer et Pathé Cinéma. En 1932, deux succursales s’ouvrent à Damas et à Beyrouth. La famille Gulbenk est...