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Actualités - Chronologie

Washington continue à croire à la victoire mais cherche un compromis

Les États-Unis ont maintenu hier leur rejet de toute offensive militaire terrestre contre la Yougoslavie, tout en défendant leurs plans pour placer 50 000 soldats de l’Otan autour du Kosovo afin de préparer le retour des réfugiés. «Il s’agit de mettre en place une force de paix qui assurera le retour en toute sécurité des réfugiés», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche Joe Lockhart en soulignant que les frappes de l’Otan étaient «efficaces» et que l’Otan en restait à sa stratégie aérienne. Au cours du week-end, le porte-parole du Pentagone Kenneth Bacon a également soufflé le chaud et le froid en affirmant à quelques minutes d’intervalle que la stratégie de l’Otan n’avait «pas été modifiée» mais que l’envoi de troupes terrestres supplémentaires permettrait de «prendre en compte diverses options». Les Alliés, dont certains commencent à afficher ouvertement leur lassitude devant la poursuite du conflit, devraient se prononcer cette semaine à Bruxelles sur l’envoi de ces contingents supplémentaires. Les responsables militaires de l’Otan estiment qu’une décision doit être prise sans tarder si l’on veut que ces troupes soient à pied d’œuvre avant la fin de l’été et le retour des mauvaises conditions météo. Depuis le début des opérations contre la Yougoslavie, le président Clinton a navigué au plus près pour tenir compte à la fois de son opinion publique, favorable aux frappes mais très sensible à toutes pertes humaines américaines et des nuances parfois importantes existant entre les membres de l’Alliance atlantique. Des analystes américains lui ont d’ailleurs reproché de décider de la guerre à travers les sondages, et régulièrement des membres du Congrès élèvent la voix pour regretter que le président ne soit toujours pas parvenu à expliquer au pays les raisons de l’engagement américain dans ce conflit. Les États-Unis, qui craignent que le front de l’Otan ne se lézarde davantage, espèrent à l’évidence que la présence de 50 000 soldats de l’Otan bien armés sur les frontières du Kosovo constituera un moyen de pression supplémentaire sur Slobodan Milosevic pour l’amener à se montrer plus souple dans les négociations menées par l’intermédiaire de l’émissaire russe Viktor Tchernomyrdine. Tout indique que les États-Unis, tout en affirmant comme intangibles les cinq grands principes du règlement de paix au Kosovo définis par l’Occident, sont désormais prêts à faire des concessions pour arracher un accord et éviter un enlisement humiliant dans le conflit, qui augurerait très mal des efforts de modernisation de l’Otan. La secrétaire d’État Madeleine Albright a déclaré dimanche que Belgrade pourrait conserver des militaires au Kosovo après la conclusion d’un accord. Rien n’indique toutefois que le président Milosevic se montrera plus réceptif, au contraire. Selon le New York Times, le président yougoslave aurait commencé à envoyer des renforts de troupes au Kosovo près de la frontière albanaise. Selon le journal, qui cite des responsables de l’Otan, en renforçant militairement sa main, Slobodan Milosevic chercherait à obtenir de meilleurs conditions sur un règlement de paix.
Les États-Unis ont maintenu hier leur rejet de toute offensive militaire terrestre contre la Yougoslavie, tout en défendant leurs plans pour placer 50 000 soldats de l’Otan autour du Kosovo afin de préparer le retour des réfugiés. «Il s’agit de mettre en place une force de paix qui assurera le retour en toute sécurité des réfugiés», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche Joe Lockhart en soulignant que les frappes de l’Otan étaient «efficaces» et que l’Otan en restait à sa stratégie aérienne. Au cours du week-end, le porte-parole du Pentagone Kenneth Bacon a également soufflé le chaud et le froid en affirmant à quelques minutes d’intervalle que la stratégie de l’Otan n’avait «pas été modifiée» mais que l’envoi de troupes terrestres supplémentaires permettrait de «prendre en compte...