Ryad et le Caire ont cautionné les frappes, selon Bagdad
le 06 janvier 1999 à 00h00
L’Arabie séoudite et l’Égypte ont cautionné l’attaque américano-britannique contre l’Irak en pensant qu’elle provoquerait la chute du président Saddam Hussein, selon le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz. «Les régimes séoudien et égyptien ont donné le feu vert aux États-Unis pour lancer l’agression», écrit M. Tarek Aziz dans un article publié mardi par le journal gouvernemental al-Joumhouriya. Selon lui, le prince héritier séoudien Abdallah Ben Abdel Aziz et le président égyptien Hosni Moubarak ont approuvé les frappes contre l’Irak après avoir obtenu l’assurance du président américain Bill Clinton que leur but était de renverser le régime, et qu’elles ne seraient pas ponctuelles, contrairement aux précédentes. «Clinton a assuré en novembre à ses agents dans la région, en particulier l’Arabie séoudite et l’Égypte, que l’agression serait différente des précédentes, que son objectif était de changer le régime», affirme Tarek Aziz. Les frappes américano-britanniques, en décembre, et le report d’une réunion ministérielle de la Ligue arabe sur l’Irak ont provoqué une détérioration des relations égypto-irakiennes, après un net réchauffement en 1998. L’Irak accuse Ryad d’avoir agi sur directives américaines pour obtenir du Caire le report du 30 décembre au 24 janvier d’une réunion ministérielle de la Ligue arabe visant à étudier la possibilité de tenir un sommet sur l’Irak.
L’Arabie séoudite et l’Égypte ont cautionné l’attaque américano-britannique contre l’Irak en pensant qu’elle provoquerait la chute du président Saddam Hussein, selon le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz. «Les régimes séoudien et égyptien ont donné le feu vert aux États-Unis pour lancer l’agression», écrit M. Tarek Aziz dans un article publié mardi par le journal gouvernemental al-Joumhouriya. Selon lui, le prince héritier séoudien Abdallah Ben Abdel Aziz et le président égyptien Hosni Moubarak ont approuvé les frappes contre l’Irak après avoir obtenu l’assurance du président américain Bill Clinton que leur but était de renverser le régime, et qu’elles ne seraient pas ponctuelles, contrairement aux précédentes. «Clinton a assuré en novembre à ses agents dans la région, en particulier...
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