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Actualités - Chronologie

Allemagne La démocratie-chrétienne peine à trouver ses marques dans l'opposition

La démocratie-chrétienne (CDU-CSU) peine à trouver ses marques en tant que parti d’opposition après ses 16 années de pouvoir de l’ère Kohl, comme l’a illustré toute la semaine la cacophonie en son sein sur la réforme du code de la nationalité, mais aussi sur l’aide financière au développement de l’ex-RDA. «Le parti a rarement été dans un pire état», notait vendredi le quotidien libéral General Anzeiger. «Le mérite d’avoir rendu cela plus qu’évident revient à la CSU», l’Union chrétienne-sociale, la branche bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), ajoutait-il. Vendredi, le président de la CDU, Wolfgang Schäuble, s’efforçait bien d’afficher la solidarité de ses troupes, en assurant que son parti et la CSU «mènent ensemble la bonne politique». Les passes d’armes acerbes n’en continuaient pas moins. «La CSU veut visiblement rendre service à l’extrême droite et au café du commerce», lançait ainsi un membre du Présidium de la CDU, Hermann-Josef Arentz, assurant dans le quotidien populaire Bild que son parti «ne prendrait pas lui aussi cette voie». Il réagissait notamment à la dernière sortie polémique de la CSU, sur une réduction de l’aide financière aux Länder (États régionaux) de l’ex-RDA. Rappelant que deux d’entre eux (Saxe- Anhalt et Mecklembourg-Poméranie) ont à leur tête un gouvernement social-démocrate soutenu ou toléré par les communistes rénovés, le chef de la chancellerie bavaroise, Erwin Huber, avait assuré jeudi que la CSU «ne permettra pas que les fonds de développement pour l’est soient mal employés en vue de la reconstruction communiste». Résumant le déluge de critiques qui avait suivi, la secrétaire générale de la CDU, Angela Merkel, a qualifié vendredi cette menace de «voie absolument pas appropriée» estimant qu’elle «sonnait affreusement à l’est». Mme Merkel s’était déjà accrochée avec le dirigeant de la CSU, Edmund Stoiber, pour qui le projet du gouvernement social-démocrate/Verts d’élargir la double nationalité représente «un danger plus grand que la Fraction armée rouge dans les années 70 et 80». De tels propos ne sont «pas convenables», a assuré Mme Merkel, rappelant que la CDU-CSU compte certes agir de concert contre le projet gouvernemental mais par le biais d’une pétition. Et celle-ci doit mettre l’accent sur l’intégration des étrangers, avertissait-elle dans la foulée. La pétition, ainsi curieusement promue par la démocratie-chrétienne qui avait dénoncé toute idée de référendum national alors qu’elle était encore au pouvoir, a d’ailleurs trouvé nombre de détracteurs à la CDU, comme l’ancienne présidente de la Chambre des députés (Bundestag), Rita Süssmuth, pour qui «cela n’est pas une voie appropriée». Les jeunes loups de la CDU, génération montante du parti, avaient déjà contesté jeudi un projet «problématique», en mettant en garde contre un «isolement social». Dans un bel ensemble, églises, syndicats et associations d’immigrés ont en effet rejeté le projet de pétition. Ainsi, paradoxalement, la démocratie-chrétienne est critiquée par l’influent Comité central des catholiques allemands, mais soutenue par toutes les formations d’extrême droite, au grand dam du dirigeant des juifs en Allemagne, Ignatz Bubis, qui a dénoncé un soutien «très dangereux».
La démocratie-chrétienne (CDU-CSU) peine à trouver ses marques en tant que parti d’opposition après ses 16 années de pouvoir de l’ère Kohl, comme l’a illustré toute la semaine la cacophonie en son sein sur la réforme du code de la nationalité, mais aussi sur l’aide financière au développement de l’ex-RDA. «Le parti a rarement été dans un pire état», notait vendredi le quotidien libéral General Anzeiger. «Le mérite d’avoir rendu cela plus qu’évident revient à la CSU», l’Union chrétienne-sociale, la branche bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), ajoutait-il. Vendredi, le président de la CDU, Wolfgang Schäuble, s’efforçait bien d’afficher la solidarité de ses troupes, en assurant que son parti et la CSU «mènent ensemble la bonne politique». Les passes d’armes acerbes n’en...