La première phase du procès contre l’ancien vice-Premier ministre malais Anwar Ibrahim s’est achevée mardi avec la fin de l’exposition des arguments de l’accusation. Après huit semaines d’audiences et de témoignages souvent scabreux devant la Haute Cour de justice de Kuala Lumpur, le procureur Abdul Gani Patail a déclaré qu’il n’avait pas d’autre témoin à charge. «J’entends achever maintenant la présentation de nos arguments», a-t-il dit après avoir interrogé le 23e témoin convoqué par l’accusation. Limogé du gouvernement en septembre dernier, Ibrahim Anwar est jugé pour faits de corruption et de sodomie. L’ex-ministre des Finances du gouvernement clame son innocence depuis le début de l’affaire et ses partisans le disent victime d’une machination politique ourdie par les proches du Premier ministre Mahathir Mohamad. Son arrestation, le 20 septembre, avait provoqué des mouvements de protestation en Malaisie mais aussi à l’étranger, où les mauvais traitements infligés à l’ancien numéro deux du gouvernement ont été condamnés. Selon l’agence de presse Bernama, le procureur général de Malaisie, Mohtar Abdullah, a du reste reconnu que la police était «pleinement responsable» des blessures infligées à Anwar durant les premiers jours de sa détention préventive. L’enquête n’a pas encore permis d’identifier «le ou les responsables», précise le magistrat. Tout au long des huit premières semaines du procès, le parquet a tenté de démontrer qu’Anwar avait eu des rapports sexuels avec plusieurs hommes et une relation adultérine avec l’épouse de son ancien secrétaire particulier. Le juge Augustine Paul a ajourné le procès à mercredi, où la défense entamera ses explications. L’avocat d’Anwar, Christopher Fernando, a déclaré à la presse qu’il demanderait à réentendre Ummi Hafilda Ali, la sœur de l’ancien secrétaire particulier d’Anwar dont une lettre remontant au mois d’août 1997 est une des pièces-clefs du dossier. Pour la défense, cette lettre adressée à Mahathir Mohamad et accusant Anwar de sodomie est truffée d’incohérences.
La première phase du procès contre l’ancien vice-Premier ministre malais Anwar Ibrahim s’est achevée mardi avec la fin de l’exposition des arguments de l’accusation. Après huit semaines d’audiences et de témoignages souvent scabreux devant la Haute Cour de justice de Kuala Lumpur, le procureur Abdul Gani Patail a déclaré qu’il n’avait pas d’autre témoin à charge. «J’entends achever maintenant la présentation de nos arguments», a-t-il dit après avoir interrogé le 23e témoin convoqué par l’accusation. Limogé du gouvernement en septembre dernier, Ibrahim Anwar est jugé pour faits de corruption et de sodomie. L’ex-ministre des Finances du gouvernement clame son innocence depuis le début de l’affaire et ses partisans le disent victime d’une machination politique ourdie par les proches du Premier...
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