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Actualités - Chronologie

Unis pour saluer la paix, certains partis serbes réclament des comptes

Les partis politiques, à l’exception des ultranationalistes de Vojislav Seselj, étaient unis pour saluer l’avènement de la paix, mais ceux d’opposition ont réclamé des comptes pour les morts et les destructions causées par onze semaines de frappes de l’Otan. Zoran Zivkovic, le maire de Nis, une ville du sud-est de la Serbie gravement endommagée par les bombardements, a réclamé «la démission immédiate» du président yougoslave Slobodan Milosevic et de ses collaborateurs, dans une déclaration citée jeudi par l’agence Beta. «La Serbie ne sera dotée d’un pouvoir démocratique que si des élections sont convoquées rapidement à tous les niveaux», a déclaré M. Zivkovic, un des vice-présidents du Parti démocratique (DS) de Zoran Djindjic. Dès la mi-mai, alors que les premiers signes de contestation du pouvoir de M. Milosevic se faisaient jour, M. Zivkovic avait déclaré: «Si le patriotisme signifie que nous devons tous être tués au nom d’une idée, nous ne sommes pas d’accord». Un autre vice-président du Parti démocratique, Slobodan Vuksanovic, a déclaré qu’il était «de la plus grande importance pour l’avenir de poser la question de savoir pourquoi tant de morts, si l’accord avait pu être signé il y a dix ans ou 80 jours?». L’alliance civique (GSS) de Goran Svilanovic, ancienne partenaire du SPO et du DS dans la coalition Ensemble, a, elle aussi, réclamé des élections anticipées et la suppression de l’état de guerre, décrété par le gouvernement yougoslave le premier jour des frappes le 24 mars. M. Svilanovic a demandé un débat du Parlement fédéral sur la responsabilité de M. Milosevic et a invité les députés à «retirer leur confiance à Milosevic». «La Serbie ne peut sortir de cette guerre avec Milosevic et Seselj à sa tête et les citoyens doivent être prêts à défendre leurs droits dans la rue», a-t-il dit. Le chef du Mouvement serbe du renouveau (SPO), Vuk Draskovic, répudié récemment du gouvernement yougoslave pour avoir critiqué M. Milosevic, a demandé que soit mis fin en Serbie à «la politique qui est à l’origine des conflits internes et du conflit avec le monde entier». Vojislav Kostunica, chef du Parti démocratie de Serbie (DSS), a rejeté sur le pouvoir de M. Milosevic la responsabilité pour «la perte de la souveraineté de la Yougoslavie sur le Kosovo». La province que les Serbes considèrent comme leur «berceau», ne fait plus partie de la Serbie, selon lui, «que sur les cartes géographiques». Le Parti social-démocrate, de l’ancien général Vuk Obradovic, s’est félicité de ce que la résolution de l’Onu sur le Kosovo «mette fin à trois mois de drame» et a prévu que le pouvoir tenterait «une fois de plus de transformer une défaite en victoire». S’adressant à la presse, le porte-parole du SPS Ivica Dacic a présenté la suspension des raids de l’Otan comme «la victoire de la politique de paix du président Milosevic sur l’option de guerre». Termes utilisés peu avant lui par M. Milosevic dans son adresse télévisée à la nation.
Les partis politiques, à l’exception des ultranationalistes de Vojislav Seselj, étaient unis pour saluer l’avènement de la paix, mais ceux d’opposition ont réclamé des comptes pour les morts et les destructions causées par onze semaines de frappes de l’Otan. Zoran Zivkovic, le maire de Nis, une ville du sud-est de la Serbie gravement endommagée par les bombardements, a réclamé «la démission immédiate» du président yougoslave Slobodan Milosevic et de ses collaborateurs, dans une déclaration citée jeudi par l’agence Beta. «La Serbie ne sera dotée d’un pouvoir démocratique que si des élections sont convoquées rapidement à tous les niveaux», a déclaré M. Zivkovic, un des vice-présidents du Parti démocratique (DS) de Zoran Djindjic. Dès la mi-mai, alors que les premiers signes de contestation du pouvoir...