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Actualités - Chronologie

Les Occidentaux à la recherche d'un accord de rechange

Les Occidentaux sont à la recherche d’un nouveau «plan-séquences» pour le processus de paix, incluant un début de retrait du Kosovo des troupes yougoslaves, une suspension des raids, une résolution de l’Onu et une entrée de la Kfor dans la province, ont indiqué hier des diplomates. C’est dans cet ordre que les Occidentaux, pris de court hier par le blocage des négociations militaires Otan/Yougoslavie, envisageaient au cours du week-end les événements de ce début de semaine, estimant que tout pouvait, dans cette hypothèse, aller très vite et être réglé en un à deux jours. L’Alliance a toujours dit qu’elle ne suspendrait ses raids «qu’après» un début vérifiable et irréversible de retrait des forces yougoslaves du Kosovo. La Russie a toujours indiqué de son côté qu’elle ne voterait une résolution de l’Onu entérinant un plan de paix «qu’après» l’arrêt des bombardements. Les Alliés semblent enfin ne pas être tous sur la même longueur d’onde sur le fait d’avoir une résolution de l’Onu «avant» ou «après» une première entrée de troupes de la force de paix Kfor au Kosovo. En demandant dimanche une résolution de l’Onu avant toute autre considération, Belgrade a remis en cause le bel ordonnancement imaginé par l’Otan. «On est tous à la recherche d’une solution», indiquait hier matin un diplomate, en faisant part d’une période devenue «brouillée», peu avant la tenue d’une réunion du Conseil permanent de l’Otan (ambassadeurs) à Bruxelles. «Notre intérêt, c’est d’aller vite» comme c’est «l’intérêt de la Yougoslavie» où les bombardements ont repris de plus belle depuis l’échec des discussions militaires, a-t-il ajouté. Selon lui, l’une des solutions qui pourrait être envisagée serait de garder le même «plan-séquences» que prévu initialement mais «sans signature» au préalable par les militaires d’un plan de retrait. Il suffit que les troupes yougoslaves commencent un retrait, via les points de concentration et voies de passage qui leur ont été présentés le week-end pour enclencher le processus de paix très rapidement, a-t-il souligné. En attendant de trouver une solution, tous les regards à l’Otan sont tournés vers l’Allemagne où était prévue hier après-midi une réunion ministérielle du G8. Cette réunion, avec la Russie qui ne cesse de réclamer un arrêt des bombardements «avant» tout vote d’une résolution à l’Onu, devait permettre à l’origine d’adopter un projet de texte pouvant ensuite être soumis à New York. Selon une source militaire russe citée par Interfax à Moscou, où l’on estime qu’il revient à l’Onu et non à l’Alliance de diriger un processus de paix, l’Otan est responsable de l’échec des débats militaires. «Le Conseil de sécurité a été laissé en dehors» des discussions militaires, a déploré cette source. «Nous allons reprendre chaque point qui a fait problème dans le blocage dans les discussions militaires et (...) fixer dans le détail le calendrier des étapes des tout prochains jours», a indiqué hier le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. Afin d’expliquer leur refus de signer en Macédoine un texte sur les modalités de leur retrait, les Yougoslaves ont expliqué qu’ils ne voulaient pas d’une entrée rapide sur leur territoire d’une force exclusivement Otan et souligné la nécessité qu’une force internationale soit placée sous les auspices de l’Onu ou mandatée par une résolution du Conseil de sécurité. Selon le chef de la diplomatie britannique Robin Cook, le refus des Yougoslaves d’approuver un texte militaire est aussi venu de leur insistance à maintenir jusqu’à 15 000 soldats serbes au Kosovo. D’après des sources diplomatiques à Bruxelles cependant, si cette question a bien été avancée samedi par Belgrade, elle a ensuite été évacuée lors du week-end, les Yougoslaves «ayant compris maintenant qu’ils devaient procéder à un retrait complet» de leurs troupes du Kosovo, selon un diplomate. Les Yougoslaves présents à Kumanovo (Macédoine) ont également demandé «quelques jours supplémentaires» au délai de sept jours inscrits dans le plan de paix présenté jeudi à Belgrade, selon des diplomates à Bruxelles, où une telle extension n’était pas considérée comme un problème majeur à un règlement de paix.
Les Occidentaux sont à la recherche d’un nouveau «plan-séquences» pour le processus de paix, incluant un début de retrait du Kosovo des troupes yougoslaves, une suspension des raids, une résolution de l’Onu et une entrée de la Kfor dans la province, ont indiqué hier des diplomates. C’est dans cet ordre que les Occidentaux, pris de court hier par le blocage des négociations militaires Otan/Yougoslavie, envisageaient au cours du week-end les événements de ce début de semaine, estimant que tout pouvait, dans cette hypothèse, aller très vite et être réglé en un à deux jours. L’Alliance a toujours dit qu’elle ne suspendrait ses raids «qu’après» un début vérifiable et irréversible de retrait des forces yougoslaves du Kosovo. La Russie a toujours indiqué de son côté qu’elle ne voterait une résolution de...