Le marché libanais des changes a entamé la semaine à Beyrouth, sur un ton calme et stationnaire en l’absence d’éléments nouveaux susceptibles d’inciter les opérateurs à prendre des initiatives à l’achat et à la vente des devises en dehors de leurs besoins courants. Et c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar en l’état entre 1 502,00 et 1 514,00 LL que celui-ci a dû clôturer la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais en raison de la réticence du marché à l’offre, le billet vert a continué de se négocier pratiquement au haut de la fourchette d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle, soit entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé, hier, quelque neuf millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL. Volatilité du dollar à l’étranger À l’étranger, le dollar était en léger recul face au yen tout en s’appréciant contre l’euro sur des marchés relativement calmes malgré des rumeurs de dévaluation de la devise chinoise jugée improbable par plusieurs analystes. L’évocation pour la première fois par l’agence de presse officielle chinoise de la possibilité d’une dévaluation du yuan avait brièvement profité au dollar dans la matinée sur les marchés asiatiques. Mais après que la Banque centrale chinoise eut démenti ces informations, le billet vert s’est replié sous l’effet de prises de bénéfices profitant surtout à la devise nippone. Cela d’autant que le Brésil présente toujours des problèmes importants à résoudre qui sont censés maintenir le dollar sous pression. À cet égard, les opérateurs ont été sensibilisés par des nouvelles faisant état que les autorités brésiliennes estimaient que la crise monétaire au Brésil n’est pas près de s’achever et que la situation sur les marchés financiers ne commencera à se normaliser que d’ici à trois mois et que six mois seront nécessaires après pour que le pays retrouve sa stabilité économique. Pourtant, le dollar a profité hier de la fermeture des marchés brésiliens à l’occasion d’une fête nationale et d’anticipations de bons résultats de la croissance économique américaine au quatrième trimestre devant paraître vendredi prochain. Il s’est en effet bien tenu contre la monnaie unique européenne qui semble souffrir de perspectives économiques peu réjouissantes de la zone euro qui pourraient entraîner une baisse des taux d’intérêt européens avant les taux américains. Dans ce contexte, le dollar s’est négocié à New York sur un ton mitigé, comme suit : – 1,1555 pour un euro contre 1,1580, vendredi dernier. – 1,6565 pour un sterling contre 1,6555. – 1,6925 DM contre 1,6890. – 5,6750 FF contre 5,6660. – 1,3865 FS contre 1,3830. – 1 675,35 lires contre 1 672,25. – 113,95 yens contre 114,55. Bourse de Beyrouth : marché faible Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie en ce début de semaine de la baisse des actions «B» de Solidere et de celles de la Banque Audi, alors que le restant de la cote était inchangé. C’est ainsi que l’indice général Lispi des valeurs libanaises a diminué de 0,50 % à 87,54 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,21 % à 197,07 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle est restée très mince hier, avec 22 423 actions échangées d’une valeur globale de 202 955 dollars. Wall Street : irrégularité de la cote Wall Street continuait de souffrir des incertitudes sinon des inquiétudes entourant la situation financière et économique au Brésil présentant toujours des problèmes importants à résoudre. Cela d’autant que les rumeurs de dévaluation de la devise chinoise nourrissaient des craintes de crise économique au niveau des marchés asiatiques qui pourraient largement compromettre la conjoncture américaine. Toutefois, les perspectives d’une croissance économique soutenue aux États-Unis pendant le quatrième trimestre 1998, dont les chiffres seront publiés en une première estimation vendredi prochain, sont venues neutraliser l’effet déprimant des autres facteurs négatifs. À cet égard, l’annonce par le groupe pharmaceutique américain Merck qu’il ne procédera pas à une troisième série d’essais sur un nouveau médicament antidépressif n’a pu peser sur l’ensemble de la cote que passagèrement. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui avait fléchi jusqu’à 9 063,26 points, est parvenu à remonter la pente ensuite pour culminer à 9 185,06 points, avant d’afficher en préclôture 9 174,22 points, en hausse de 53,55 points. Paris : clôture en hausse La Bourse de Paris a terminé en hausse dans un marché étroit, lundi, à l’issue d’une première séance du mois boursier de février particulièrement volatil. Les opérateurs interrogés par Reuters s’étonnent de la bonne résistance des marchés aux difficultés en chaîne dans les pays émergents, avec notamment la crainte d’une dévaluation du yuan. «Il est surprenant que les marchés ne soient pas plus secoués par le Brésil et l’Asie», a commenté l’un d’entre eux, qui ajoute que les marchés américains continuent de jouer un rôle de «locomotive très puissante» sur les marchés européens. Londres : reprise d’espoir La Bourse de Londres a clôturé en hausse lundi, revigorée par des espoirs de fusion puis dans l’après-midi un bon début de séance à Wall Street, après une baisse initiale liée à des inquiétudes sur la Chine et le Brésil. À la clôture du marché, l’indice Footsie des cent principales valeurs gagnait 19,7 points à 5 880,9 points, soit une progression de 0,33 % par rapport à vendredi. Francfort : en baisse La Bourse de Francfort a démarré la semaine sur un recul de 0,39 %, les investisseurs faisant preuve d’une extrême réserve en raison de la crise au Brésil et par crainte d’une prochaine dévaluation de la devise chinoise, le yuan, ont indiqué des courtiers. Le X-DAX (DAX XETRA) a terminé la séance de lundi à 4 988,59 points sur le marché électronique Xetra, où sont brassés les deux tiers des ordres passés à Francfort. Zurich : reprise technique La Bourse suisse a clôturé en hausse lundi, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) gagnant 0,56 %, soit 39,80 points à 7 076,2, contre 7 036,4 pts vendredi. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a quant à lui progressé de 20,60 points à 4 457,73. «Le marché suisse, victime depuis quelques jours d’un manque de conviction, a bénéficié de facteurs techniques. Le SMI passait en effet sous le seuil psychologique des 7 000 points – avec un plus bas de 6 937,2 – avant de rebondir, avec l’aide de Wall Street, pour terminer sur un gain de 39,8 points», a commenté Thierry Ducret, de chez Warburg Dillon Read (groupe UBS). Tokyo : chasse aux bonnes affaires La Bourse de Tokyo a terminé lundi en hausse de 0,4 %, poussée par une chasse aux bonnes affaires et parce que les investisseurs ont finalement relativement bien réagi à l’éventualité d’une dévaluation du yuan chinois, selon des sources du marché. Après un recul en début de séance, l’indice Nikkei 225 a gagné 54,41 points, pour finir à 14 208,81 points, tandis que l’indice élargi Topix gagnait 1,42 point à 1 098,71.
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