Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Cyclisme - Giro (18e étape) Pantani conserve son bien

L’Italien Marco Pantani a conservé son maillot rose de leader du Giro, mercredi, lors de l’épreuve de vérité du contre-la-montre individuel de 42 kilomètres couru autour de Trévise. «Il Pirata», mal à l’aise dans ce genre d’exercice, s’est classé septième de l’épreuve dans le temps de 54’33’’ à 1’38’’ du vainqueur ukrainien Sergueï Gontchar. Le coureur de la Mercatone a limité les écarts avec ses rivaux immédiats au classement général et peut espérer asseoir définitivement sa suprématie lors des étapes de montagne dans les Dolomites à partir de jeudi. Pantani devra pourtant se méfier de son compatriote Paolo Savoldelli, révélation de ce Tour d’Italie 1999 et qui a confirmé ses ambitions mercredi en signant le deuxième chrono (53’12’’) du clm. Derrière l’intouchable Gontchar, sur un parcours régulier, Savoldelli a repris du temps à Pantani et accuse désormais un retard de 44 secondes au général. Au cours de cette épreuve solitaire, la tunique d’outsider a changé d’épaules. Le Français Laurent Jalabert s’est classé troisième (53’36’’) mais il n’a pas pu refaire son retard sur Savoldelli bien qu’il pointe maintenant à 1’04’’ du leader. Déclarations Paolo Savoldelli (Ita/Saeco), 2e de l’étape et du classement général : «J’ai couru ce contre-la-montre l’esprit libre. Nous en sommes déjà à cinq victoires d’étape et l’équipe est très satisfaite. J’ai fait un gros échauffement et je suis parti motivé. Mais je n’ai jamais pensé prendre le maillot rose. Maintenant, je vais davantage songer à défendre ma deuxième place qu’à passer à l’attaque. Je n’oublie pas que je pèse dix kilos de plus que Pantani, même si je n’ai jamais été aussi affûté de ma vie. Quant à Jalabert, je m’attendais à ce qu’il soit moins bien un jour ou l’autre». Laurent Jalabert (Fra/Once), 3e de l’étape et du classement général : «Je ne crois pas avoir fait mal avec une moyenne supérieure à 50 km/h. Mais, c’est vrai, j’attendais mieux de ce contre-la-montre. Je n’ai pas réussi tout ce que je voulais, j’ai eu un peu de mal à trouver le bon rythme. Je n’étais pas assez bien pour battre Honchar qui est un grand spécialiste. C’est un coureur puissant, à l’aise sur ce parcours. Le résultat de Pantani ne me surprend pas. C’est sa course et il jouait gros». Le bras de fer entre le Coni et les coureurs se poursuit Le bras de fer s’est poursuivi mercredi entre le Comité olympique italien (Coni) et les coureurs italiens du peloton du Giro, qui ont refusé dans leur grande majorité les contrôles supplémentaires du Coni. Les cinq équipes italiennes du Giro (Amica Chips, Cantina Tollo, Liquigas, Mercatone Uno, Navigare), qui n’avaient pas encore été sollicitées par les médecins du Coni, ont refusé de subir les prélèvements croisés sang-urine prévus mercredi matin conformément à la ligne adoptée par l’association des coureurs. Les coureurs italiens, soutenus par leurs groupes sportifs, se retranchent pour l’instant derrière la position de leur association, à savoir le refus de la superposition des contrôles du Coni et de l’Union cycliste internationale (Uci) sur le Giro. Ils rappellent qu’ils sont d’accord pour des contrôles, tant urinaires que sanguins, mais refusent l’accumulation des prélèvements. Le président de la Fédération italienne de cyclisme, Giancarlo Ceruti, a soutenu à cent pour cent la politique du Coni sur ce sujet. Il a toutefois laissé la porte ouverte à une issue au conflit qui pourrait déboucher sur un différend au moment de la sélection au championnat du monde de Vérone (Italie), en octobre prochain. «La position de coureurs de premier plan (Pantani) disant qu’ils étaient disponibles pour les contrôles m’a fait plaisir», a déclaré à ce propos Giancarlo Ceruti. «Sur la méthode, on peut discuter». Le cas Casagrande Le président de la Fédération italienne a souligné toutefois que les coureurs avaient été informés dès la fin de l’année dernière de la mise en place de la campagne du Coni. «Je ne prends pas de risque pour ma santé», basée sur l’adhésion volontaire. Giancarlo Ceruti a rappelé également que l’accès à la sélection italienne pour les championnats du monde ou les Jeux olympiques impliquait de se soumettre aux contrôles prévus par ce programme de prévention. Le 21 mai dernier, à Foggia, les médecins du Coni ont procédé à ces contrôles croisés auprès de trois équipes (Ballan, Mobilvetta, Vini Caldirola), ce qui a provoqué un mouvement de protestation du peloton italien. Par la suite, seule l’équipe Mapei a accepté de se soumettre à de nouveaux contrôles. En ce qui concerne le coureur italien Filippo Casagrande, qui a continué à disputer le Giro bien que son contrôle de Foggia ait donné lieu à un résultat hors des normes dans des circonstances jugées problématiques par les coureurs, le président de la Fédération italienne s’est montré très ferme. Le dossier Casagrande sera transmis aux instances compétentes pour qu’une décision soit prise à son sujet. Tour d’Allemagne : les organisateurs se félicitent déjà du succès public Les organisateurs du Tour d’Allemagne cycliste n’ont pas attendu la fin de la course jeudi pour se féliciter du succès public de l’épreuve, enterrée pendant 17 ans pour cause d’indifférence généralisée. «Le Tour roule, et juqu’à présent il roule très bien. La résonnance publique est énorme, l’organisation marche», a assuré mercredi à la presse le président de la Fédération allemande de cyclisme Manfred Bohmer. Il s’est dit convaincu que la Fédération internationale (Uci) allait classer le Tour dans une catégorie supérieure l’an prochain, affirmant que le bon déroulement de la course et les réactions positives des équipes participantes laissaient présager du succès pour l’avenir. Presque chaque jour de nouvelles villes se portent candidates à l’accueil d’une étape, a-t-il assuré. Pour l’an prochain Bohmer a expliqué qu’il avait demandé un décalage dans le calendrier pour que le Tour d’Allemagne n’empiète pas sur le Giro. La version 2000 du Tour d’Allemagne devrait aussi comporter une journée de plus, a ajouté Bohmer, qui compte corser la course l’an prochain. «Pour avoir une étape de montagne, nous devrions aller au moins en Forêt noire (dans le sud-ouest). Il est bien possible que cela ait lieu», a-t-il ajouté. Né en 1911 et enterré il y a 17 ans par manque de fonds et d’intérêt, le Tour d’Allemagne a profité de l’engouement pour le cyclisme en Allemagne suscité par la victoire de Jan Ullrich au Tour de France en 1997. Les fabricants européens opposés au nouveau réglement de l’Uci Les fabricants européens de bicyclettes, regroupés dans un comité de liaison (Colibi), se sont prononcés mercredi à Trévise, à l’occasion du contre-la-montre du Giro, contre la décision de l’Union cycliste internationale (Uci) portant sur la définition des vélos de course à partir de l’an 2000. «Les entreprises européennes ne peuvent accepter que l’Uci fixe des règles qui figent les spécifications techniques des bicyclettes d’une manière unilatérale», a estimé le Colibi qui dit être soutenu par l’association des groupes sportifs (AIGCP) présidée par l’Espagnol Manolo Saiz. «Il nous paraît intellectuellement mauvais de prendre quelque décision que ce soit qui écarte tout développement technique», a ajouté le Colibi. «L’Uci pense avoir le droit de fixer les paramètres des matériels utilisés. Ces paramètres ne prennent pas en compte en premier lieu des nécessités physiques ou techniques, mais davantage une certaine idée du sport». Le futur règlement matériel de l’Uci prévoit des modifications par rapport à la situation actuelle, dans un sens beaucoup plus contraignant.
L’Italien Marco Pantani a conservé son maillot rose de leader du Giro, mercredi, lors de l’épreuve de vérité du contre-la-montre individuel de 42 kilomètres couru autour de Trévise. «Il Pirata», mal à l’aise dans ce genre d’exercice, s’est classé septième de l’épreuve dans le temps de 54’33’’ à 1’38’’ du vainqueur ukrainien Sergueï Gontchar. Le coureur de la Mercatone a limité les écarts avec ses rivaux immédiats au classement général et peut espérer asseoir définitivement sa suprématie lors des étapes de montagne dans les Dolomites à partir de jeudi. Pantani devra pourtant se méfier de son compatriote Paolo Savoldelli, révélation de ce Tour d’Italie 1999 et qui a confirmé ses ambitions mercredi en signant le deuxième chrono (53’12’’) du clm. Derrière l’intouchable Gontchar,...