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Actualités - Chronologie

La surveillance de la BCE

La surveillance financière et bancaire dans la zone euro n’a pas de point faible, a estimé Tommaso Padoa-Schioppa, membre italien du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans un entretien au quotidien allemand «Handelsblatt» paru mercredi. M. Padoa-Schioppa est responsable de la surveillance bancaire au directoire de la BCE. «Chaque institution financière est dotée d’une autorité de surveillance particulière. Et même quand il y a des groupes d’institutions financières travaillant dans plusieurs pays, la structure de surveillance est clairement définie», a-t-il expliqué. M. Padoa-Schioppa s’est dit «conscient de la situation particulière» de la zone euro, où les compétences sont partagées, la BCE assurant le contrôle de la politique monétaire, et les Banques centrales nationales se chargeant de sa supervision. «Le traité de Maastricht prévoit la possibilité d’un échange accru au niveau de la surveillance. (...) Cela pourrait être vu comme un signal que les responsabilités dans ce domaine pourraient évoluer dans le long terme», a-t-il ajouté. M. Padoa-Schioppa a été interrogé notamment sur le rôle de prêteur de la dernière chance (Lender of Last Resort), c’est-à-dire l’établissement qui procure de l’aide en liquidités en cas de crise. «La BCE est encore en train de raffermir sa position en matière de prêt de la dernière chance, et sur son rôle en matière de surveillance bancaire», a-t-il dit. Il a relevé que si ce cas, «très peu probable», devait se présenter, «la BCE est en position d’y répondre. Ne me demandez pas quelles étapes procédurales nous utiliserons», a-t-il ajouté. Le Système européen de Banques centrales (SEBC) serait également «bien préparé» à une crise incluant des problèmes avec le système de règlement Target, ou une crise sur le marché des actions, a-t-il poursuivi. Il a également déclaré que la coopération multilatérale entre Banques centrales pourrait être renforcée, peut-être sous la surveillance de la Banque internationale de règlements. «La surveillance bancaire avec l’euro nécessitera d’accroître les échanges d’information à l’intérieur du système», a-t-il insisté.
La surveillance financière et bancaire dans la zone euro n’a pas de point faible, a estimé Tommaso Padoa-Schioppa, membre italien du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans un entretien au quotidien allemand «Handelsblatt» paru mercredi. M. Padoa-Schioppa est responsable de la surveillance bancaire au directoire de la BCE. «Chaque institution financière est dotée d’une autorité de surveillance particulière. Et même quand il y a des groupes d’institutions financières travaillant dans plusieurs pays, la structure de surveillance est clairement définie», a-t-il expliqué. M. Padoa-Schioppa s’est dit «conscient de la situation particulière» de la zone euro, où les compétences sont partagées, la BCE assurant le contrôle de la politique monétaire, et les Banques centrales nationales se chargeant...