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Actualités - Reportages

Israël et les Palestiniens ont légalisé les mauvais traitements

Amnesty International a accusé Israël aussi bien que l’Autorité palestinienne de M. Yasser Arafat de violer les droits de l’homme, dans son rapport annuel pour 1998. Amnesty reproche à Israël d’avoir émis 270 ordres de détention administrative (sans jugement ni même inculpation) contre des Palestiniens, dont 83 étaient encore détenus à la fin de 1998. Le rapport accuse Israël d’avoir «officiellement entériné l’usage systématique de la torture et de mauvais traitements à l’encontre de prisonniers de sécurité». Selon Amnesty, «plus de 1 500 Palestiniens arrêtés pour activités politiques (contre l’occupation israélienne) restent sous les verrous après des procès qui ne répondaient pas aux normes internationales» notamment quant à la garantie des droits de l’accusé. «Des centaines de Palestiniens, auxquels il a été reproché d’appartenir à des organisations illégales ou d’avoir lancé des pierres, ont été traînés devant des cours militaires», souligne Amnesty. L’organisme de défense des droits de l’homme s’insurge contre le fait que «les inculpés ont été condamnés sur la foi de leurs témoignages soutirés par la torture». Il relève au moins vingt cas de morts suspectes de Palestiniens, victimes de l’armée et des services de sécurité israéliens, dans des circonstances «qui prêtent à penser qu’ils ont été exécutés illégalement». Il dénonce, en outre, la détention par Israël d’au moins 40 Libanais, dont 21 n’ont pas été jugés ou n’ont pas été libérés à l’expiration de leurs peines. Un porte-parole du gouvernement israélien, M. Moshe Fogel, a rejeté ces dénonciations qui, selon lui, «ne tiennent pas compte du fait qu’Israël est depuis 51 ans en état de guerre». «Amnesty, malheureusement, ignore qu’Israël, en dernière analyse, est une démocratie menacée», a-t-il dit. Amnesty reproche également à l’Autorité palestinienne d’avoir arrêté en 1998 450 personnes pour motifs politiques. En tout, plus de 500 prisonniers politiques arrêtés au cours des dernières années sont maintenus en détention sans procès, selon le rapport. «L’usage de torture et de mauvais traitements à l’encontre de détenus demeure largement répandu», affirme le rapport qui relève trois cas de morts de détenus imputables à la torture. Amnesty relève la mort suspecte de trois détenus palestiniens qui pourrait être liée à des «tortures ou des mauvais traitements». L’organisme de défense des droits de l’homme proteste en outre contre le fait qu’une loi fondamentale sur les droits des citoyens, formulée par le Conseil législatif palestinien, n’ait toujours pas été entérinée par le président Yasser Arafat. L’Autorité palestinienne s’est abstenue de tout commentaire dans l’immédiat.
Amnesty International a accusé Israël aussi bien que l’Autorité palestinienne de M. Yasser Arafat de violer les droits de l’homme, dans son rapport annuel pour 1998. Amnesty reproche à Israël d’avoir émis 270 ordres de détention administrative (sans jugement ni même inculpation) contre des Palestiniens, dont 83 étaient encore détenus à la fin de 1998. Le rapport accuse Israël d’avoir «officiellement entériné l’usage systématique de la torture et de mauvais traitements à l’encontre de prisonniers de sécurité». Selon Amnesty, «plus de 1 500 Palestiniens arrêtés pour activités politiques (contre l’occupation israélienne) restent sous les verrous après des procès qui ne répondaient pas aux normes internationales» notamment quant à la garantie des droits de l’accusé. «Des centaines de...