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Actualités - Conferences De Presse

Basket ball - NBA Michael Jordan arrête sa carrière (photo)

Le basketteur américain Michael Jordan, qui aura 36 ans le mois prochain, a annoncé mercredi qu’il mettait définitivement fin à sa carrière de joueur, au cours d’une conférence de presse à Chicago, après avoir remporté en juin dernier le sixième titre d’une carrière professionnelle entamée en 1984. «Je suis là pour annoncer que j’arrête», a déclaré Jordan, qui était entouré de sa femme Juanita et du commissaire de la NBA, David Stern, devant une salle de conférence du United Center de Chicago pleine à craquer. Considéré comme le plus grand joueur de tous les temps, Jordan prend sa retraite de joueur en pleine gloire après avoir remporté avec les Chicago Bulls, l’équipe de toute sa carrière, six titres NBA (1991 à 93 et 1996 à 1998). «Je vais rester à Chicago. Je serai un supporteur des Bulls», a ajouté Jordan, qui, tout au long d’une carrière de 14 ans, a également remporté dix fois le titre de meilleur marqueur de la NBA et 5 fois celui de meilleur joueur du championnat. Celle-ci n’a été interrompue que par un congé sabbatique de 17 mois de la fin 93 à mars 95, qu’il avait mis à profit pour jouer en ligue mineure de basket. «Cette fois, il n’y aura pas de base-ball», a-t-il assuré, avant de souligner qu’il ne s’agissait pas d’une fausse sortie. «À 99,5 % je suis sûr de ma décision, a-t-il dit. J’entame maintenant une nouvelle phase». «Le jeu est beaucoup plus grand que Michael Jordan», a-t-il encore déclaré, soulignant que la NBA comptait des joueurs de légende alors qu’il n’était même pas né. «Le basket est une affaire économique, a-t-il souligné. Mais c’est encore un jeu amusant et cela va continuer». Réactions l Eric Beugnot (manager général de Villeurbanne, ex-international) : «Incontestablement, c’est un chef de file planétaire qui disparaît du panorama du basket. Il a été élu meilleur joueur de tous les temps, le jeu ne sera plus le même à partir de maintenant. C’est un prototype et la fabrication en chaîne n’a pas suivi, beaucoup de joueurs ont les mêmes qualités que lui, mais seul Michael Jordan les regroupait en un seul être. À 36 ans, il est resté un fabuleux compétiteur. Le basket a perdu son élément représentatif le plus puissant». l Stéphane Risacher (international du PSG-Racing) : «Faut bien s’arrêter un jour. Ce qui est sûr, c’est que cela fera un grand vide. Le jour où j’ai joué contre lui (au McDonald’s Open à Paris en 1996, ndlr), il n’y a rien eu de spécial. Au lieu de l’idolâtrer, il faut jouer au basket. J’avais 12 ans lorsqu’il a été drafté. Cela correspond à mon adolescence et, à cette période, l’on peut dire que je l’ai idolâtré. Avec six titres de champion NBA, il peut s’en aller. Avec son palmarès, il peut se retirer tranquille, ce n’est pas choquant. Le côté “phénomène Jordan” fera un trou dans l’approche des Américains pour vendre leur sport». l Richard Dacoury (directeur sportif du PSG-Racing, ex-international) : «c’est moins surprenant que la première fois. Ça coule plus de source. Lorsqu’il est revenu, il avait à coeur de prouver qu’il était le meilleur. Il l’a fait pendant deux ans en remportant deux titres de plus. Je pense qu’il a préféré s’arrêter au faîte de sa gloire, plutôt que de prendre le risque de repartir avec une équipe amputée de ses meilleurs éléments. Un joueur de son calibre ne peut se permettre de ne pas maîtriser tous les tenants et les aboutissants d’une équipe, comme c’était le cas cette année avec Chicago». l Jacques Monclar (entraîneur de Limoges, ex-international) : «Le sport en général perd l’athlète du siècle. Michael Jordan c’est, pour l’athlétisme, Jesse Owens plus Carl Lewis, pour le football, c’est Pelé plus di Stefano plus Cruyff. C’était un athlète hors norme. Il a créé des mouvements, c’est le seul homme qui ait jamais volé. Son équipe reste la plus grande de toutes les équipes dans les sports collectifs. Il a été deux fois champion olympique, six fois champion NBA. J’éprouve un peu de tristesse, mais pas trop. Michael Jordan c’est une formidable histoire, joueur moyen au collège, ordinaire à l’université et super-star NBA. Une progression qu’il a obtenue parce qu’il est un terrible combattant». Le plus grand Michael Jordan, désigné par ses pairs comme le plus grand de tous les temps, possède un palmarès incomparable qui aura bien du mal à être égalé. «Je ne veux pas qu’on me pousse dehors. Je partirai sur mes propres termes, toujours capable de jouer», se complaisait-il à dire, il y a un an lorsque les premières rumeurs sur une fin de carrière proche ont commencé à circuler. Capable de jouer, «Air Jordan», comme il avait été surnommé pour son art de planer au-dessus de ses adversaires pour venir déposer le ballon dans le panier, l’était plus que jamais. Son dernier match en date, celui du sixième titre NBA le 14 juin, sera sans doute, l’un de ses plus mémorables, peut-être même le plus plein: il y inscrivait 45 points et arrachait la victoire dans les 40 dernières secondes. À 36 ans le mois prochain, il possède déja sa statue devant le United Center, la salle de son équipe de Chicago, où il était arrivé en 1984, après avoir porté son équipe de l’Université de Caroline du nord au titre universitaire. «J’avais encore le nez qui coulait et ne connaissait rien de la grande ville», devait-il avouer. Avec les Bulls, un couple Adoptant Chicago, autant que la ville l’adoptait, il devait conduire les Bulls à 6 titres NBA (1991/92/93/96/97/98), après quelques duels inoubliables avec Larry Bird (Celtics de Boston) et Magic Johnson (Los Angeles Lakers), deux de ses partenaires des Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Avec ses 5 titres de meilleur joueur de la NBA, ses 10 titres de meilleur marqueur, ses deux médailles d’or olympiques de 1984 à Los Angeles et de 1992 à Barcelone avec la première dream team américaine, une moyenne record de 31 points par match (33 en play-off), Jordan se place au niveau, voire au-dessus, de tous les grands joueurs du passé de la NBA. Seuls les légendaires Kareem Abdul Jabbar et Wilt Chamberlain peuvent se targuer de le devancer au classement des meilleurs marqueurs de tous les temps du championnat nord-américain. Mais avec bien plus de matchs à leur actif. Avec six titres NBA en huit ans, Jordan vient s’inscrire juste derrière Bill Russell et ses huit titres consécutifs avec les Celtics de Boston (1959/1966), performance qu’il aurait peut-être pu égaler s’il n’avait pris 17 mois sabbatiques de 1993 à 1995. Abattu par l’assassinat de son père pendant l’été 1993, accusé par la presse d’avoir perdu d’importantes sommes au jeu, estimant n’avoir plus rien à prouver après trois titres consécutifs, il avait surpris en annonçant le 6 octobre 93 qu’il mettait fin à sa carrière. But avoué: se rapprocher de sa famille. Impact économique Jordan entamait alors une nouvelle vie et s’essayait au base-ball dans une équipe réserve des Chicago White Sox, avant de signer un contrat en ligue mineure. En mars 1995, devant la perspective d’être appelé comme joueur de remplacement par les White Sox pendant la grève du base-ball et son tempérament de gagneur retrouvé, il revient au basket-ball. Il est toutefois en petite forme et ne peut éviter une défaite en demi-finale de conférence devant Orlando. Houston en profitera pour remporter son second titre consécutif. Mais la saison suivante, Jordan est de nouveau au sommet de sa condition et conduit Chicago vers une saison record de 72 victoires pour 10 défaites et un nouveau titre, devant Seattle. On commence déja à parler de nouvelle retraite. Mais il continue pendant deux saisons, pour deux nouveaux titres et une fin de carrière éblouissante. Aussi sage gestionnaire qu’il était attaquant inarrêtable et redoutable défenseur, Jordan, dont la fortune est estimée à un demi-milliard de dollars, avait largement contribué à la croissance exponentielle de la NBA depuis 15 ans, la portant à des niveaux de popularité jamais atteints. Son impact économique sur le sport a été évalué à quelque 10 milliards de dollars, justifiant largement son salaire dépassant les 30 millions de dollars annuel de fin de carrière qui en faisait l’athlète le mieux payé au monde. C’est certainement dans la réussite économique de la NBA, après six mois de lock-out et de conflit salarial qui ont souvent ressemblé à une entreprise d’auto-destruction, que le vide laissé par son départ sera le plus difficile à combler.
Le basketteur américain Michael Jordan, qui aura 36 ans le mois prochain, a annoncé mercredi qu’il mettait définitivement fin à sa carrière de joueur, au cours d’une conférence de presse à Chicago, après avoir remporté en juin dernier le sixième titre d’une carrière professionnelle entamée en 1984. «Je suis là pour annoncer que j’arrête», a déclaré Jordan, qui était entouré de sa femme Juanita et du commissaire de la NBA, David Stern, devant une salle de conférence du United Center de Chicago pleine à craquer. Considéré comme le plus grand joueur de tous les temps, Jordan prend sa retraite de joueur en pleine gloire après avoir remporté avec les Chicago Bulls, l’équipe de toute sa carrière, six titres NBA (1991 à 93 et 1996 à 1998). «Je vais rester à Chicago. Je serai un supporteur des Bulls», a...