Trois cancers touchent les femmes et représentent, en conséquence, des points à surveiller. Ces trois organes vulnérables face aux tumeurs malignes sont le sein, le col de l’utérus et l’ovaire. Dépisté tôt par une mammographie, le cancer du sein guérit dans 90 pour cent des cas. Si le diagnostic se fait plus tard, lorsque la tumeur a un certain volume, le taux de guérison diminue. D’où l’intérêt vital du dépistage systématique par mammographie. Il arrive parfois, lors d’un cancer du sein, que de microscopiques métastases, indécelables, existent ailleurs. D’où la mesure des traitements (hormonothérapie aux médicaments spécifiques) afin de parer à telle éventualité, après l’intervention au sein. Cette opération devient de moins en moins mutilante et peut se pratiquer, au moindre soupçon, chez des femmes soumises à un contrôle régulier, avant même que la tumeur ne soit décelable. Les traitements chimiothérapiques s’améliorent, devenant sensiblement plus supportables qu’auparavant. L’hormonothérapie, par ailleurs, est mieux maîtrisée et de nouvelles molécules, dont certaines interviennent directement sur les mécanismes de l’évolution tumorale, rendent la chimiothérapie moins éprouvante. Le cancer du col de l’utérus Dans la grande majorité des cas, ce cancer est précédé de lésions spécifiques, précancéreuses. Faciles à détecter grâce à un frottis qui les met en évidence, elles se traitent simplement, permettant ainsi une guérison complète. En Finlande, la mise en œuvre d’un dépistage planifié du cancer du col de l’utérus a permis de réduire l’incidence de ce cancer féminin de 15,4 pour 100000 il y a une quarantaine d’années (1958) à 2,7 pour 100000 en 1995. Fait dont les femmes doivent absolument en tenir compte. Un frottis devrait être fait régulièrement dès 20-22 ans. Les travaux de recherche actuels s’orientent vers la mise au point de vaccins. On sait, en effet, que la plupart des lésions précancéreuses du col utérin sont dues à des virus, les «papillomavirus». On s’attend à ce que dans une dizaine d’années, aux premières années de l’ère prochaine, des vaccins contre ces infections, sexuellement transmissibles, soient mis au point, réduisant ainsi le danger de développement tumoral ultérieur. Cancer de l’ovaire À cause de la position anatomique de l’ovaire (organe profond), le diagnostic d’un cancer est généralement tardif. Or, dans les formes précoces, dans 85% des cas, la survie à cinq ans est de règle. Dans les formes avancées, elle atteint à peine 30%. Les efforts se dirigent donc vers l’amélioration et le perfectionnement des méthodes de dépistage efficaces. L’amélioration des moyens thérapeutiques s’oriente vers de nouvelles molécules dans la panoplie chimiothérapique. Dans ce traitement, le problème réside dans le développement de résistances subites et imprévues contre l’effet des médicaments. La réduction de la tumeur s’arrête et cette dernière se remet à accroître sans que les médicaments aient le moindre effet. Mais des diverses équipes, dans différents points du monde, sont attelées à la solution de tous les problèmes relatifs au combat contre l’implacable tueur. Comme pour d’autres fléaux, la solution ne tardera pas à survenir.
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