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Actualités - Chronologie

Une légende très humaine

Marco Pantani croyait en avoir fini avec le malheur, l’an dernier, quand il a réussi le «doublé» Giro-Tour de France, sommet d’une carrière marquée par une incroyable série noire. Son histoire est devenue légendaire en Italie où le coureur de Cesenatico, doté d’un gabarit idéal pour la montagne (1,72 m pour 57 kg) est devenu un mythe. Dans toute la péninsule, le public se presse pour acclamer son idole, aussi populaire dans le sud de la botte que dans sa région natale de Romagne (est). Pantani, qui est âgé de 29 ans, ne compte plus les coups durs qui l’ont frappé depuis ses débuts professionnels en août 1992. Un «stop» brûlé par une voiture en mai 1995 a gâché partiellement sa saison alors qu’il s’était révélé un an plus tôt en prenant place sur le podium du Giro (2e) et du Tour (3e). Mais le pire est survenu le 18 octobre 1995 quand un choc à pleine vitesse (80 km/h) avec un 4x4 circulant à contre-sens dans Milan-Turin l’a arrêté net, jambe fracassée, pendant de longs mois. Le temps d’une interminable rééducation, entre doutes, résignation, révoltes et occupations diverses. Contraint de renoncer au Giro 1996, il avait alors enregistré la chanson de la course pour la télévision. La liberté d’abord Pendant cette (dure) période, Luciano Pezzi, l’ancien président du groupe sportif Mercatone Uno, lui a témoigné sa confiance. Il lui a fait signer un contrat de longue durée et c’est à ce grand personnage du cyclisme italien (ancien directeur sportif de Felice Gimondi, le précédent coureur italien vainqueur du Tour de France en 1965), décédé au printemps 1998, que Pantani a rendu hommage après sa victoire de juillet dernier sur les Champs-Elysées. Humain, très humain, le «Pirate» né sur les rives de l’Adriatique – des bateaux de corsaire stationnent dans le canal de sa ville de Cesenatico – a toujours privilégié la liberté et la bonne entente avec son équipe. Il a résisté l’automne dernier aux sirènes de groupes plus fortunés (Mapei par exemple) pour garder les couleurs jaunes de Mercatone Uno, une firme de grande distribution. Il y trouve une grande latitude et des équipiers totalement dévoués à sa cause. Hors de la course, Pantani avoue qu’il a «besoin de penser à autre chose de temps en temps». Amateur de musique, de voitures rapides et de «piadine» (une sorte de crêpe à base de farine et d’eau, typique de sa région) au chocolat, il n’aime rien tant que retourner à Cesenatico, où il retrouve sa famille («mamma» Antonia et «papa» Fernandino) et sa fiancée danoise Christina. Mais il ignorait que son retour au pays, dans la maison qu’il a fait construire sur les hauteurs de la ville, se ferait quarante-huit heures trop tôt.
Marco Pantani croyait en avoir fini avec le malheur, l’an dernier, quand il a réussi le «doublé» Giro-Tour de France, sommet d’une carrière marquée par une incroyable série noire. Son histoire est devenue légendaire en Italie où le coureur de Cesenatico, doté d’un gabarit idéal pour la montagne (1,72 m pour 57 kg) est devenu un mythe. Dans toute la péninsule, le public se presse pour acclamer son idole, aussi populaire dans le sud de la botte que dans sa région natale de Romagne (est). Pantani, qui est âgé de 29 ans, ne compte plus les coups durs qui l’ont frappé depuis ses débuts professionnels en août 1992. Un «stop» brûlé par une voiture en mai 1995 a gâché partiellement sa saison alors qu’il s’était révélé un an plus tôt en prenant place sur le podium du Giro (2e) et du Tour (3e). Mais le pire...