Le prince Abdallah ibn al-Hussein, le fils aîné du monarque hachémite qui pourrait être choisi prochainement par le roi Hussein comme l’héritier du trône, allie selon ses proches charisme et simplicité. Né le 30 janvier 1962 du deuxième mariage du roi Hussein avec l’Anglaise Toni Gardiner, devenue la princesse Mona, il a fait carrière dans l’armée, où il commande les forces spéciales depuis 1993. Il est général de division depuis mai 1998. Énergique et très direct, il est connu pour ne pas s’encombrer de circonvolutions et considéré comme un grand travailleur qui se partage entre le palais et ses fonctions militaires. «Il a le sens du respect d’autrui et un intérêt réel pour les gens moins privilégiés que lui», affirme un de ses proches. «Modeste, il a une capacité d’autocritique et accepte les remarques», a ajouté cette source. Le prince Abdallah s’est marié le 10 juin 1993 avec Rania al-Yassin, une Jordanienne d’origine palestinienne. Le couple a deux enfants, le prince Hussein né le 28 juin 1994 et la princesse Iman née le 27 septembre 1996. De taille moyenne, le visage poupon, il a des manières simples et affables et un contact facile avec ses subordonnés, affirment des sources qui le connaissent bien. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir Abdallah, son épouse et leurs deux enfants dîner simplement au Hard Rock café d’Amman, le prince s’assurant que ses gardes du corps ont été bien servis. Amitiés solides Selon ses proches, le prince Abdallah craint que l’aide internationale à la Jordanie se tarisse et souhaite faire de son pays une source de main-d’œuvre et d’intelligence pour la région, notamment le Golfe. Il a d’ailleurs bâti des amitiés solides avec plusieurs princes du Golfe qu’il rencontre régulièrement, soulignent-ils. Il est en outre impliqué dans des projets économiques et touristiques, où il voit un espoir de développement pour son pays. Il a récemment patronné le lancement d’un jeu télévisé français dans le désert du Wadi Rumm, les Forges du désert, convaincu de l’aspect promotionnel d’un tel programme. Ses parents ont divorcé en 1972, mais la princesse Mona, qui vit actuellement en Jordanie, est restée en contact étroit avec ses enfants. Après des études en Angleterre et aux États-Unis, le prince Abdallah rejoint en 1980 la prestigieuse école militaire de Sandhurst, près de Londres, où il reste un an. Après un an d’études de politique internationale à Oxford, il rentre en 1984 en Jordanie où il est affecté à la 40e brigade blindée. En 1985, il suit des cours de commandement de compagnie à l’école de la Cavalerie de Fort Knox, aux États-Unis et commande en Jordanie une compagnie de chars. Le prince est ensuite détaché en 1986 et 1987 à l’unité d’hélicoptères antichars Cobra, puis il passe un an à l’université de Georgetown à Washington. Selon des sources bien informées, le roi Hussein a clairement montré son intention de faire d’Abdallah son successeur en le chargeant mercredi d’accueillir des princes héritiers des monarchies du Golfe, une tâche qui aurait dû revenir au prince héritier en titre, son frère Hassan ibn Talal.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le prince Abdallah ibn al-Hussein, le fils aîné du monarque hachémite qui pourrait être choisi prochainement par le roi Hussein comme l’héritier du trône, allie selon ses proches charisme et simplicité. Né le 30 janvier 1962 du deuxième mariage du roi Hussein avec l’Anglaise Toni Gardiner, devenue la princesse Mona, il a fait carrière dans l’armée, où il commande les forces spéciales depuis 1993. Il est général de division depuis mai 1998. Énergique et très direct, il est connu pour ne pas s’encombrer de circonvolutions et considéré comme un grand travailleur qui se partage entre le palais et ses fonctions militaires. «Il a le sens du respect d’autrui et un intérêt réel pour les gens moins privilégiés que lui», affirme un de ses proches. «Modeste, il a une capacité d’autocritique et accepte les...