Jacques Toubon a annoncé la dissolution du groupe PARIS, qu’il avait constitué le 6 avril au Conseil de Paris dans le cadre d’une fronde contre le maire RPR Jean Tiberi. L’ex-ministre RPR de la Justice a ainsi tenu compte de l’ultimatum de la direction du RPR, fixé au 30 juillet, de choisir entre la poursuite de la dissidence et l’appartenance au mouvement néo-gaulliste. Jacques Toubon, qui est maire du XIIIe arrondissement de la capitale, a confirmé lors d’une conférence de presse sa décision de réintégrer le groupe Rassemblement pour Paris (RPR). «Nous voulons ainsi lever l’hypothèque de la division de notre mouvement, lui marquer notre attachement et notre loyauté et contribuer à l’organisation de l’opposition nationale que Jacques Chirac a appelée de ses vœux le 14 juillet», a-t-il déclaré à l’issue de l’ultime réunion du groupe dissident. «Nous avons franchi une étape et montré la nécessité de moderniser en profondeur la politique municipale. Nous poursuivrons de l’intérieur l’action engagée de l’extérieur afin de donner un espoir aux Parisiens et une ambition à Paris», a-t-il ajouté. Jean Tiberi, pour sa part, se dit «très heureux d’apprendre que la majorité va retrouver son unité». «Paris et la majorité ont besoin d’une équipe soudée, dynamique et confiante en elle pour affronter les futures rencontres notamment électorales», a déclaré le maire de Paris. «On n’oublie jamais le passé mais ce qu’il faut maintenant c’est penser au présent et à l’avenir, c’est-à-dire travailler, appliquer nos engagements de 1995 et, si possible, ensemble écouter les suggestions, les propositions pour améliorer ce travail en commun. C’est dans cet esprit que je travaillerai avec tous les membres» de la majorité, a conclu Jean Tiberi. Jacques Toubon avait créé le 6 avril son groupe dissident de la majorité municipale avec Bernard Pons (RPR), président de l’Association des amis de Jacques Chirac, et Claude Goasguen, alors secrétaire général de l’UDF. Tentative de putsch «Nous voulons remobiliser la majorité municipale, créer les conditions de sa victoire aux prochaines élections (municipales) en 2001, favoriser par notre existence et notre action un gouvernement démocratique et transparent de l’Hôtel de ville», avait-il alors déclaré. Le groupe PARIS — «Paris, Audace, Renouveau, Initiative, solidarité» — regroupait environ un tiers des 92 (60 RPR et 32 UDF) membres de la majorité municipale, soit 18 RPR et 11 UDF. Jean Tiberi avait alors dénoncé «une tentative de putsch» et Jacques Chirac avait fait connaître son hostilité à la démarche de Jacques Toubon. Il y a une dizaine de jours, trois élus avaient regagné le groupe Rassemblement pour Paris (RPR) présidé par Roger Romani et une élue le groupe UDF que dirige Jacques Dominati. Le 20 mai, la direction du RPR avait engagé l’épreuve de force avec Jacques Toubon et ses amis. Le président Philippe Séguin et le secrétaire général, Nicolas Sarkozy, avaient donné une semaine aux élus du groupe PARIS pour réintégrer le Rassemblement pour Paris, «seul groupe reconnu au Conseil de Paris». Jacques Toubon avait aussitôt répliqué en dénonçant un «diktat» de la direction du RPR. La veille, l’ancien ministre RPR avait déjà rejeté un «plan de paix» en onze points destiné à mettre un terme au conflit qui ravage la municipalité qui fut administrée pendant 18 ans par Jacques Chirac. Jean Tiberi avait regretté de son côté que la direction du groupe PARIS «n’ait pas accepté cet accord manifestement équilibré». Depuis, le président du RPR, Philippe Séguin, avait organisé plusieurs réunions de conciliation entre le maire et son rival. Sans succès. L’Elysée s’était également penché sur le dossier parisien, sans parvenir non plus à apaiser le climat. Jean Tiberi, qui a succédé à Jacques Chirac en juin 1995 à la tête de la mairie de la capitale, a été la cible de vives critiques de l’opposition municipale pour son rôle éventuel dans plusieurs dossiers politico-financiers. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Jacques Toubon a annoncé la dissolution du groupe PARIS, qu’il avait constitué le 6 avril au Conseil de Paris dans le cadre d’une fronde contre le maire RPR Jean Tiberi. L’ex-ministre RPR de la Justice a ainsi tenu compte de l’ultimatum de la direction du RPR, fixé au 30 juillet, de choisir entre la poursuite de la dissidence et l’appartenance au mouvement néo-gaulliste. Jacques Toubon, qui est maire du XIIIe arrondissement de la capitale, a confirmé lors d’une conférence de presse sa décision de réintégrer le groupe Rassemblement pour Paris (RPR). «Nous voulons ainsi lever l’hypothèque de la division de notre mouvement, lui marquer notre attachement et notre loyauté et contribuer à l’organisation de l’opposition nationale que Jacques Chirac a appelée de ses vœux le 14 juillet», a-t-il déclaré à...