Réunion aujourd'hui des représentants du Brésil et de l'Argentine
le 25 janvier 1999 à 00h00
Des responsables argentins et brésiliens se réuniront aujourd’hui à Brasilia pour tenter d’adopter des mesures communes afin d’amortir l’impact du flottement du real brésilien sur l’industrie et les exportations argentines. Mais les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), confrontés à la plus grave crise de son existence, ne voient pas pour le moment la nécessité de convoquer une réunion d’urgence de leurs responsables économiques et monétaires. Le gouvernement argentin devrait proposer au Brésil, qui dispose depuis la dévaluation du real d’un avantage compétitif par rapport à ses voisins, d’éliminer les incitations fiscales brésiliennes à l’exportation. L’Argentine va demander la suppression de subventions brésiliennes à l’exportation d’un montant d’un milliard de dollars, a indiqué à Buenos Aires une source officielle argentine à l’AFP. En 1998, l’Argentine a dégagé un excédent commercial de 800 millions de dollars avec le Brésil après un solde positif de 1,1 milliard de dollars en 1997. Toutefois, selon Maurice Costin, de la Fédération des industries de Sao Paulo (FIESP), «il est très difficile de savoir ce qui va être décidé» lors de la réunion bilatérale Brésil-Argentine. M. Costin a souligné que les autres pays du Mercosur ne seraient pas très touchés par la crise brésilienne. En revanche, en Argentine, plusieurs secteurs industriels pourraient être sérieusement perturbés, a-t-il estimé. Aujourd’hui, le secrétaire argentin à l’Industrie et au Commerce Alieto Guadagni et le secrétaire aux Relations économiques internationales des Affaires étrangères Jorge Campbell, rencontreront leurs homologues brésiliens le chef du Département de l’économie José Alfredo Graça Lima et le ministre du Développement de l’industrie et du commerce Celso Lafer. M. Campbell, qui se trouvait jeudi à Brasilia pour des pourparlers préliminaires, n’a pas précisé quelles mesures pourraient être décidées. «Toute mesure sera prise en commun avec l’objectif de préserver et d’approfondir le processus d’intégration du Mercosur», a-t-il déclaré. Il a également souligné qu’il était «difficile de mesurer l’évolution des flux commerciaux tant que le Brésil n’aurait pas trouvé son point d’équilibre».
Des responsables argentins et brésiliens se réuniront aujourd’hui à Brasilia pour tenter d’adopter des mesures communes afin d’amortir l’impact du flottement du real brésilien sur l’industrie et les exportations argentines. Mais les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), confrontés à la plus grave crise de son existence, ne voient pas pour le moment la nécessité de convoquer une réunion d’urgence de leurs responsables économiques et monétaires. Le gouvernement argentin devrait proposer au Brésil, qui dispose depuis la dévaluation du real d’un avantage compétitif par rapport à ses voisins, d’éliminer les incitations fiscales brésiliennes à l’exportation. L’Argentine va demander la suppression de subventions brésiliennes à l’exportation d’un montant d’un milliard de dollars,...
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