La coloration fait aujourd’hui partie de l’attirail de la beauté féminine. Dans le temps, et durant longtemps, elle était réservée très confidentiellement au maquillage des premiers fils blancs qui venaient se mêler dans la chevelure. Aujourd’hui, elle est devenue un accessoire que l’on s’offre au gré de son humeur ou de ses envies. Les spécialistes personnalisent les effets en jouant les reliefs. Quand on dit «couleur», on évoque des teintes, très souvent inventées, qui viennent se mêler à la chevelure pour lui donner des tonalités très personnelles. Le blond, du plus secret, se réchauffe de reflets vénitiens miel, ivoire, cuivrés, puis s’anime par des balayages en dégradés très savants, base de tonalités différentes qui, en se superposant, font d’un blond sans vie, un blond superbement vivant et rare. Une nouvelle technique, en effet, (American Colors Mixing) permet d’appliquer en même temps plusieurs nuances d’une même teinte. Ainsi, quand on change de coiffure, comme par miracle, la chevelure acquiert une nouvelle couleur, par la redistribution des mèches. Les nouveaux roux virent au rouge. Ardents, flamboyants, voire profond pourpre pour les téméraires. On rencontre souvent ces nuances au Liban, où le roux convient admirablement aux teintes foncées ou noir des chevelures libanaises. Très en vogue, à Paris, une nouvelle teinte chocolat chaud illuminée de mèches «pain-brûlé» qui s’estompe en deux mois sans laisser de racines. Le noir revient, très très brillant («glossy»), réchauffé toujours de reflets. Jamais seul, il s’accommode avec le bleu, le pourpre aubergine, et même... le rouge. Carita a inventé à ce propos, pour les Parisiennes, une nouvelle technique: le balayage étoilé, une mèche sur le dessus de la tête et une autre sur chaque tempe, éclaircies puis recolorées en pourpre. Une autre variante, également «étoilée». Seules les pointes, d’abord éclaircies, sont recolorées dans un camaïeu allant du roux au cuivré et au bleuté. Ceci dit, pour toutes celles que cet artifice de couleurs laisse de marbre, il y a un nouveau souci réel de ménager la santé des cheveux et leur sécurité. Un geste innovateur; après la couleur, une crème spéciale et l’huile de palme ravivent les racines et réconfortent le cuir chevelu. Longs et bouclés Les petites têtes et les carrés, stricts ou crantés, ne sont plus appréciés cet hiver. Les longueurs sont variables, allant de la nuque aux épaules. Les mèches sont travaillées et coiffées en volume pour donner une impression de «faux court». Les cheveux longs bouclent et boudent le lisse, avec préférence nette pour les longueurs dégradées et effilées qui rebondissent en boucles travaillées en spirales. Inutile de préciser que la permanente refait surface, mais appliquée de manière à assurer des boucles souples, brillantes et naturelles. Mais toutes les inventions, toutes les coiffures, ne peuvent donner satisfaction que si les cheveux sont en pleine forme. Les massages (20 à 25 minutes par séance), les applications d’huiles enrichies de vitamine E, les crèmes vitaminées et les rinçages au citron sont les remèdes de choix, pour aider une chevelure, sa vitalité, sa matière, sa brillance...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La coloration fait aujourd’hui partie de l’attirail de la beauté féminine. Dans le temps, et durant longtemps, elle était réservée très confidentiellement au maquillage des premiers fils blancs qui venaient se mêler dans la chevelure. Aujourd’hui, elle est devenue un accessoire que l’on s’offre au gré de son humeur ou de ses envies. Les spécialistes personnalisent les effets en jouant les reliefs. Quand on dit «couleur», on évoque des teintes, très souvent inventées, qui viennent se mêler à la chevelure pour lui donner des tonalités très personnelles. Le blond, du plus secret, se réchauffe de reflets vénitiens miel, ivoire, cuivrés, puis s’anime par des balayages en dégradés très savants, base de tonalités différentes qui, en se superposant, font d’un blond sans vie, un blond superbement vivant et...