Israël a retiré à 117 Palestiniens le droit d’habiter à Jérusalem-Est, depuis le début de l’année, a indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur. Durant toute l’année 1998, 788 Palestiniens avaient subi cette sanction, 606 en 1997 et 689 en 1996, selon les statistiques du ministère. C’est en 1996 que les autorités israéliennes ont commencé à retirer les droits de résidence à Jérusalem-Est sur une large échelle avec l’arrivée au pouvoir de la droite sous la direction de M. Benjamin Netanyahu. Tout Palestinien qui déménage en dehors des limites municipales de Jérusalem peut se voir retirer ce permis de résidence, même si son domicile se trouve à la périphérie de Jérusalem, ou s’il n’a pu trouver à se loger en raison de la cherté des appartements dans la ville. La loi israélienne permet de retirer les cartes de résident aux Palestiniens, même s’ils sont nés à Jérusalem. Les Palestiniens de Jérusalem sont en effet considérés comme des étrangers au regard de la loi, n’étant pas citoyens israéliens dans leur grande majorité. Un Palestinien perdant sa carte de résidence est interdit de séjour à Jérusalem-Est et en Israël sans un permis spécial, délivré notamment aux ouvriers. En avril, la Cour suprême d’Israël a donné un délai de quatre mois aux autorités de l’État pour qu’elles s’expliquent sur le retrait de 2 083 cartes de résident de Jérusalem à des Palestiniens depuis 1996, ce qui en comptant les familles s’est traduit par l’expulsion de plus de 8 000 personnes. Les organisations de défense des droits de l’homme accusent le gouvernement israélien de procéder ainsi à un «transfert silencieux» de la population arabe. L’Autorité palestinienne parle pour sa part «d’épuration ethnique» et accuse Israël de vouloir vider Jérusalem-Est annexée des 200 000 Palestiniens qui y habitent. Pourtant, en dépit de la politique des autorités israéliennes visant à renforcer la proportion de juifs à Jérusalem, celle-ci a légèrement reculé en 30 ans d’occupation, passant, selon les chiffres officiels israéliens, de 73 % à 70 %.
Israël a retiré à 117 Palestiniens le droit d’habiter à Jérusalem-Est, depuis le début de l’année, a indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur. Durant toute l’année 1998, 788 Palestiniens avaient subi cette sanction, 606 en 1997 et 689 en 1996, selon les statistiques du ministère. C’est en 1996 que les autorités israéliennes ont commencé à retirer les droits de résidence à Jérusalem-Est sur une large échelle avec l’arrivée au pouvoir de la droite sous la direction de M. Benjamin Netanyahu. Tout Palestinien qui déménage en dehors des limites municipales de Jérusalem peut se voir retirer ce permis de résidence, même si son domicile se trouve à la périphérie de Jérusalem, ou s’il n’a pu trouver à se loger en raison de la cherté des appartements dans la ville. La loi israélienne permet de...
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