Se prélasser sur une balancelle, bercé par la brise d’été... Ou encore, quoi de mieux qu’un petit déjeuner sur la terrasse illuminée par le clair soleil du matin.... Et puis, rien de tel qu’un bon dîner entre amis, au milieu des plantes vertes du jardin... Au Liban, les occasions de profiter du beau temps sont foison, et être à l’aise dans son fauteuil est aussi important à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est pourquoi le meuble de jardin tient une place majeure dans la vie estivale libanaise. Au cœur du jardin ou en terrasse, sur le balcon ou à la plage, en bois, en résine, avec ou sans tissu, le meuble de jardin est un souci à part entière qui fait l’objet de nombreuses recherches et de créations. Le meuble de jardin, un must Démontrer l’intérêt des meubles de jardin semble superflu étant donné l’évidence de ce besoin au Liban. La saison chaude étant très longue, les gens aiment à passer du temps à l’extérieur. Chaque maison dispose de balcons, les maisons à la montagne sont nombreuses. Toutefois, deux types de produits se distinguent très nettement sur le marché : l’un, réalisé localement à très bon prix, en plastique le plus souvent, et l’autre importé de qualité supérieure et utilisant des matériaux plus élaborés comme le bois ou la résine. Dans ces produits d’importation, les créateurs s’évertuent à faire preuve de toujours plus d’originalité et de créativité. Au-delà des classiques (tables et chaises, voire chaises longues), de nouveaux éléments font leur apparition. La balancelle, incontournable en terrasse, à placer sous une tonnelle par exemple, se décline de mille et une manières. La marque Grand Soleil, représentée par Vanlian, la propose en résine dans des coloris divers, ainsi que des parasols, des dessertes... La résine permet de réaliser des motifs multiples dans une palette de couleurs très vaste : fleuri, marbre, uni... «Chaque année, nous proposons des nouveautés, déclare Armen Vanlian, directeur de la Galerie Vanlian. Par exemple, Grand Soleil a mis au point des tables en résine dans lesquelles une nappe est intégrée. Elle est la seule compagnie à proposer ce genre de chose. Nous-mêmes, qui la représentons, ne savons pas comment ils obtiennent ce résultat». Le blanc reste la couleur de référence, mais ne fait pas l’unanimité. «Il est regrettable que ce blanc ne s’intègre pas bien dans la nature, soupire Khalil Khoury, président d’Interdesign. C’est pourquoi nous nous attachons à proposer des meubles d’extérieur de couleur sable, vert...». La résine est très populaire car elle est pratique : elle se lave très facilement à l’eau et peut se ranger facilement. La plupart des chaises s’encastrent les unes dans les autres ou sont pliables. De plus, la résine résiste à des températures extrêmes (de 60 degrés à moins 30), ce qui permet de laisser les meubles à l’extérieur quelle que soit la saison. «Les meubles de jardin sont très spécialisés, remarque Khalil Khoury. Ils doivent répondre à des critères de qualité très précis. Ils doivent être résistants pour affronter la nature, le soleil, la pluie. Ils doivent être pliables, car on ne s’en sert pas tout le temps et il faut pouvoir les ranger. Ils doivent être légers pour être facilement transportables. Ils doivent résister à la saleté. Un meuble en bois ne doit pas absorber la moindre saleté, la peinture ne doit pas s’effriter. Le matériau idéal reste la résine. Celle-ci peut être structurée comme l’os humain. Plus on entre en profondeur, plus elle est poreuse, ce qui la rend plus légère, plus résistante». Les parasols jouent un rôle tout aussi important, qu’il convient de prendre en compte : rectangulaires, de grand format, ils permettent d’abriter les grandes tablées. Une toile imperméabilisée est préférable et un parasol de grande taille, plus difficile à ouvrir, doit comporter une poulie. Une goupille de sécurité, une tige en cuivre qui maintient la couronne des baleines ouvertes, est appréciable par temps de grand vent. Enfin, la banquette montre que l’on peut conjuguer charme, confort et simplicité. Le banc se décline d’ailleurs sous diverses formes : circulaire, en demi-cercle ou tout simplement longiligne. Une compétition locale farouche Armen Vanlian remarque : «Depuis quinze ans, la production locale de meubles de jardin a beaucoup augmenté. Nous ne souhaitons pas produire localement parce que justement, en raison de la grande quantité de producteurs libanais, la concurrence est très rude. De plus, localement, on se contente de copier. Des meubles que nous vendrons 10$ seront vendus 5$, mais la qualité ne sera évidemment pas la même. Par exemple, une chaise en résine 100% pèsera 4 kg, alors qu’ici elle pèsera 2 kg et sera constituée d’un mélange de résine et de plastique». Khalil Khoury va totalement dans ce sens : «Nous ne voulons pas entrer dans le marché très spécialisé de la production locale, d’autant plus qu’il est très réduit. Les moules sont si chers qu’il faut vendre de très nombreuses pièces pour amortir le prix d’un seul moule». De plus, la nécessité de suivre les tendances du marché chaque année constitue l’une des raisons pour lesquelles les produits importés sont séduisants. D’année en année, les designers continuent de faire travailler leur imagination, alors qu’au Liban, une fois que le moule est importé par une société, un seul modèle peut être réalisé. Changer chaque année de moule demanderait un investissement trop important. Évidemment, à l’opposé, la différence de prix est un facteur décisif dans le fonctionnement de cette concurrence. «Nos taux de douanes à l’importation sont exactement de 39%, plus les frais divers, indique Armen Vanlian. Aussi, de la sortie de l’usine, un produit nous coûte 70% plus cher. Pour compenser cela, nous vendons en faisant moins de bénéfice, mais en comptant sur la quantité. Il faut aussi garder en tête que pour acheter des meubles de qualité, le public préfère s’adresser aux importateurs qui font venir leurs produits d’Italie ou de France». Quoi qu’il en soit, reconnaître un meuble en résine de qualité est relativement simple : il faut d’abord faire attention à son poids. Une chaise doit peser en moyenne 4 kg. Le confort, la solidité, le travail de finition font évidemment toute la différence. «C’est le savoir-faire qui définit la qualité d’un meuble quel qu’il soit, explique Khalil Khoury. Il faut savoir doser les formes, les courbures. Un demi-centimètre dans l’inclinaison d’un dossier fait la différence». Effectivement, se trouver mal à l’aise dans un meuble de jardin est chose facile, mais cela est d’autant plus dérangeant que les jardins et les terrasses sont des lieux de relaxation et de confort. La meilleure façon de savoir à quoi s’en tenir reste donc d’essayer chaque meuble avant de l’acheter, afin de savoir si, au bout de cinq minutes, on est encore bien, si les genoux et les jambes se trouvent à l’aise sous la table. En bref, mieux vaut ne pas s’attacher uniquement à l’aspect visuel des meubles. Évidemment, ceux-ci doivent aussi s’accorder avec l’ensemble, mais le confort ne doit en aucun cas être négligé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Se prélasser sur une balancelle, bercé par la brise d’été... Ou encore, quoi de mieux qu’un petit déjeuner sur la terrasse illuminée par le clair soleil du matin.... Et puis, rien de tel qu’un bon dîner entre amis, au milieu des plantes vertes du jardin... Au Liban, les occasions de profiter du beau temps sont foison, et être à l’aise dans son fauteuil est aussi important à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est pourquoi le meuble de jardin tient une place majeure dans la vie estivale libanaise. Au cœur du jardin ou en terrasse, sur le balcon ou à la plage, en bois, en résine, avec ou sans tissu, le meuble de jardin est un souci à part entière qui fait l’objet de nombreuses recherches et de créations. Le meuble de jardin, un must Démontrer l’intérêt des meubles de jardin semble superflu étant...