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Actualités - Chronologie

Rudolf Scharping favori pour diriger l'Otan

Le ministre allemand de la Défense Rudolf Scharping est en position de favori pour succéder à la tête de l’Otan à l’Espagnol Javier Solana. Aucune date n’a encore été avancée pour l’entrée en fonctions de Javier Solana, dont le mandat à l’Otan expire à la fin de l’année, et qui avait fait état de son souhait de ne pas être renouvelé au siège de l’Alliance. Parmi les noms avancés depuis plusieurs semaines pour être le futur secrétaire général de l’organisation, celui du ministre allemand de la Défense est le plus fréquemment évoqué. Ce serait un excellent patron de l’Otan, estiment plusieurs diplomates. Mais le ministre allemand de la Défense a affirmé hier à Madrid qu’il ne serait pas candidat au poste : «Certaines spéculations me paraissent très flatteuses, mais j’ai des obligations dans mon pays et je vais continuer à les remplir», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol Eduardo Serra. En fait, un mandat de quatre ans au siège de l’Alliance écarterait M. Scharping de manière durable de la vie politique allemande et cela n’est peut-être pas sa priorité. Parmi les autres candidats potentiels à la succession de Javier Solana, figure depuis longtemps le ministre de la Défense du Danemark, Hans Haekkerup. Ce dernier est depuis très longtemps intéressé par le poste de secrétaire général de l’Alliance. Le ministre social-démocrate danois, en fonction depuis 6 ans et demi, n’aurait cependant guère de chances, selon des diplomates. Le Danemark «est l’éternel second», ironise l’un d’entre eux en faisant référence à d’autres tentatives dans le passé de ce pays pour obtenir le poste de patron de l’Otan. Le prochain secrétaire général, qui sera nommé pour quatre ans, doit convenir à la fois aux États-Unis et aux Européens. Traditionnellement, il s’agit d’un Européen (les États-Unis se gardant le contrôle de la structure militaire intégrée de l’Alliance), qui doit parler l’anglais et le français, les deux langues officielles de l’Otan. Il ne peut s’agir ni d’un Italien (Rome a déjà la présidence de la Commission européenne et le poste de président du comité militaire de l’Otan), ni d’un Espagnol (Madrid vient d’occuper le poste), ni a priori d’un Grec ou d’un Turc, en raison de l’antagonisme existant entre les deux pays. La Pologne, la République tchèque et la Hongrie sont trois pays trop récemment entrés à l’Otan (en mars) pour pouvoir prétendre au poste de secrétaire général. L’Islande n’a pas d’armée et la France est le seul pays de l’Alliance à ne pas être membre du commandement militaire intégré (depuis 1966). Beaucoup de postes européens étant occupés par des Européens du Sud, il pourrait être difficile au Portugal de prétendre à un poste à l’Otan. Reste le Luxembourg, la Belgique, la Grande-Bretagne et les pays nordiques (outre le Danemark, la Norvège), qui pourraient éventuellement faire acte de candidature.
Le ministre allemand de la Défense Rudolf Scharping est en position de favori pour succéder à la tête de l’Otan à l’Espagnol Javier Solana. Aucune date n’a encore été avancée pour l’entrée en fonctions de Javier Solana, dont le mandat à l’Otan expire à la fin de l’année, et qui avait fait état de son souhait de ne pas être renouvelé au siège de l’Alliance. Parmi les noms avancés depuis plusieurs semaines pour être le futur secrétaire général de l’organisation, celui du ministre allemand de la Défense est le plus fréquemment évoqué. Ce serait un excellent patron de l’Otan, estiment plusieurs diplomates. Mais le ministre allemand de la Défense a affirmé hier à Madrid qu’il ne serait pas candidat au poste : «Certaines spéculations me paraissent très flatteuses, mais j’ai des obligations...