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Actualités - Chronologie

Cinéma - Nouvelle technique deep canvas Tarzan en dessin animé(photo)

Presque un siècle après sa naissance, Tarzan, un des personnages les plus populaires du septième art, revient pour la quarante-huitième fois sur les écrans, cette fois dans un dessin animé produit par les studios Disney avec les derniers raffinements de l’informatique. Les enfants de Los Angeles peuvent entendre, depuis hier mercredi, deux jours avant leurs compatriotes, le cri du légendaire homme de la jungle, doté par les ordinateurs d’un corps d’athlète et d’une agilité animale pour se déplacer de liane en liane. Tarzan inaugure une nouvelle ère dans l’animation avec l’introduction d’une technique inédite baptisée «deep canvas». Les personnages, dessinés de façon traditionnelle, évoluent dans un cadre créé en trois dimensions par ordinateur pour obtenir une profondeur. «Nous avons intégré une animation en deux dimensions et en trois dimensions, de façon à ce que la camera puisse bouger dans ce film comme elle bouge dans un film avec des acteurs, non pas simplement de façon plane face aux décors mais dans et autour des décors», a expliqué au Los Angeles Times Kevin Lima, coréalisateur de Tarzan avec Chris Buck. Pour le personnage de Tarzan, élevé par des gorilles après la mort tragique de ses parents, les animateurs se sont inspirés de la position des surfeurs et des mouvements d’une demi-douzaine d’animaux sauvages. Ce trente-septième long métrage d’animation de Disney bénéficie des services de Phil Collins, compositeur de cinq des chansons du film. Le chanteur britannique les a enregistrées en anglais, français, italien, allemand et espagnol. Les chansons de Phil Collins contribuent à la narration du film dont les personnages, contrairement aux récents dessins animés de Disney, ne chantent pas. Tony Goldwyn (Tarzan), Minnie Driver (Jane), Glenn Close, Rosie O’Donnell et Nigel Hawthorne leur prêtent leurs voix. Magie perdue Le film se veut fidèle à la première histoire publiée en 1912 par Edgar Rice Burroughs et qui a inspiré des centaines de livres, bandes dessinées, séries télévisées et films. Les plus célèbres demeurent ceux interprétés par le champion olympique de natation Johnny Weissmuller dans les années trente et quarante. Avec ce Tarzan qui a coûté entre 100 et 150 millions de dollars selon les sources, Disney espère retrouver une partie de sa magie perdue. Les problèmes se sont accumulés ces derniers temps pour le géant du spectacle. Son bénéfice net au deuxième trimestre de l’année a accusé une baisse de 30 % par rapport à la même période de 1998 et les ventes sont en baisse dans ses magasins. Disney n’a pu répéter ces dernières années le succès qu’il avait emporté en 1994 avec Le Roi Lion qui avait accumulé des recettes d’un milliard de dollars. Le Bossu de Notre Dame (1996), Hercule (1997) et Mulan (1998) n’ont pas franchi la barre des 125 millions de dollars de recettes sur le marché nord-américain où Disney fait face à la concurrence croissante d’autres studios qui se lancent à leur tour dans le dessin animé. De ce fait, Disney accentue ses efforts sur le marché international et a doublé Tarzan en trente-cinq langues. En plus de la bande sonore et des traditionnels produits dérivés qui, cette année, doivent affronter la concurrence du nouvel épisode de la Guerre des Étoiles, Disney espère aussi générer des revenus avec une attraction sur l’homme-singe dans son nouveau parc à thèmes de Orlando, en Floride, Animal Kingdom. Après Tarzan, Disney doit sortir cette année deux autres films, le deuxième épisode de Toy Story et un nouveau film concert, «Fantasia 2000», qui fera une tournée mondiale avec l’Orchestre Philarmonia de Londres.
Presque un siècle après sa naissance, Tarzan, un des personnages les plus populaires du septième art, revient pour la quarante-huitième fois sur les écrans, cette fois dans un dessin animé produit par les studios Disney avec les derniers raffinements de l’informatique. Les enfants de Los Angeles peuvent entendre, depuis hier mercredi, deux jours avant leurs compatriotes, le cri du légendaire homme de la jungle, doté par les ordinateurs d’un corps d’athlète et d’une agilité animale pour se déplacer de liane en liane. Tarzan inaugure une nouvelle ère dans l’animation avec l’introduction d’une technique inédite baptisée «deep canvas». Les personnages, dessinés de façon traditionnelle, évoluent dans un cadre créé en trois dimensions par ordinateur pour obtenir une profondeur. «Nous avons intégré une...