Le dollar a entamé la semaine hier à Beyrouth dans le calme et la stabilité en l’absence de nouvelles initiatives à l’offre comme à la demande après le maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 502,00 et 1 514,00 LL. En effet, le billet vert a dû clôturer la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre, tout en se négociant sur le marché interbancaire au bas de cette fourchette d’intervention entre 1 502,25 et 1 502,50 LL, en présence de contreparties valables à l’achat à ces prix en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires ne s’est guère développé hier, totalisant seulement quelque neuf millions de dollars, en grande partie échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente, dans un marché souvent équilibré de lui même. L’euro reste faible À l’étranger, l’euro est tombé à un nouveau plus bas historique face au billet vert en ce début de semaine sur les marchés des changes internationaux, au lendemain de l’échec des discussions entre l’Otan et Belgrade sur la paix au Kosovo, avant de se reprendre légèrement grâce à de bons chiffres allemands. Certes, les allers et venues autour du Kosovo créent de la volatilité sur le marché. De ce fait, la monnaie unique européenne s’est de nouveau effondrée hier matin à 1,0260 dollar après l’échec des discussions de deux jours entre l’Otan et les négociateurs militaires yougoslaves sur les modalités du retrait du Kosovo des forces serbes. Mais elle s’est ensuite légèrement reprise pour osciller autour de 1,03 dollar en réaction notamment aux données sur les entrées de commandes dans l’industrie allemande qui ont progressé de 3,3 % en avril comparé à mars alors que la majorité des analystes n’attendaient qu’une hausse de 0,6 %. Le marché a toutefois opté pour la prudence en attendant de voir si les prochaines statistiques sur l’économie allemande, notamment celles sur la croissance aujourd’hui et sur la production industrielle après-demain, sont également encourageantes. L’euro est resté sourd aux propos tenus à son sujet par le président désigné de la Bundesbank, Ernst Welteke, et par le membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Eugenio Domingo Solans. M. Welteke a estimé que l’euro s’appréciera face au dollar lorsque la conjoncture reprendra en Europe et une fois que le processus de paix au Kosovo aura réussi. De son côté, M. Solans a affirmé que l’euro va remonter dans les prochains mois face au dollar car il dispose d’un grand potentiel d’appréciation . Quant au yen, il a bénéficié de déclarations du chef du Parti démocrate libéral au pouvoir au Japon, Ichiro Ozawa, préconisant une baisse de la fiscalité. C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié à New York sur un ton ferme face aux autres grandes monnaies, à l’exception du yen, comme suit : – 1,0285 pour un euro contre 1,0365, vendredi dernier – 1,6005 pour un sterling contre 1,6105 – 1,9015 DM contre 1,8875 – 6,3770 FF contre 6,3290 – 1,5430 FS contre 1,5310 – 1 882,50 lires contre 1 869,15 – 120,80 yens contre 122,25. Bourse de Beyrouth : légèrement soutenue par la Byblos Bank Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est un peu ressaisie, hier, grâce à la légère appréciation des actions C de la Byblos Bank de 2 7/16 à 2 1/2 dollars, dans un marché autrement stable et restreint sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,07 % à 77,64 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a gagné 0,11 % à 178,62 points. Ce mouvement s’est produit dans des échanges relativement minces, ne dépassant pas quelque 44 092 actions d’une valeurs globale de 236 046 dollars. Hausse d’espoir à Wall Street À Wall Street, les indices de la Bourse de New York se sont inscrits en hausse dont le Nasdaq de la Bourse électronique, le Standard and Poor’s et le Dow Jones des 30 vedettes industrielles, le DJIA. Ce mouvement intervenu hier semble être le prolongement de la tendance qui s’était installée vendredi après la publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis en mai révélant une croissance économique sans inflation. De plus, l’annonce hier de statistiques américaines faisant état de plusieurs suspensions d’emplois non agricoles le mois dernier est venue aussi soutenir la tendance dans la mesure qu’elle écarte tout prochain durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Toutefois, les échanges ont été calmes hier en l’absence d’autres statistiques importantes sur l’état de l’économie américaine susceptibles de renseigner davantage sur l’éventualité d’une reprise de l’inflation. C’est ainsi que le DJIA a dû fluctuer toute la journée entre un plus bas à 10 782,74 points et un plus haut à 10 917,30 points, avant d’afficher en préclôture 10 883,10 points, en hausse de 83,26 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes bien orientées Les marchés d’actions européens, soutenus par la hausse de Wall Street vendredi soir après la publication des chiffres de l’emploi US de mai, étaient pour la plupart en hausse lundi, en contraste avec les marchés obligataires et l’euro, affectés par la suspension des pourparlers de paix au Kosovo. L’indice Cac 40 gagnait près de 1,38 % à Paris, tandis que le FTSE-100 progressait de 0,8 % à Londres, et que le XetraDax gagnait 1,6 % à Francfort. La plupart des autres marchés étaient également dans le vert, à l’exception de Zurich, en repli de 0,1 %. L’indice large Eurotop 300 et le DJ Euro Stoxx50 affichaient tous deux des gains de 0,6 % environ. À Paris, le certificat Crédit Lyonnais réduisait ses pertes initiales et cédait 1,4 %, légèrement en dessous des 30 euros. La banque, en voie de privatisation, pourrait être introduite en Bourse le 8 juillet, selon le quotidien La Tribune, à un prix qui pourrait se situer entre 24 et 25 euros pour les particuliers. Bouygues affichait un recul de 1,7 % après avoir annoncé son intention de se renforcer dans Bouygues Telecom en rachetant la participation de 20 % du britannique Cable & Wireless. Le marché estime apparemment que le jeu n’en vaut pas la chandelle, compte tenu du rapport entre le coût pour Bouygues et la valorisation de Bouygues Telecom. Imetal s’adjugeait près de 5 %, après l’annonce par le groupe qu’il étudiait l’avenir de sa filiale transformation de métaux, Copperweld, y compris une cession. Elf Aquitaine, un instant dans le rouge, a affiché un gain de 1,2 % après le relèvement des termes de son OPA sur Saga Petroleum de 115 à 125 couronnes. À Oslo, Saga enregistrait un nouveau plus haut de l’année à 128,50 couronnes lundi. À Londres, le marché était surtout soutenu par des rumeurs de grandes manœuvres dans de nombreux secteurs de la cote. Le distributeur Dixons affichait un gain de 4,5 % après la confirmation de son intention d’introduire en Bourse sa filiale Internet Freeserve, tandis que Williams, révélant avoir été approché par le groupe américain Tyco International, voyait son cours bondir de 18 %. Une OPA pourrait atteindre 3,6 milliards de livres. En revanche, l’engouement initial pour British Steel a fait long feu après la confirmation par le sidérurgiste britannique de son intention de fusionner avec son concurrent néerlandais Hoogovens. L’action était en repli de 3,8 % à 155,5 pence après avoir monté à 162,75 pence en début de séance. À Francfort, Thyssen était en légère hausse après avoir reculé un temps en réaction à l’annonce de cette fusion. Tokyo en hausse La Bourse de Tokyo, encouragée par la fermeté de Wall Street en fin de semaine dernière, a terminé lundi sur un gain de 1,1 %. L’indice Nikkei a progressé de 175,14 points pour s’établir à 16 475,89 points à la clôture, après avoir brièvement atteint les 16 500 points pour la première fois en près de trois semaines. L’indice élargi Topix a terminé en hausse de 12,12 points à 1 328,65. Les échanges ont été faibles, 379,03 millions d’actions ayant été négociées, contre 369,04 millions vendredi. Les investisseurs se sont portés dans la matinée sur les valeurs exportatrices et importatrices, suite à un regain du Nasdaq à New York vendredi, puis les achats se sont étendus aux valeurs vedettes locales, ont indiqué les opérateurs.
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