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Actualités - Chronologie

Jesse Jackson rencontre le patriarche serbe Pavle

Le pasteur américain Jesse Jackson, qui tente à Belgrade d’obtenir la libération de trois soldats américains détenus depuis le 31 mars, s’est entretenu pendant plus d’une heure vendredi matin avec le chef de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche Pavle. Le patriarche, a-t-il dit, a «lancé un appel pour la libération inconditionnelle des (trois) soldats» et celle des journalistes étrangers détenus en Serbie. L’ancien candidat à l’élection présidentielle américaine a fait valoir que «la liberté de la presse et la liberté des cultes sont la clé de la réconciliation et de la reconstruction». Il faut, a-t-il dit, sortir de «l’impasse» actuelle dans le processus de paix. «Des ponts ont été détruits, mais les ponts de la foi, de la diplomatie et de la communication doivent être reconstruits», a-t-il affirmé en appelant les dignitaires religieux à y contribuer. «Nous voulons tous que les bombardements cessent, mais aussi que cesse la violence au Kosovo» et que soient rapatriés les réfugiés, a-t-il souligné. «Un processus simultané doit être engagé afin de permettre à toutes les parties (...) de s’en remettre avec dignité à la diplomatie et la communication», a-t-il poursuivi, en se prononçant pour le déploiement au Kosovo d’«une force de paix multinationale qui assurera la sécurité de tous ceux qui y vivent, Serbes et Albanais». Le pasteur américain a entamé en fin de matinée une visite de Belgrade, quelques heures après les plus violentes frappes menées à ce jour par l’aviation de l’Otan sur le centre de la capitale yougoslave. La délégation conduite par M. Jackson, forte de 26 personnes, comprend un juriste démocrate de l’Illinois d’origine serbe, Rod Blagojevich, qui a arrangé la visite. Le gouvernement américain a essayé à plusieurs reprises de dissuader le pasteur de se rendre à Belgrade, en indiquant qu’il ne pouvait en garantir la sécurité.
Le pasteur américain Jesse Jackson, qui tente à Belgrade d’obtenir la libération de trois soldats américains détenus depuis le 31 mars, s’est entretenu pendant plus d’une heure vendredi matin avec le chef de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche Pavle. Le patriarche, a-t-il dit, a «lancé un appel pour la libération inconditionnelle des (trois) soldats» et celle des journalistes étrangers détenus en Serbie. L’ancien candidat à l’élection présidentielle américaine a fait valoir que «la liberté de la presse et la liberté des cultes sont la clé de la réconciliation et de la reconstruction». Il faut, a-t-il dit, sortir de «l’impasse» actuelle dans le processus de paix. «Des ponts ont été détruits, mais les ponts de la foi, de la diplomatie et de la communication doivent être reconstruits», a-t-il...