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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : contraction de l'offre du dollar

L’offre du dollar s’est contractée hier, à Beyrouth, contrairement aux deux jours précédents, dans un marché dominé toujours par les interventions de la Banque du Liban (BDL), soucieuse de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande et de sauvegarder la stabilité monétaire. En se portant ainsi «vendeur» du billet vert à 1 514,00 LL et «acheteur» à 1 502,00 LL, celle-ci est parvenue à le maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais, en raison de la réticence de l’offre hier, les établissements de crédit ont négocié le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle. il a, en effet, fluctué toute la journée entre 1 513,50 et 1 514,50 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque sept millions de dollars, en grande partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. L’euro en vedette grâce à la crise brésilienne À l’étranger, le dollar est reparti à la baisse hier, face à l’euro sur les marchés des changes internationaux tout en demeurant ferme contre le yen par crainte d’une nouvelle attaque de la Banque du Japon pour freiner l’appréciation de la devise nippone. Certes, le dollar s’est durement ressenti des inquiétudes concernant le Brésil et d’une éventuelle contamination de l’économie américaine par les secousses brésiliennes. Cela d’autant que la banque centrale du Brésil a procédé à l’élargissement de la marge de fluctuation dans laquelle oscille le réal, portant le taux plafond de celui-ci face au dollar à 1,20 contre 1,12 auparavant et le taux plancher à 1,32 contre 1,22. De fait, le billet vert avait déjà commencé à se déprécier face à l’euro tard dans la nuit de mardi à New York, à la suite de rumeurs sur une possible dévaluation de facto du réal et sur la démission du ministre brésilien des Finances et du gouverneur de la Banque centrale du Brésil. La confirmation de toutes ces rumeurs hier, est venue donc relancer quelques pressions sur la devise américaine en tirant l’euro à plus de 1,17 dollar, avant qu’un certain calme ne s’installe sur le marché après le fait accompli. Quant au yen, il n’a pas pu bénéficier par défaut de cette situation, les opérateurs craignant, outre une nouvelle intervention de la Banque du Japon, que la crise brésilienne contamine les marchés asiatiques dans un mouvement inverse du phénomène constaté à l’automne dernier. Pour ce qui est des autres grandes monnaies, le franc suisse a joué le rôle de monnaie refuge pour certains investisseurs tout comme le sterling qui a pour sa part profité de l’affaiblissement du dollar et de la baisse-surprise du chômage britannique. C’est ainsi qu’à New York, la devise américaine s’est négociée hier, sur un ton faible, sauf contre le yen, comme suit : – 1,1668 pour l’euro contre 1,1555, la veille. – 1,649 pour le sterling contre 1,6310. – 1,6762 DM contre 1,6925. – 5,6216 FF contre 5,6785. – 1,3662 FS contre 1,3885. – 1 659,40 lires contre 1 675,05. – 113,53 yens contre 112,45. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a observé hier, un statu quo grâce à la stabilisation de toutes les valeurs cotées aussi bien sur le marché que sur le marché parallèle. En effet, l’indice général de toutes les valeurs libanaises cotées, le Lispi, s’est maintenu à 88,09 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 197,28 points, comme la veille. Pour ce qui est de l’activité de la cote, elle est restée essentiellement concentrée sur les actions de la banque BEMO et sur Bou Khalil Markets, avec un volume d’affaires portant sur 114 897 actions, d’une valeur globale de 516 042 dollars. Wall Street : réduction des pertes Quant à Wall Street, elle a continué de battre en retraite hier, en réaction à l’aggravation de la situation financière au Brésil qui a entraîné la démission du gouverneur de la Banque centrale et la dévaluation de facto du réal, provoquant un mouvement général de fuite vers les valeurs refuge sur les marchés mondiaux. La crainte de contamination des États-Unis par les secousses du Brésil, deuxième économie d’Amérique et huitième du monde, a donc éclipsé hier, les bons résultats trimestriels annoncés par Intel et Yahoo ainsi que par d’autres grandes sociétés américaines. Mais après que le marché eut largement anticipé toutes les mauvaises nouvelles en provenance du Brésil, des achats à bon compte sur certaines valeurs conjugués à des rachats de découvert sur d’autres, ont contribué à réduire les pertes essuyées par l’ensemble de la cote américaine. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû osciller entre un plus haut à 9 471,34 points et un plus bas à 9 213,10 points, avant d’afficher en préclôture 9 364,46 points, abandonnant seulement 110,22 points sur la veille. Paris : séance difficile La Bourse de Paris a connu mercredi une séance difficile en raison de la dégradation financière du Brésil, effaçant ainsi à grands coups de gomme les gains enregistrés au cours de la première semaine de l’euro. En baisse de 1,70 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 a terminé sur une perte de 3,46 % à 3 958,72 points. Peu avant l’ouverture de Wall Street cet indice abandonnait 6,20 %, le CAC 40 tombant à 3 845,77 points. Avec cette nouvelle baisse, la bourse a effacé en trois séances les gains enregistrés au cours de la première semaine de janvier, 8 % environ. Le CAC 40 affichait mercredi à la clôture un gain de 0,41 % par rapport au 30 décembre 1998. Londres : rechute de la cote La Bourse de Londres a subi mercredi, l’une de ses plus fortes baisses de ces dernières années, sous l’effet de la crise monétaire brésilienne, mais a amorcé une reprise en fin de séance sous l’influence positive de Wall Street. L’indice Footsie des cent principales valeurs a chuté de 3,04 % pour terminer à 5 850,1 points, en baisse de 183,5 points par rapport à la veille. L’indice avait perdu jusqu’à 4,76 % à la mi-journée, après la dévaluation de facto du real brésilien et la démission du président de la Banque centrale qui faisait craindre une réaction très négative de Wall Street. Le Footsie affichait alors sa plus forte baisse depuis la crise de la livre d’octobre 1992, mais les cours se sont repris en fin de séance grâce aux signes de redressement donnés par Wall Street. Francfort : marché secoué par le Brésil La Bourse de Francfort a chuté mercredi de 4,12 %, dans un marché très malmené par la crise au Brésil, l’indice X-DAX tombant à 4 982,12 points contre 5 196,13 points à la clôture de mardi. La place de Francfort a perdu jusqu’à plus de 6 % en milieu de journée. Selon des opérateurs, cette forte baisse est due, outre la crise brésilienne, à la faiblesse du dollar et aux excès lors de la première semaine de cotation de l’année. Tokyo : en légère hausse La Bourse de Tokyo, soutenue par le redressement du dollar, a terminé la séance de mercredi sur une hausse de 0,3 %. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a progressé de 42,63 points, pour terminer à 13 403,60 points. L’indice élargi Topix a terminé en hausse de 1,15 point à 1 057,08. 364 millions d’actions ont changé de mains contre 361,44 millions la veille.
L’offre du dollar s’est contractée hier, à Beyrouth, contrairement aux deux jours précédents, dans un marché dominé toujours par les interventions de la Banque du Liban (BDL), soucieuse de rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande et de sauvegarder la stabilité monétaire. En se portant ainsi «vendeur» du billet vert à 1 514,00 LL et «acheteur» à 1 502,00 LL, celle-ci est parvenue à le maintenir invariablement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Mais, en raison de la réticence de l’offre hier, les établissements de crédit ont négocié le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL et très rarement en dehors d’elle. il a, en effet, fluctué toute la journée entre 1 513,50 et 1 514,50 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque sept millions...