Dans les années 58-59, le père Antoine Lammens commence des études d’iconographie byzantine et syriaque à l’Université de Louvain, en Belgique. «À cette époque, les instituts de restauration n’existaient pas», se souvient-il. «Les restaurateurs étaient formés dans l’atelier d’autres restaurateurs, qui exécutaient à leur façon ce qu’ils avaient appris, empiriquement. Chaque restaurateur prenait un apprenti et lui confiait certains “trucs” car, en ce temps-là, la formation scientifique était nulle». Quelques années plus tard, lorsqu’il visite, pour la première fois, la Syrie et le Liban, le père Lammens est frappé par le nombre d’icônes en mauvais état. «J’étais inquiet pour ce patrimoine chrétien que je voyais dépérir». De retour en Belgique, il se met à la recherche de cours de restauration d’icônes. À l’Université américaine de Bruxelles, le recteur lui répond qu’il n’existe encore rien de précis dans ce domaine. Toutefois, il encourage le père Lammens à créer quelque chose lui-même et lui conseille pour cela de s’inscrire d’abord pour une formation de chimiste. Après un temps d’hésitation, le père Lammens finit par suivre les conseils du recteur. Ce n’était pas évident pour moi, souligne-t-il, «c’était complètement différent de ce que j’avais, en tant que prêtre, voulu faire de ma vie. Mais je me suis lancé dans l’aventure». Après trois ans de cours, suivis d’un an de travaux appliqués et d’analyses en laboratoire, le père Lammens repart pour le Liban. Où il vivra pendant plusieurs années. Mais la guerre éclate sans qu’il ait eu l’occasion de travailler dans la restauration d’icônes. Il quitte ensuite Beyrouth pour Paris où il enseignera cette matière à l’École du Louvre. De 1987 à 1996, il s’occupera de superviser l’opération de restauration, en Europe, de 41 icônes libanaises. Avant de répondre à l’invitation de l’Alba.
Dans les années 58-59, le père Antoine Lammens commence des études d’iconographie byzantine et syriaque à l’Université de Louvain, en Belgique. «À cette époque, les instituts de restauration n’existaient pas», se souvient-il. «Les restaurateurs étaient formés dans l’atelier d’autres restaurateurs, qui exécutaient à leur façon ce qu’ils avaient appris, empiriquement. Chaque restaurateur prenait un apprenti et lui confiait certains “trucs” car, en ce temps-là, la formation scientifique était nulle». Quelques années plus tard, lorsqu’il visite, pour la première fois, la Syrie et le Liban, le père Lammens est frappé par le nombre d’icônes en mauvais état. «J’étais inquiet pour ce patrimoine chrétien que je voyais dépérir». De retour en Belgique, il se met à la recherche de cours de...
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