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Actualités - Chronologie

JO - Jeux de Sydney L'Australie déclare la guerre au trafic d'anabolisants

Une opération spéciale de renseignement est menée actuellement par les services australiens pour tenter de démanteler les filières d’importation de stéroïdes anabolisants, ont annoncé jeudi les autorités australiennes. «Il existe nécessairement, sous une forme ou sous une autre, une sorte de réseau de distribution illégal», a estimé un expert olympique de la lutte antidopage. «Pour l’instant, aucun indice ne nous permet d’affirmer qu’il s’agit d’un réseau important, mais c’est peut-être parce que nous ne fonctionnons que depuis une semaine», a déclaré pour sa part au Herald Sun de Melbourne, Lesley Honeyman, directrice du Service de renseignement olympique, ajoutant par ailleurs que chaque pays participant aux JO de l’an 2000 ferait l’objet d’une enquête. Des preuves de l’existence d’opérateurs individuels et de petits réseaux auraient déjà été découvertes et des services étrangers auraient été contactés pour fournir des informations sur les mouvements des athlètes suspects ou des responsables du trafic. Selon l’expert olympique de la lutte antidopage, il ne serait pas surprenant que des responsables sportifs étrangers aient déjà envoyé des trafiquants en Australie. Le Comité olympique australien (AOC) a annoncé jeudi qu’il avait nommé un directeur de la lutte antidopage appelé à collaborer avec les organismes chargés de faire respecter la loi et avec les sociétés pharmaceutiques. Par correspondance Ces mesures interviennent après la découverte, fin 1998, que le problème du dopage était réel en Australie. Le président de l’AOC, John Coates, avait alors reconnu que ce problème était «bien plus vaste» qu’il ne le pensait, tandis que Phil Coles, membre australien du Comité international olympique (CIO), avouait pour sa part: «Nous avons un vrai problème dans notre maison». En septembre, une enquête du Melbourne Age auprès de sportifs, médecins, chercheurs, soigneurs et fournisseurs avait révélé «l’image d’un pays inondé par les stéroïdes». Le quotidien concluait que l’hypocrisie des pouvoirs publics et les torrents d’argent déversés dans le sport créaient un environnement propice au développement du dopage. Un responsable des Douanes a indiqué que beaucoup de produits interdits étaient envoyés par correspondance depuis les États-Unis ou transportés par des passagers, et que les saisies avaient connu une hausse spectaculaire en 1997-98: elles se sont élevées à 571, contre 34 en 1991-92. Par ailleurs, 35 Australiens de toutes disciplines ont été contrôlés positifs en 1996-97, ainsi que 4 nageurs chinois aux Championnats du monde de Perth en 1998. En outre, des doses d’hormone de croissance ont été découvertes dans le sac d’une nageuse chinoise à l’aéroport de Sydney, alors qu’elle se rendait à Perth. Les organisateurs souhaitent éviter qu’un scandale de cette ampleur se reproduise pendant les JO, au cours desquels il sera procédé à quelque 2000 contrôles. Salt Lake City : Ouverture d’une cinquième enquête Une cinquième enquête sur la manière dont a été conduite la candidature de Salt Lake City à l’organisation des Jeux d’hiver 2002 a été ouverte par le procureur général de l’Utah, Jan Graham, après celles conduites par le Comité international olympique (CIO), le Comité olympique américain (USOC), le comité d’organisation à Salt Lake City (SLOC) et le département de la Justice. M. Graham, en annonçant mercredi soir l’ouverture de cette cinquième enquête, a précisé qu’il attendrait toutefois la publication des rapports du CIO et du SLOC avant de lancer sa propre investigation. Le Comité d’éthique indépendant désigné par le SLOC doit rendre son rapport avant le 11 février, tandis que les résultats de l’enquête du CIO doivent être rendus publics dimanche à Lausanne. L’avocat canadien Dick Pound, vice-président du CIO, qui dirige l’enquête engagée par sa commission exécutive, a indiqué, dans une interview publiée jeudi par le Washington Post, qu’il y avait «des preuves solides et irréfutables qu’au moins une douzaine de membres du CIO, ou certains de leurs proches, ont reçu de l’argent, des cadeaux ou des donations directement ou indirectement de Salt Lake City». Dans plusieurs cas, le montant total dépasse les 100 000 dollars, a-t-il précisé. «Quand on le voit noir sur blanc, a ajouté M. Pound, c’est plutôt flagrant et je ne pense pas que les personnes concernées seront capables de se justifier. Mais nous verrons». Le scandale a déja fait une victime au sein de l’assemblée olympique avec la démission de la Finlandaise Pirjo Haeggman, un des treize membres ayant reçu une lettre du président du CIO, Juan Antonio Samaranch, demandant des explications. D’autre part, selon John Krimsky, responsable du marketing de l’USOC, deux commanditaires potentiels des jeux de 2002 ont repoussé toute signature de contrat avec le SLOC à la conclusion des différentes enquêtes.
Une opération spéciale de renseignement est menée actuellement par les services australiens pour tenter de démanteler les filières d’importation de stéroïdes anabolisants, ont annoncé jeudi les autorités australiennes. «Il existe nécessairement, sous une forme ou sous une autre, une sorte de réseau de distribution illégal», a estimé un expert olympique de la lutte antidopage. «Pour l’instant, aucun indice ne nous permet d’affirmer qu’il s’agit d’un réseau important, mais c’est peut-être parce que nous ne fonctionnons que depuis une semaine», a déclaré pour sa part au Herald Sun de Melbourne, Lesley Honeyman, directrice du Service de renseignement olympique, ajoutant par ailleurs que chaque pays participant aux JO de l’an 2000 ferait l’objet d’une enquête. Des preuves de l’existence...