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Actualités - Communiques Et Declarations

Khatami plaide pour le droit des iraniens d'être informé

Les modérés iraniens ont repris leur offensive au cours des dernières heures, au lendemain d’une intervention du président de la République en Conseil des ministres en faveur d’une «politique de détente». Mardi, Mohammad Khatami est revenu à la charge, plaidant pour «le droit du peuple d’être informé». Il a été aussitôt relayé par son ministre de l’Intérieur, qui s’est prononcé pour «la liberté des citoyens». Lors d’une visite au siège de l’agence officielle IRNA, à Téhéran, le président Khatami en a invité les responsables à présenter «une image juste du régime et du gouvernement». «Nous souhaitons que l’agence IRNA présente une image juste du régime et du gouvernement sans aucune exagération», a souligné le chef de l’Etat. Il a affirmé que «les points forts ainsi que les manques et lacunes» au sein de la société devaient être présentés «sans aucune exagération». «L’important est qu’on considère le peuple comme un élément fondamental, avec le droit d’être informé», a ajouté M. Khatami, reconnaissant que «(nos) médias ont le droit de critiquer». Le chef de l’Etat a précisé que «la porte de dialogue doit être toujours ouverte» dans la société. Les conservateurs du régime accusent régulièrement l’agence d’être «au service des intérêts» de la faction réformatrice et gouvernementale qui soutient actuellement le président Khatami. Le PDG d’IRNA, Fereidoun Verdi-Nejad, a présenté un rapport sur les activités de l’agence et demandé le «soutien moral» du président. De son côté, le nouveau ministre de l’Intérieur, M. Abdolvahed Moussavi-Lari, investi mercredi dernier par le Parlement, a plaidé en faveur de la liberté des citoyens à l’occasion de sa prise de fonction. «La liberté est un droit naturel des citoyens et le gouvernement doit défendre ce droit», a déclaré M. Moussavi-Lari, un réformateur, lors d’une cérémonie au ministère de l’Intérieur. «La population peut seulement jouir de ses droits quand la société est calme et libre de toute tension», a-t-il ajouté. Il a souligné que son programme de travail se résumait en trois points: «Le développement politique et social, la sécurité et le développement urbain». «Tous les groupes politiques du pays doivent se tolérer et essayer de ne pas chercher à s’éliminer les uns les autres», a-t-il ajouté, soulignant que «nous devons rester les uns à côté des autres et préserver nos principes tout en essayant de nous comprendre». «Ceux qui profitent abusivement de la liberté devraient été traités de la même manière que ceux qui portent atteinte à la sécurité de la société», a-t-il averti. «La République islamique doit mettre au point les stratégies nécessaires, en se basant sur la Constitution et les lois, pour protéger le droit naturel du peuple à la liberté et créer un climat d’ouverture», a-t-il dit. M. Moussavi-Lari, un religieux de 44 ans, a été investi par le Parlement en obtenant 177 voix favorables, contre 67 hostiles et 22 votes nuls ou abstentions. Il avait été nommé à ce poste par le président Mohammad Khatami en remplacement de M. Abdollah Nouri, destitué le mois dernier par les députés conservateurs, qui dirigent cette institution. (AFP)
Les modérés iraniens ont repris leur offensive au cours des dernières heures, au lendemain d’une intervention du président de la République en Conseil des ministres en faveur d’une «politique de détente». Mardi, Mohammad Khatami est revenu à la charge, plaidant pour «le droit du peuple d’être informé». Il a été aussitôt relayé par son ministre de l’Intérieur, qui s’est prononcé pour «la liberté des citoyens». Lors d’une visite au siège de l’agence officielle IRNA, à Téhéran, le président Khatami en a invité les responsables à présenter «une image juste du régime et du gouvernement». «Nous souhaitons que l’agence IRNA présente une image juste du régime et du gouvernement sans aucune exagération», a souligné le chef de l’Etat. Il a affirmé que «les points forts ainsi que les...