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Actualités - Chronologie

Crise - L'effet samba du real Rio malade de son carnaval

À trois semaines du Carnaval, devant rythmer la vie du Brésil pendant quatre jours et quatre nuits, à la mi-février, les écoles de samba accusent les premiers coups de la crise monétaire, «l’effet samba», qui va grandement renchérir le montant de leurs dépenses. Selon les estimations, la dévaluation du real, de près de 40 % depuis le début de la crise, le 6 janvier, a entraîné une augmentation moyenne des dépenses de quelque 300 000 reals (près de 176 000 dollars au cours actuel voisin de 1,70 real pour 1 USD) pour chacune des principales écoles de Rio de Janeiro, qui consacreront en moyenne un million de reals (590 000 dollars) pour préparer le grand défilé annuel d’une heure et demie. Le coup est d’autant plus difficile à encaisser que les écoles de samba s’approvisionnent de plus en plus à l’étranger depuis l’adoption du Plan Real, qui avait permis d’assainir l’économie et de stabiliser la monnaie nationale en 1994. Paillettes, tissus, plumes pour les tenues des carnavaliers, matériaux synthétiques pour la fabrication des chars allégoriques proviennent bien souvent de marchés extérieurs, notamment de Chine. «On importait beaucoup, mais maintenant ce n’est plus possible», regrette Paulo Miranda, le président de Portela, la formation de Madureira, un faubourg de l’ouest de Rio. Accablé par les factures en dollars des importateurs, qui doivent être réglées avant la fin du mois, à quoi s’ajoutent à des problèmes latents de financement, Miranda espère obtenir, sans trop y croire, une aide supplémentaire de la Ligue indépendante des écoles de samba. Selon le dirigeant de Vila Isabel, Olicio Alves de Santos, son école de samba est subitement confrontée, avec la dégringolade du real, à une hausse minimum de 20 % de ses coûts pour le prochain carnaval. Certaines écoles plus prévoyantes, et s’étant approvisionnées en matériel il y a longtemps, n’ont cependant pas été prises de cours par la crise économique.
À trois semaines du Carnaval, devant rythmer la vie du Brésil pendant quatre jours et quatre nuits, à la mi-février, les écoles de samba accusent les premiers coups de la crise monétaire, «l’effet samba», qui va grandement renchérir le montant de leurs dépenses. Selon les estimations, la dévaluation du real, de près de 40 % depuis le début de la crise, le 6 janvier, a entraîné une augmentation moyenne des dépenses de quelque 300 000 reals (près de 176 000 dollars au cours actuel voisin de 1,70 real pour 1 USD) pour chacune des principales écoles de Rio de Janeiro, qui consacreront en moyenne un million de reals (590 000 dollars) pour préparer le grand défilé annuel d’une heure et demie. Le coup est d’autant plus difficile à encaisser que les écoles de samba s’approvisionnent de plus en plus à l’étranger...