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Actualités - Conferences De Presse

Chypre Les deux espions israéliens blanchis pour raison d'Etat

«La raison d’État» a dicté le retrait de l’accusation d’espionnage contre deux Israéliens jugés à Chypre, a déclaré vendredi le procureur général, Aleccos Markidès, cité par l’agence chypriote CNA. M. Markidès a convoqué une conférence de presse pour expliquer la décision annoncée auparavant au tribunal de Larnaca (sud) par la défense dans le cadre d’un accord avec le Parquet : les deux hommes plaideront coupables de possession de matériel illégal en contrepartie du retrait des autres chefs d’accusation. Le procureur général de Chypre a expliqué que la décision de retirer l’accusation d’espionnage faisait suite à des «contacts à haut niveau de la part de responsables israéliens, de sénateurs américains et de responsables européens». Ceux-ci visaient à «convaincre» le président chypriote Glafcos Cléridès et le chef de la diplomatie, Yiannakis Cassoulidès, que les deux Israéliens n’agissaient pas contre Chypre, a précisé CNA. M. Markidès a confirmé avoir rencontré son homolgue israélien Eliakim Rubenstein en décembre et janvier à cet effet. Il a ajouté que la réduction des charges réduisait aussi la peine de prison de dix ans à six ans. Les deux Israéliens, Igal Damary, 49 ans, et Udi Argov, 37 ans, avaient été arrêtés début novembre sur la côte sud de l’île et accusés d’espionnage, conspiration en vue d’espionner et possession de matériel d’écoutes illégal. Les autorités chypriotes avaient auparavant rejeté des arguments israéliens sur leur innocence et refusé de les remettre en liberté, soupçonnant les deux Israéliens d’avoir agi pour le compte de la Turquie, dont les troupes occupent depuis 1974 le nord de Chypre, et qui coopère militairement avec Israël. Le Parquet avait présenté 23 pièces à conviction, dont du matériel d’écoutes, un ordinateur portable, deux téléphones portatifs, cinq magnétophones et huit cartes de Chypre sur lesquelles étaient signalées des «installations militaires».
«La raison d’État» a dicté le retrait de l’accusation d’espionnage contre deux Israéliens jugés à Chypre, a déclaré vendredi le procureur général, Aleccos Markidès, cité par l’agence chypriote CNA. M. Markidès a convoqué une conférence de presse pour expliquer la décision annoncée auparavant au tribunal de Larnaca (sud) par la défense dans le cadre d’un accord avec le Parquet : les deux hommes plaideront coupables de possession de matériel illégal en contrepartie du retrait des autres chefs d’accusation. Le procureur général de Chypre a expliqué que la décision de retirer l’accusation d’espionnage faisait suite à des «contacts à haut niveau de la part de responsables israéliens, de sénateurs américains et de responsables européens». Ceux-ci visaient à «convaincre» le président...