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Actualités - Chronologie

Insolite Les accessoires signés Dai Rees(photo)

Au cours d’un récent défilé-spectacle organisé par une vénérable maison britannique, à Londres, le public et la presse internationale ont été très intrigués par les grandes cages qui emprisonnaient la tête de certains mannequins. L’auteur de ces accessoires très originaux est un jeune homme de théâtre et accessoiriste de talent, très apprécié par Alexander McQueen: Dai Rees. Chacune des pièces créées par Rees, quel que soit le nom ou la fonction donnée est, de l’aveu général, une vraie création d’art. Est-ce une sculpture? Est-ce un masque ou bien quelque objet rituel, se demande-t-on sans nier la portée plastique de cette bizarre création. Issu d’une famille d’ébénistes du Pays de Galles, il est arrivé sur l’avant-scène de la mode presque par hasard. Simple et sans aucune prétention, il avait opté à ses débuts pour une carrière de... cuisinier. Entre-temps, en attendant le poste de chef cuisinier auquel il postulait, il suivit des cours dans un atelier de céramiste. Puis, de fil en aiguille sans trop savoir pourquoi, il s’est inscrit à la Saint-Martin’s School, le collège où ont fait leurs classes Galliano et McQueen. De là, le passage au célèbre Royal College of Art, il paracheva une formation n’ayant rien de commun avec la science des sauces et de la cuisson. Céramiste talentueux, il récoltait de nombreux prix pour ses céramiques, ses œuvres trouvaient déjà une place à Venise, à la South Bank de Londres et une consécration suprême au Victoria and Albert Museum. Mais à côté de ce travail sérieux, Dai Rees, depuis son enfance, avait un «hobby», une véritable passion pour les plumes qu’il ramassait dans le jardin public de son quartier. C’était en majorité des plumes de pigeon, qu’il s’amusait de peindre et assembler en ensembles bizarres. Il a fini par en faire une importante collection d’inspiration vaguement tribale. La fin de l’histoire? Vingt-cinq points de vente de par le monde proposent aujourd’hui ses accessoires en plumes vendus à prix d’or. Les plumes d’oie sont façonnées en cages sculptées. Les fragments d’un squelette de mouton découvert sur une plage déserte sont devenus des masques superbes. Les gourous de la couture ont saisi au vol la portée de ces créations. Le créateur britannique Julien McDonald s’en est emparé pour présenter sa collection de maille ajourée. Mais le véritable coup de baguette à l’ascension de Dai Rees comme accessoiriste a été donné par McQueen, en 1997. C’est lui le premier qui, pour sa collection printemps-été 1997, a choisi les accessoires de sa présentation dans la collection de Dai Rees.
Au cours d’un récent défilé-spectacle organisé par une vénérable maison britannique, à Londres, le public et la presse internationale ont été très intrigués par les grandes cages qui emprisonnaient la tête de certains mannequins. L’auteur de ces accessoires très originaux est un jeune homme de théâtre et accessoiriste de talent, très apprécié par Alexander McQueen: Dai Rees. Chacune des pièces créées par Rees, quel que soit le nom ou la fonction donnée est, de l’aveu général, une vraie création d’art. Est-ce une sculpture? Est-ce un masque ou bien quelque objet rituel, se demande-t-on sans nier la portée plastique de cette bizarre création. Issu d’une famille d’ébénistes du Pays de Galles, il est arrivé sur l’avant-scène de la mode presque par hasard. Simple et sans aucune prétention, il...