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Actualités - Chronologie

Paléontologie - La viande au menu Australopithèque-surprise

Les restes d’un australopithèque vieux de 2,5 millions d’années, qui employait déjà des outils de pierre pour dépecer des proies, ont été mis au jour en Éthiopie par une équipe de paléontologues américano-éthiopienne, annonce la revue «Science». Classé en tant qu’espèce à part, ce nouvel ancêtre possible de l’homme a reçu le nom scientifique d’«Australopithecus garhi» (mot afar signifiant «surprise»), puisque «personne ne s’y attendait», souligne Tim White, de l’Université de Californie, à Berkeley, qui a dirigé cette équipe avec Barhane Afaw, du Service de recherche sur la Vallée du Rift, à Addis-Abeba. À proximité du village de Bouri, sur un site désertique du Moyen-Awash, à deux jours de piste au nord-est de la capitale, les paléontologues espéraient en fait trouver des restes d’un autre hominidé, Australopithecus africanus, le tout premier australopithèque connu. Décrit dès 1924 en Afrique du Sud, cet australopithèque est considéré par certains scientifiques comme le meilleur candidat à la place d’ancêtre direct de l’homme. Mais avec la découverte, depuis, d’une dizaine d’autres, dont les plus anciens ont plus de 4 millions d’années, certains peut-être apparentés plutôt au chimpanzé, à la fois adaptés à la vie au sol et dans les arbres, d’autres nettement bipèdes et plus proches de nous, cette question reste ouverte. L’équipe White-Barhane vient d’en élargir la famille. Les paléontologues ont en effet eu la surprise de trouver des fragments de crâne ainsi que des os de bras et de jambes de plusieurs autres individus, nettement distincts par leur anatomie des australopithèques connus. En revanche, ils présentent des ressemblances, notamment par leurs grandes dents et une face projetée vers l’avant, avec les plus vieux Australopithecus afarensis, espèce à laquelle appartenait Lucy (de 3,2 millions d’années). Mais contrairement à Lucy, encore assez simiesque dans ses proportions, l’«australopithèque-surprise» avait des bras relativement courts et des jambes plus longues et se rapprochait ainsi des Homo erectus (1,7 million d’années).
Les restes d’un australopithèque vieux de 2,5 millions d’années, qui employait déjà des outils de pierre pour dépecer des proies, ont été mis au jour en Éthiopie par une équipe de paléontologues américano-éthiopienne, annonce la revue «Science». Classé en tant qu’espèce à part, ce nouvel ancêtre possible de l’homme a reçu le nom scientifique d’«Australopithecus garhi» (mot afar signifiant «surprise»), puisque «personne ne s’y attendait», souligne Tim White, de l’Université de Californie, à Berkeley, qui a dirigé cette équipe avec Barhane Afaw, du Service de recherche sur la Vallée du Rift, à Addis-Abeba. À proximité du village de Bouri, sur un site désertique du Moyen-Awash, à deux jours de piste au nord-est de la capitale, les paléontologues espéraient en fait trouver des restes d’un...