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Actualités - Chronologie

le scandale Lewinsky s'immisce dans la course à la Maison-Blanche

La police israélienne va interroger le ministre des Affaires étrangères Ariel Sharon, soupçonné d’implication dans une affaire de corruption, à son retour des États-Unis, a-t-on indiqué mercredi de sources policières. M. Sharon, qui détient également le portefeuille des Infrastructures nationales, est soupçonné d’avoir tenté de favoriser les intérêts d’un général de réserve aujourd’hui homme d’affaires, M. Avigdor Ben Gal, pour un projet de contrat d’importation de gaz naturel russe en Israël. En échange, M. Sharon aurait obtenu un témoignage favorable de M. Ben Gal sur son rôle durant la guerre du Liban en 1982 lors d’un procès en diffamation qu’il avait intenté puis perdu contre le quotidien Haaretz en 1997. M. Sharon se trouve depuis quelques jours aux États-Unis, où il a accompagné son épouse qui suit un traitement médical. M. Ben Gal a été interrogé mardi comme suspect, et non comme témoin, pendant 11 heures par la police. Il est soupçonné de «faux témoignage», «d’obstruction à la justice» et d’avoir reçu des pots-de-vin en échange de sa rétractation dans le procès de M. Sharon contre le Haaretz. Plusieurs responsables des ministères des Infrastructures et des Affaires étrangères ont été interrogés ces dernières semaines par la police qui a également procédé à des fouilles, a indiqué la radio militaire. L’enquête s’est déroulée dans le plus grand secret, un tribunal ayant décidé d’imposer la censure sur son déroulement, a ajouté la radio. L’affaire a démarré par une plainte déposée par le Haaretz contre M. Ben Gal, qui commandait en 1982 un corps d’armée au Liban au moment de l’invasion de ce pays par l’armée israélienne sous la direction de M. Sharon, ministre de la Défense à l’époque. Diffamation En 1987, M. Ben Gal avait publiquement accusé M. Sharon d’avoir planifié en secret une opération beaucoup plus ambitieuse que celle qui avait obtenu l’aval du gouvernement de Menahem Begin. Mais M. Ben Gal s’était rétracté en 1997, lors du procès intenté par M. Sharon contre le Haaretz qui reprenait la même thèse. M. Sharon avait malgré tout été débouté de sa plainte en diffamation. Deux semaines avant ce procès, M. Ben Gal qui travaillait alors dans une entreprise privée, avait participé à un voyage officiel organisé par M. Sharon en Russie où le ministre devait négocier l’achat de gaz naturel. La police soupçonne M. Sharon d’avoir tenté de favoriser la compagnie employant M. Ben Gal en contrepartie de son aide. Finalement, l’affaire avait capoté. Au cours du procès, M. Ben Gal avait affirmé n’avoir eu aucun contact depuis un an avec M. Sharon, omettant ce voyage d’affaire à Moscou. Me Yaakov Weinroth, avocat de M. Sharon, a dénoncé une «campagne de diffamation lancée par les médias à trois mois des élections» contre son client. Le chef de la police, le commissaire Yéhuda Wilk, a rejeté ces accusations en affirmant que l’enquête avait été lancée plusieurs mois avant l’annonce d’élections anticipées le 17 mai prochain. Il a assuré que l’enquête s’achèverait «dans les prochains jours». M. Sharon s’est toujours dit «victime d’une campagne systématique de dénigrement» en Israël à propos de son rôle durant l’invasion du Liban. En 1983, il avait dû renoncer à son portefeuille de la Défense après qu’une commission d’enquête eut établi sa «responsabilité indirecte» dans les massacres de milliers de civils palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, à Beyrouth, par des miliciens chrétiens libanais alliés d’Israël.
La police israélienne va interroger le ministre des Affaires étrangères Ariel Sharon, soupçonné d’implication dans une affaire de corruption, à son retour des États-Unis, a-t-on indiqué mercredi de sources policières. M. Sharon, qui détient également le portefeuille des Infrastructures nationales, est soupçonné d’avoir tenté de favoriser les intérêts d’un général de réserve aujourd’hui homme d’affaires, M. Avigdor Ben Gal, pour un projet de contrat d’importation de gaz naturel russe en Israël. En échange, M. Sharon aurait obtenu un témoignage favorable de M. Ben Gal sur son rôle durant la guerre du Liban en 1982 lors d’un procès en diffamation qu’il avait intenté puis perdu contre le quotidien Haaretz en 1997. M. Sharon se trouve depuis quelques jours aux États-Unis, où il a accompagné son...