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Actualités - Chronologie

La lutte d'influence Hariri-Berry envenime le climat politique et syndical

La joute verbale s’est poursuivie hier entre le chef du gouvernement et celui de l’Assemblée, le premier demandant, indirectement, au second de se départir de la «mentalité de la guerre» et le second enjoignant au premier, sans le nommer, de ne plus gérer les affaires publiques comme on le fait d’une ferme. S’ajoutant aux pointes que, par personnalités et porte-parole interposés, les deux hommes se sont lancées au cours des deux derniers jours, ces phrases en disent long sur la lutte d’influence qu’ils se livrent, avec l’échéance présidentielle à l’horizon. En rendant successivement visite, hier, à M. Hariri et à M. Berry, le ministre de l’Intérieur, M. Michel Murr, s’est employé à faire baisser une tension traditionnellement préjudiciable au Conseil des ministres. Celui-ci se tiendra aujourd’hui, au siège de la présidence du Conseil, et examinera notamment la recommandation de suspension de paiement de frais supplémentaires aux bureaux d’études travaillant sur des projets d’autoroutes, pour le compte du Conseil exécutif des grands projets. Le Parquet financier s’est en effet saisi de cette affaire, et a ordonné une enquête, de crainte de malversations. Il s’agit là d’une des «affaires» soulevées par les milieux proches de M. Berry, pour attaquer une gestion publique jugée trop «plénipotentiaire» de la part du chef du gouvernement. Lundi, le député Mohammed Abdel Hamid Beydoun, proche de M. Berry, s’en était violemment pris au premier ministre Hariri en affirmant que ce dernier «bâtit une administration et un pouvoir personnels, dictant ses conditions au peuple libanais qui aspire à l’édification de l’Etat de droit et des institutions, non celui des personnes». A l’ordre du jour du Conseil des ministres figure également aujourd’hui la question des modalités de calcul des indemnités de fin de service des enseignants du secteur public qui était à l’origine d’un mouvement de protestation des enseignants et a paralysé un moment la correction des épreuves officielles. Les divergences Hariri-Berry se répercutent également sur la vie syndicale, à 24 heures de l’élection d’un nouveau président de la CGTL (VOIR PAGE 4). Le chef du gouvernement, hostile à l’ancien président de la centrale Elias Abou Rizk, cherche par tous les moyens à empêcher sa réélection. Il a réussi, hier, à persuader M. Ghanim Zoghbi, successeur de M. Abou Rizk, de revenir sur sa décision de démissionner, qui a provoqué des élections syndicales anticipées. Mais la démission de M. Zoghbi ayant été acceptée par le conseil exécutif de la centrale, il revient à ce dernier d’y surseoir et de lui demander de rester en fonction. M. Hariri possède-t-il la majorité au sein du conseil exécutif de la CGTL pour ce faire? Rien n’est moins sûr, en présence d’un conseil où MM. Hariri et Berry possèdent tous les deux une influence égale, et où le représentant du PSP risque de faire pencher la balance en faveur de l’un ou de l’autre. En marge des joutes pré-présidentielles, l’on estimait hier, dans les milieux politiques, que le sommet Assad-Hraoui dont il a été question au lendemain de la visite du président syrien en France, devrait se tenir bientôt.
La joute verbale s’est poursuivie hier entre le chef du gouvernement et celui de l’Assemblée, le premier demandant, indirectement, au second de se départir de la «mentalité de la guerre» et le second enjoignant au premier, sans le nommer, de ne plus gérer les affaires publiques comme on le fait d’une ferme. S’ajoutant aux pointes que, par personnalités et porte-parole interposés, les deux hommes se sont lancées au cours des deux derniers jours, ces phrases en disent long sur la lutte d’influence qu’ils se livrent, avec l’échéance présidentielle à l’horizon. En rendant successivement visite, hier, à M. Hariri et à M. Berry, le ministre de l’Intérieur, M. Michel Murr, s’est employé à faire baisser une tension traditionnellement préjudiciable au Conseil des ministres. Celui-ci se tiendra...