Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Espoir et profond scepticisme chez les kosovars en Israël(photo)

Le début du retrait serbe du Kosovo, jeudi, a suscité chez les réfugiés kosovars en Israël une amorce d’espoir, tempérée par un profond scepticisme sur leurs chances de pouvoir rentrer chez eux en paix. «Personne ne sait si nos maisons n’ont pas été détruites par le feu, ou bombardées», explique M. Lirim Xharra, 26 ans, qui fait partie d’un groupe de 112 Albanais de souche évacués en avril en Israël. «Personne ne sait si nous allons pouvoir retourner en sécurité», ajoute M. Xharra, qui se trouve, en compagnie des autres réfugiés, dans le kibboutz de Maagan Michael, sur la côte méditerranéenne au sud de Haïfa. «Nous sommes tous anxieux et nous voulons attendre de voir ce qui va se passer une fois que l’Otan sera entrée au Kosovo. La signature d’un accord est une chose, la mise en œuvre en est une autre», dit-il. Les réfugiés affirment qu’ils espèrent pouvoir bientôt rentrer à la maison. Mais en même temps, ils préfèrent que les réfugiés qui vivent dans des camps en Macédoine et en Albanie rentrent les premiers, pour voir ce qui leur arrivera. «D’abord, les réfugiés d’Albanie et de Macédoine vont rentrer, ensuite nous verrons», résume M. Xharra. «Nous sommes dans la confusion, les choses seront plus claires lorsque les réfugiés d’Albanie et de Macédoine seront retournés», souligne de même M. Shefki Ramadani, 51 ans. Comme ils sont dans l’impossibilité de communiquer avec le Kosovo, les réfugiés n’ont souvent aucune idée de ce qui les attend en cas de retour, après la politique de «terre brûlée» que les Serbes ont été accusés de mener dans la province. «Il y a eu tant de fosses communes, tant de destruction», raconte, les larmes aux yeux, Shehida, 19 ans, fille de M. Ramadani. Elle était étudiante à Pristina. «Je ne sais pas ce qu’ils (les Serbes) ont fait à notre peuple et à notre terre, je ne sais pas si nous pourrons revenir un jour», dit-elle. M. Xharra, pour sa part, n’avait plus que six mois à effectuer pour terminer ses études de médecine à l’université de Pristina lorsqu’il a fui le Kosovo. Il a emmené avec lui son frère Fitim, âgé de 19 ans, mais il n’a pu trouver à temps ni sa fiancée, Arta Gruda, ni ses parents, ni sa jeune sœur. Il ne sait pas ce qu’ils sont devenus. L’un des rares liens que les réfugiés du kibboutz Maagan Michael ont avec leur pays est de pouvoir regarder tous les soirs le journal de la télévision albanaise, spécialement retransmis par câble. La moitié des réfugiés kosovars en Israël est à Maagan Michael. Une autre moitié est hébergée dans le kibboutz Kramim, dans le sud du pays. La plupart des hommes sont employés dans les usines de Maagan Michael : une fabrique de bus et une société de haute technologie. Les femmes étudient l’hébreu, l’anglais et le français. Dans l’après-midi, tous vont à la plage.
Le début du retrait serbe du Kosovo, jeudi, a suscité chez les réfugiés kosovars en Israël une amorce d’espoir, tempérée par un profond scepticisme sur leurs chances de pouvoir rentrer chez eux en paix. «Personne ne sait si nos maisons n’ont pas été détruites par le feu, ou bombardées», explique M. Lirim Xharra, 26 ans, qui fait partie d’un groupe de 112 Albanais de souche évacués en avril en Israël. «Personne ne sait si nous allons pouvoir retourner en sécurité», ajoute M. Xharra, qui se trouve, en compagnie des autres réfugiés, dans le kibboutz de Maagan Michael, sur la côte méditerranéenne au sud de Haïfa. «Nous sommes tous anxieux et nous voulons attendre de voir ce qui va se passer une fois que l’Otan sera entrée au Kosovo. La signature d’un accord est une chose, la mise en œuvre en est une...