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Actualités - Chronologie

Elevage - Un marché en pleine expansion Camélidés chez les kangourous

Les derniers dromadaires sauvages, qui errent dans les immenses déserts australiens, ont un grand potentiel que l’on commence seulement à exploiter. Plus de 200 000 camélidés parcourent actuellement les déserts de Simpson, Gibson et de Tanami de cette île-continent. C’est un souvenir des premiers pionniers qui les ont abandonnés à leur sort avec l’arrivée de l’automobile dans les années 20. Ces animaux, qu’on associe traditionnellement plus aux paysages du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient, où ils sont quelque 13 millions, ont été introduits en 1840 en Australie. Ils étaient originaires de la lointaine île de Tenerife (Canaries). «Des études ont prouvé qu’il y a un marché pour sa viande et d’autres produits dérivés ainsi que son lait, en particulier en Asie, un marché en expansion», déclare Peter Seidel, président de l’Australian Camel Industry Association, ajoutant qu’il y a «un énorme potentiel et beaucoup d’argent en jeu». L’association est en train de mettre sur pied un abattoir afin d’exporter la viande de dromadaire, ce qui pourrait rapporter quelque 6,2 millions de dollars américains. Le marché pourrait très bien exploser dans les cinq prochaines années. «Bien que ce marché ne sera jamais aussi important que celui du bœuf, nous croyons qu’il grandira», a-t-il ajouté. La viande du dromadaire est maigre et saine, la Fondation nationale du cœur a même donné son aval. Les commandes ont commencé à affluer de Malaisie, d’Indonésie, de Brunei, des Philippines, du Canada ainsi que d’Europe. Deux chaînes de supermarchés australiens en ont même sur leurs étals. L’avantage de l’Australie réside dans son vaste pays intérieur qui est aride ou semi-aride et qui ne convient pas à l’élevage du bœuf. C’est idéal pour l’élevage du dromadaire, estime Peter Seidel. Selon lui, «dans certaines zones, la production du dromadaire pourrait cependant dépasser celle du bœuf». Dans l’avenir, l’élevage de ce camélidé pourrait être un débouché pour les dromadaires de course qui sont demandés en Afrique et au Moyen-Orient. La production laitière de dromadaires n’en est encore qu’à ses débuts et les recherches dans ce domaine demandent encore une douzaine de mois avant de devenir une véritable entreprise commerciale. Trente-deux chamelles laitières ont déjà pourtant été exportées vers le Koweït. Le dromadaire connaît également un avenir prometteur dans l’industrie des cosmétiques. L’huile, contenue dans sa bosse, est d’une grande pureté. Elle peut entrer dans l’élaboration de produits pour la peau. Une ligne de savons et de crèmes, appelée Djamal (chameau en arabe) va bientôt être lancée à la fin du mois. C’est toutefois le tourisme qui pourrait être le grand débouché: les touristes sont prêts a débourser 10 dollars pour une course de 10 minutes. Dans les années 70, il n’y avait que deux agences proposant des excursions à dos de dromadaire. Aujourd’hui, elles sont 65. Selon les responsables de l’environnement, ces camélidés ont encore un autre atout: ils n’arrachent pas les racines des plantes comme peut le faire le bétail domestique.
Les derniers dromadaires sauvages, qui errent dans les immenses déserts australiens, ont un grand potentiel que l’on commence seulement à exploiter. Plus de 200 000 camélidés parcourent actuellement les déserts de Simpson, Gibson et de Tanami de cette île-continent. C’est un souvenir des premiers pionniers qui les ont abandonnés à leur sort avec l’arrivée de l’automobile dans les années 20. Ces animaux, qu’on associe traditionnellement plus aux paysages du nord de l’Afrique et du Moyen-Orient, où ils sont quelque 13 millions, ont été introduits en 1840 en Australie. Ils étaient originaires de la lointaine île de Tenerife (Canaries). «Des études ont prouvé qu’il y a un marché pour sa viande et d’autres produits dérivés ainsi que son lait, en particulier en Asie, un marché en expansion», déclare...