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Actualités - Chronologie

Basket Ball Mondial 98 : le bal des prétendants

Une équipe américaine privée de ses vedettes de la NBA, une sélection yougoslave affaiblie, des outsiders aux dents longues, telles la Grèce, sur ses terres, la Russie, l’Italie ou l’Australie: le Championnat du monde de basket-ball, organisé du 29 juillet au 9 août à Athènes, promet une belle empoignade. Après leurs succès aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, au Championnat du monde de Toronto (1994), puis aux JO d’Atlanta (1996), avec leurs «dream teams», les Américains apparaissent cette fois beaucoup plus vulnérables. L’absence des joueurs de NBA, pour cause de lock-out, a en effet obligé la Fédération américaine à bâtir en dernière minute une sélection hétéroclite de vieux routiers des championnats européens, de joueurs de CBA et d’universitaires. «Nous manquons de références sur la valeur de cette sélection (...), mais j’aime cette équipe qui progresse jour après jour, souligne toutefois Tomjanovich. L’entraîner et la mener au sommet est l’un des plus grands challenges de ma carrière». Champions d’Europe en titre, les Yougoslaves, qui avaient tenu tête à la «dream team» pendant plus d’une mi-temps en finale des JO d’Atlanta, n’abordent pas ce rendez-vous athénien dans les meilleures conditions. Les absences de l’ailier du Kinder Bologne (Italie) Predrag Danilovic, blessé, et du pivot des Charlotte Hornetts (NBA) Vlade Divac pèseront lourd. Mais la Yougoslavie possède toujours une solide défense et des joueurs d’expérience comme Zeljko Rebraca, le pivot de Trévise (Italie) ou Dejan Bodiroga, l’arrière du Real Madrid. La Russie, troisième de l’Euro-97, présente, elle aussi, de solides arguments, dans le sillage de son meneur Vassili Karassev (Alba Berlin). Quatrième de l’Euro-97, la Grèce, soutenue par un bouillant public, fait également figure de sérieux prétendant à la médaille d’or. Aux côtés des valeurs sûres (Ekonomou, Korionis, Fassoulas), les Grecs alignent des espoirs de grand talent (Papanikolaou, Rentzias). L’Italie, vice-championne d’Europe, misera sur son solide jeu collectif et l’efficacité de Carlton Myers et Gregor Fucka. L’Australie, quatrième des JO d’Atlanta, présente un bloc très physique, difficile à manœuvrer, et peut nourrir, elle aussi, de sérieux espoirs de médaille. La Lituanie, en perte de vitesse, le Canada, Porto Rico, le Brésil, l’Espagne et l’Argentine viseront, à des degrés divers, les quarts de finale. Les quatre dernières places se joueront, logiquement, entre le Sénégal, le Japon, la Corée du Sud et le Nigeria.
Une équipe américaine privée de ses vedettes de la NBA, une sélection yougoslave affaiblie, des outsiders aux dents longues, telles la Grèce, sur ses terres, la Russie, l’Italie ou l’Australie: le Championnat du monde de basket-ball, organisé du 29 juillet au 9 août à Athènes, promet une belle empoignade. Après leurs succès aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, au Championnat du monde de Toronto (1994), puis aux JO d’Atlanta (1996), avec leurs «dream teams», les Américains apparaissent cette fois beaucoup plus vulnérables. L’absence des joueurs de NBA, pour cause de lock-out, a en effet obligé la Fédération américaine à bâtir en dernière minute une sélection hétéroclite de vieux routiers des championnats européens, de joueurs de CBA et d’universitaires. «Nous manquons de références sur la...