Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les républicains se font tirer l'oreille pour financer la paix

Le président Bill Clinton risque d’avoir à engager une nouvelle bataille sur le Kosovo, cette fois avec la majorité républicaine au Congrès dont certains membres envisagent de lui refuser des fonds pour financer les opérations de pacification. «Cela ressemble à une tentative pour transformer une victoire en défaite», a ironisé le porte-parole de la Maison-Blanche Joe Lockhart. «Mais je pense que le président a bon espoir de pouvoir obtenir l’argent dont nous aurons besoin et que la majorité des membres du Congrès voudront amplifier le succès de la campagne aérienne de l’Otan, avec une Kfor robuste et une participation financière américaine en rapport», a ajouté le porte-parole. Le Congrès a débloqué récemment près de six milliards de dollars pour les opérations militaires et humanitaires au Kosovo jusqu’à la fin de la présente année budgétaire qui s’achèvera le 30 septembre. Certains républicains, qui ont également voté d’importants crédits supplémentaires militaires contre l’avis de la Maison-Blanche refusent de financer la suite des opérations après le 30 septembre sur le budget ordinaire de la Défense, pour contraindre le président Clinton à présenter des demandes budgétaires spécifiques et avoir le contrôle de ces dépenses. Ils sont également opposés à l’octroi de toute aide à la Serbie tant que la Yougoslavie sera dirigée par Slobodan Milosevic, une position où ils sont cette fois à l’unisson avec la Maison-Blanche. Le président a eu jeudi des entretiens par téléphone avec les dirigeants républicains et démocrates du Congrès qu’il a informés de la suspension des bombardements. Comme dans les conversations qu’il a eues avec les dirigeants des pays membres de l’Otan durant la journée, M. Clinton a marqué sa satisfaction devant la fin du conflit, selon son porte-parole, mais également souligné qu’il était «important de se concentrer» sur les tâches difficiles à venir au Kosovo. Les responsables de la Maison-Blanche, qui sont engagés dans toute une série d’escarmouches avec la majorité républicaine parlementaire, comptent beaucoup sur l’opinion publique pour faire pression sur eux. «Je pense que les Américains jugeront que nous avons remporté une importante victoire mais que beaucoup reste à faire et que le Congrès ne manquera pas de s’aligner sur la position de l’opinion publique», a déclaré M. Lockhart. Il a estimé que la fin du conflit était une victoire, non pour les États-Unis ou le président Clinton, mais pour «l’ensemble de la communauté internationale et pour les Kosovars». Le porte-parole a évité toute critique contre la Chine pour son abstention lors du vote de la résolution Kosovo au Conseil de sécurité de l’Onu. «Elle a clairement expliqué sa position. Nous pensions qu’elle n’y ferait pas obstacle et c’est exactement ce qui s’est passé», a-t-il ajouté. Washington et Pékin ont depuis plus d’un an des relations difficiles qui ont été rendues encore plus tendues par le bombardement par l’Otan de l’ambassade de Chine à Belgrade. Selon des sources de la Maison-Blanche, les États-Unis ont offert d’envoyer un haut responsable à Pékin pour présenter le compte rendu de l’enquête de l’Otan sur cette bavure, mais la Chine ne s’est jusqu’ici pas montrée très empressée de le recevoir, bien qu’elle ait réclamé ce rapport.
Le président Bill Clinton risque d’avoir à engager une nouvelle bataille sur le Kosovo, cette fois avec la majorité républicaine au Congrès dont certains membres envisagent de lui refuser des fonds pour financer les opérations de pacification. «Cela ressemble à une tentative pour transformer une victoire en défaite», a ironisé le porte-parole de la Maison-Blanche Joe Lockhart. «Mais je pense que le président a bon espoir de pouvoir obtenir l’argent dont nous aurons besoin et que la majorité des membres du Congrès voudront amplifier le succès de la campagne aérienne de l’Otan, avec une Kfor robuste et une participation financière américaine en rapport», a ajouté le porte-parole. Le Congrès a débloqué récemment près de six milliards de dollars pour les opérations militaires et humanitaires au Kosovo...