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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : début d'année calme et stationnaire

Le dollar a débuté l’année 1999 à Beyrouth sur un ton stationnaire, dans un marché calme et généralement équilibré après le long week-end du Nouvel An. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente qu’il a dû achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme à la fin de l’année dernière. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’offre même à ce prix. Il est resté, en effet, coincé toute la journée dans une marge étroite comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires estimé à quelque 10 millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. L’euro en vedette À l’étranger, l’euro a terminé sa première séance de transactions sur le marché européen sur un gain d’un demi-cent contre le dollar hier, mais il a clôturé en baisse face au yen. La monnaie unique européenne a effectué donc des débuts satisfaisants, mais pas spectaculaires , sur les marchés financiers internationaux. De fait, les transactions se sont opérées hier dans de petits volumes, les investisseurs préférant se tenir sur la défensive jusqu’à ce que les derniers obstacles techniques (comme le règlement des transactions en euro) soient surmontés. «On ne peut pas vraiment tirer de conclusions des mouvements de l’euro en terme de fondamentaux. Les transactions ont représenté un test et dès que les marchés se seront habitués à la nouvelle devise, les cours seront plus significatifs», ont estimé les analystes de Standard & Poor’s. Pourtant, nombre d’experts financiers parient d’ores et déjà sur un euro fort, les opérateurs devant procéder à des achats en cette monnaie pour investir dans un nouveau marché d’actifs libellés en euros regroupant les onze pays de la zone euro (Euroland). La perspective que les banques centrales ajoutent des paquets d’euros dans leurs réserves de change a également profité à la monnaies unique européenne. En effet, le dollar s’est montré faible hier, à New York, sous la pression de l’euro d’un côté, et de l’engouement manifesté pour le yen qui semble bénéficier de la baisse des prix des matières premières, notamment le pétrole, dont le Japon est le principal pays importateur, d’un autre côté. De plus, l’annonce d’une sensible baisse de l’indice des directeurs d’achats aux États-Unis de 46,8 points en novembre à 45,1 points le mois dernier, est venue aussi peser sur le billet vert dans la mesure que ce développement est censé préfigurer un prochain assouplissement de la politique monétaire américaine. C’est ainsi qu’à New York, le dollar, qui avait reculé à 1,1870 pour un euro à la clôture de Londres contre 1,17 jeudi dernier, s’est négocié sur un ton faible face aux autres monnaies, comme suit : – 1,1825 pour un euro contre 1,17. – 1,6577 pour un sterling contre 1,6545, jeudi dernier. – 1,6532 DM contre 1,6705. – 5,5472 FF contre 5,59. – 1,3662 FS contre 1,3740. – 1 637,75 lires contre 1 651,70. – 111,92 yen contre 112,90. Bourse de Beyrouth : stabilité Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a entamé l’année sur un ton stationnaire où toutes les valeurs cotées sur le marché officiel ainsi que sur le marché parallèle ont reproduit hier leurs derniers cours de la semaine précédente sans aucune exception. En effet, l’indice général des valeurs libanaises Lispi s’est maintenu à 89,18 points ainsi que l’indice partiel des valeurs bancaires LIBX à 199,30 points, comme mercredi dernier. Toutefois, cette évolution s’est effectuée dans un marché très calme et dépourvu de nouvelles initiatives à l’achat comme à la vente, avec des échanges portant sur 37 122 actions d’une valeur globale de 304 505 dollars. Wall Street : prises de bénéfices Par ailleurs, toutes les autres grandes places boursières du monde, à l’exception de Tokyo, de Londres et de New York, ont démarré l’année en fanfare avec le lancement de l’euro, et même Wall Street a bien salué à l’ouverture le nouveau concurrent du dollar dans la mesure où son appréciation avec celle du yen est susceptible de privilégier les sociétés exportatrices américaines. Cela d’autant que l’annonce d’une baisse de l’indice des directeurs d’achats aux États-Unis laissait croire à un prochain assouplissement des conditions de crédit fort favorable pour les placements en actions et en obligations américaines. Pourtant, un courant de dégagements bénéficiaires ne tardait pas à s’installer sur la cote new-yorkaise, la faisant perdre rapidement tous les gains qu’elle avait enregistrés pendant la matinée. Paris : envolée des valeurs françaises en euros La Bourse s’est offerte lundi une envolée de 5,2 % au premier jour de l’euro, les investisseurs jouant la réussite technique de l’opération et la naissance d’une zone de stabilité monétaire et de croissance économique, ont déclaré les intervenants interrogés par Reuters. «Je suis satisfait. Le marché salue l’euro, il salue la réussite de l’euro», a commenté le président de la SBF, Jean-François Théodore. Le CAC 40 a terminé à 4 147,50 points, en hausse de 5,2 %, le Xetra Dax a bondi de 5,67 % et l’Eurostoxx 50 de 4,8 %. «C’est l’euro. C’est la fête», a résumé un trader en soulignant que les gérants qui avaient pour consigne de limiter leurs ordres dans la dernière quinzaine de décembre ont rattrapé leur retard. Cette euphorie a surtout profité aux valeurs vedettes recherchées par les investisseurs internationaux comme en témoigne la concentration des transactions sur l’indice. Londres : à l’écart de l’«europhorie» La place londonienne a terminé la séance de lundi sur un moindre écart. C’est dire qu’elle est largement en retrait des performances affichées par les places de certains des pays de l’Euroland. Londres est donc restée à l’écart du mouvement général d’accueil enthousiaste à l’euro. Toutefois les petites capitalisations ont fait mieux que les valeurs vedettes. L’indice FTSE-100 accuse une perte de 3,2 points (0,05 %) à 5 879,4, alors que Paris ou Francfort montrent des progressions de plus de 5,0 % et que Wall Street progressait de plus de 150 points (plus de 1,7 %) à mi-séance. Francfort : en forte hausse La Bourse de Francfort a terminé en forte hausse (+5,67 %) lundi pour sa première séance de transactions en euros, l’indice des trente valeurs vedettes X-DAX se fixant à 5 290,36 points. Le X-DAX reflète les échanges sur le marché électronique XETRA, par où transitent les deux-tiers des ordres passés à Francfort, principalement ceux des investisseurs étrangers. Sur le marché à la criée, vers où s’orientent les ordres plus petits, l’indice des trente valeurs vedettes, le DAX s’est établi à 5 252,36 points (+5,0 %) contre 5 002,39 points le 30 décembre, jour de la dernière cotation en marks. Tokyo : dégringolade de la cote La Bourse de Tokyo a terminé lundi la première séance de l’année sur une forte baisse de 3,1 %, attribuée par les intervenants au nouveau regain de vingueur du yen face au dollar américain. L’indice Nikkei 225 a cédé 426,28 points, pour revenir à 13 415,89 pts, son plus bas niveau depuis la mi-octobre, autre période caractérisée par une étonnante poussée de la monnaie japonaise contre le billet vert. La journée boursière de lundi a été réduite à la seule demi-séance du matin. La Bourse de Tokyo était fermée depuis mercredi pour les fêtes du Nouvel An, les plus importantes de l’année dans l’archipel. «Le principal facteur affectant le marché est le marché des changes», a souligné un opérateur de la maison de titres Mito Securities.
Le dollar a débuté l’année 1999 à Beyrouth sur un ton stationnaire, dans un marché calme et généralement équilibré après le long week-end du Nouvel An. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente qu’il a dû achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme à la fin de l’année dernière. Pourtant, les établissements de crédit ont continué de négocier pratiquement le dollar au point supérieur d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle en l’absence d’intérêts particuliers à l’offre même à ce prix. Il est resté, en effet, coincé toute la journée dans une marge étroite comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires estimé à...